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La tête dans les citrouilles (H)

 
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 La tête dans les citrouilles (H)

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Isobel Huxley
Élève de 2ème année



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MessageSujet: La tête dans les citrouilles (H)   Lun 23 Mai - 14:56

Quand une demi-heure avant de descendre pour le rendez-vous, je me rendis compte que j'étais prête, fin prête et plus que prête et donc EN AVANCE, je compris que j'étais vraiment emballée par toute cette histoire. Mais qu'est-ce que je pouvais bien faire maintenant ?! Impossible de me lancer dans quoi que ce soit en attendant, je n'aurais rien le temps de terminer et puis de toute façon je détestais commencer quelque chose pour arrêter dix minutes après - impossible aussi de descendre maintenant et d'arriver là-bas et de prendre le risque qu'il voit que j'étais complètement au taquet, c'était trop la honte. Du coup, la mort dans l'âme, je me laissai tomber sur le dos sur mon lit en poussant un soupir irrité. J'envoyai valser mes chaussures en les enlevant avec les pieds et en en envoyant une sur le lit d'en face (un cri agacé m'apprit qu'il était malheureusement occupé) et je marmonnai des excuses du bout des lèvres en me renfrognant encore plus. Cerise sur le gâteau, comme j'avais remonté mes longs cheveux en une queue de cheval haute, ce n'était pas du tout confortable. Ça y'est : j'étais énervée. J'étais dans cet état que ma tante Ellen appelait « l'impatience chronique » et si je n'avais jamais vraiment compris ce que ça voulait dire, je devinais à ses sourcils froncés quand elle prononçait ces termes que ce ne devait pas être génial. Mais ce n'était pas de ma faute ! J'aimais quand tout allait vite, quand je pouvais faire dans l'instant ce que je voulais, quand je n’avais pas besoin d’attendre et quand les gens ne lambinaient pas (j’adorais ce mot : il me faisait penser à des grosses limaces qui se traînaient et cette image correspondait exactement à ce qu’il voulait dire). Plus ça allait, plus j’avais l’impression que Poudlard testait mes nerfs sur ce sujet. Quand je l’avais écrit dans ma lettre à tante Ellen, elle m’avait répondu quelque chose de très sage et à la fois très mystérieux (comme tout ce qu’elle savait si bien faire) : « C’est bien que tu commences à comprendre l’importance de l’équilibre ». J’avais été non seulement outrée de son manque de soutien mais encore plus énervée de voir qu’elle cautionnait ça, si bien que j’avais boudé et décidé de ne pas lui répondre avant une semaine.

Je comprenais très bien, moi, l’importance de l’équilibre ! Je faisais du Quidditch presque tous les jours et j’adorais grimper partout, est-ce qu’on avait vraiment besoin de me faire comprendre l’importance de ne pas tomber ?! Ca n’avait aucun sens et j’étais presque déçue car si ma tante pouvait être formidablement énervant avec ses maximes, son calme à toute épreuve et sa sagesse olympienne, elle était rarement à côté de la plaque. En l’occurrence, elle l’était complètement et j’en étais doublement frustrée.

À propos d’équilibre : justement. C’était bien là le problème, et la cause de mon état d’impatience extrême. Je tournai la tête vers mon petit réveil : plus que 23 minutes. Autrement dit : l’enfer.

Harshavardhan avait un nom à coucher dehors, et quand je l’avais dit dans une lettre à ma tante, elle avait déclaré que ce n’était pas très gentil de dire ça et que je ne devais surtout pas lui faire remarquer. J’avais trouvé ça un peu stupide – ce n’était pas lui qui avait choisi son prénom, après tout. Mais bon. Parfois, ma tante ou mon frère me disait de ne pas dire certaines choses aux gens et j’avais remarqué qu’ils avaient souvent raison, car quand je ne les écoutais pas, les gens avaient des réactions démesurées et s’énervaient. Donc j’avais décidé d’adopter ça comme une mesure de précaution. Bref, Harshavardhan avait un nom à coucher dehors (mais il ne fallait pas lui dire) ET une horde de filles à ses trousses, ce qui me rendait très irritée. Elle le trouvait toutes myyyystééérieuuuuux et cooooool et tellement intéressaaaaaant et beauuu, et tout ça. Elles n’arrêtaient pas de ricaner en parlant de lui, quand il ne s’en rendait pas compte évidemment. Moi, ça m’énervait : non seulement j’aimais bien H (bien plus court à prononcer), mais en plus je l’avais trouvé super cool quand on avait travaillé ensemble à l’étude, il m’avait fait rire, je l’avais trouvé assez décoincé et c’était vrai qu’il était mignon – mais ce n’était vraiment pas la peine de glousser comme des pintades pour autant, non mais. Est-ce que je gloussais, moi ? Non. Et pourtant c’était avec MOI qu’il avait rendez-vous cet après-midi, donc il allait vraiment falloir qu’elles se calment !

Plus que 14 minutes…

J’avais demandé à Alec s’il connaissait H. Il m’avait jeté un regard noir, aussi charmant qu’il était. Tout ça parce que j’avais débarqué dans la bibliothèque un peu trop bruyamment pour monsieur et que je l’avais interrompu dans son devoir et fait baver l’encre de son parchemin ! Alec avait vraiment des problèmes de balai dans le derrière (ce qui faisait hurler ma tante quand je le disais). J’avais insisté, en disant à Alec que si il ne me répondait pas j’allais l’empêcher de travailler toute l’après-midi, alors il avait fini par me dire que oui, il connaissait H de nom car il était dans la même maison que Serghei – mais l’entendre parler de Serghei me soûlait tellement (car il ne parlait que de lui, quand il parlait) que je le plantai là sans plus attendre, il était de toute façon inutile puisqu’il ne connaissait pas H. Mon frère, de toute façon, s’avérait rarement utile.

Cinq minutes !

Je sautai sur mes pieds, enfilai mes baskets, enroulai mon écharpe rouge et or autour de mon cou et ne passai pas de veste – mon sweat à fermeture éclair était bien suffisant – glissai ma baguette dans ma poche et dévalai les escaliers en faisant exprès un barouf du tonnerre, juste pour rigoler.

Évidemment, il me fallut à peine trois minutes pour être dans le potager aux citrouilles, lieu de notre rendez-vous, et comme je ne voulais pas que H croit que je l’attendais de pied ferme ou quoi, je me mis à grimper sur des citrouilles de plus en plus grosses mais aussi de plus en plus espacées, pour le challenge. Sauter sur leur peau épaisse et un peu caoutchouteuse était amusant et je poursuivis jusqu’à mon but : un arbre en lisière du potager dans lequel je voulais grimper ; j’attrapai la branche au-dessus de ma tête, me hissai et m’y suspendis comme un singe, la tête en bas, avant de changer de position et de faire le trapèze, puis je me laissai balancer, les bras pendant vers le sol, les yeux rivés sur mes cheveux qui descendaient encore plus bas.

Je vis alors, à l’envers, une silhouette s’approcher : c’était H !!


- Hé, salut !! dis-je avec un grand sourire à l’envers, en lui faisant coucou. Tu vois, je ne t’ai pas attendu ! continuai-je en riant à moitié car le voir sous cet angle était bizarre et avoir surtout la tête en bas depuis quelques minutes me donnait envie de rire encore plus.

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Harshavardhan Rosebury
Élève de 1ère année



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MessageSujet: Re: La tête dans les citrouilles (H)   Mer 22 Juin - 19:47





Rendez-vous, rendez-vous...

Quand je suis arrivé à Poudlard, je ne pensais pas du tout que mon premier rendez-vous avec une demoiselle serait pour lui apprendre des acrobaties. Sérieusement. C'est encore mieux que tout ce que j'aurais pu imaginer !  Non, mais vraiment. Déjà, y avait peu de femmes dans le cirque, donc je n'avais pas vraiment l'habitude de passer du temps avec elles. Surtout qu'elles ont loin d'avoir mon âge. Sauf Lysi. Lysi, elle est cool. Bon, elle est plus vieille hein – genre 17 ou 18 ans – et elle adore les cabrioles. Isobel me fait un peu penser à elle. En tout cas, de ce que j'ai pu en voir. Elle fait un numéro sur un fil enchanté, c'est extraordinaire. Un mélange entre danse et combat. Et tous les soirs, on ne sait pas qui va gagner. Y en a qui dresse des dragons – genre mon père... - . Elle, elle dresse une corde enchantée en lui marchant dessus. C'est quand même vachement plus drôle. Elle a promis de m'apprendre quand j'aurais un peu grandi, et quand j'aurais un niveau convenable en enchantement – de toute façon, c'est la matière que je préfère ! J'adore l'idée de donner vie à des choses inanimées. C'trop cool ! Mais bon, j'aurais préféré qu'elle le fasse avant... Sauf qu'elle a raison. Je dois pouvoir arrêter la corde si ça tourne mal. Et puis, je ne suis peut-être pas encore assez agile. Souple, aucun problème – c'cool d'être contorsionniste de naissance – mais je dois encore travailler mes réflexes. Autrement, je ne me prendrais pas de porte dans la figure, comme ça m'est encore arrivée ce matin. J'ai mal d'ailleurs. Comme la douleur fera partie intégrante de ma vie, autant m'y habituer quand elle n'est pas trop forte. Mais mon nez doit être dans un sale état quand même. Il doit juste être un peu bleuté. Broaaaaaaaaaaaaaaf. Si j'ai toujours mal dans deux jours, j'irais à l'infirmerie. Pas avant. Ou alors Isobel se casse la figure pendant nos leçons, et j'l'accompagnerai à ce moment-là. Mais bon, elle devrait être bonne élève, et je suis sûr que tout se passera bien. Et si ce n'est pas le cas, je m'en voudrais sans doute pendant des semaines !

Pour que tout se passe pour le mieux, j'ai essayé de construire un cours. Genre, un truc avec une intro, la théorie, puis le cas pratique. J'suis super mauvais comme prof. J'ai tout envoyé valsé. Pour moi, il faut essayer. C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Ca s'applique à tout. Enfin, presque ; c'pas en croassant qu'on devient grenouille. Mais ça tombe bien, c'est pas des grenouilles qu'on voulait devenir ! Par contre, j'avais fait une liste des points vraiment importants. Parce qu'on ne rigole pas avec ça, quand même ! Enfin, si, un peu, sinon on se fait vite chier, mais on prend ses précautions AVANT. C'est comme tout. On enlève la peau de la carotte avant de la manger, par exemple. Oui, j'aurais pu faire une allusion sexuelle mais.... Non. Mais prendre ses précautions, c'est important, on ne le dira jamais assez !

Enfin, l'heure du rendez-vous. Je suis peut-être même UN PEU en retard. Je suis sûr qu'Isobel ne m'en tiendra pas rigueur. De toute façon, elle a déjà pris de l'avance. En voyant sa position, je ne peux m'empêcher de sourire. Une vraie casse-cou. C'est chouette.


-Je vois ça, je vois ça. C'est bien !

Je prends mon élan pour courir sur le tronc de l'arbre où elle est, m'en servant comme impulsion pour sauter et attraper la branche la plus basse assez solide pour supporter mon poids. Je me hisse dessus, puis sur la suivante, pour me retrouver au même niveau qu'Isobel. Je lui fais un petit signe de la main, en même temps qu'un sourire. Trop facile. Je me redresse et j'avance doucement vers l'extrémité de la branche.

-Alors c'est parti pour la première leçon!  

J'avance.
J'avance.
J'avance presque qu'au bout de la branche. A cet endroit précis où elle ne peut plus supporter mon poids.


-Apprendre à...


Crac. La branche casse. C'était voulu. Je me réceptionne à l'aide d'une magnifique roulade bien placée. Hop, net et sans bavure. Je me redresse aussitôt et sourit à Isobel. Je ne veux pas l'inquiéter. J'aurais pu me faire mal, si je ne savais pas l'importance de tomber, et de bien tomber. Au cirque, avant même de savoir marcher, on nous apprend à tomber. Pour être sûr qu'on ne se fasse jamais mal. C'est pas très efficace contre les portes, mais contre les chutes, c'est plutôt efficace.

-... A tomber.

Surprise ! Tu t'y attendais pas à celle-là, hein ?
Je saute de la citrouille la plus proche, et je re-saute pour attraper une branche qui se situe un peu plus haut, au dessus d'Isobel. Elle est bien plus large celle-là. Je me hisse jusqu'à sa jonction avec le tronc, et je m'installe contre, bien confortablement, avec un regard pour mon amie.


-J'suis sûr que t'avais jamais vu de chute pareille !

Ou alors, j'vais me poser des questions quant à mon utilité.
Maintenant, parlons de choses sérieuses.


-Ou alors, tu prends un abonnement à l'année à l'infirmerie. Et on signe un contrat, que tu ne me tombes pas dessus plus tard. J'veux prendre aucun risque moi.

J'dis ça avec un sourire dans la voix. Mais je voulais vraiment qu'elle ait conscience des risques qu'elle encourait. Malheureusement, une chute pouvait être très grave. La sœur de Lysi est morte d'une mauvaise chute. J'essayai de dédramatiser au maximum, mais j'étais vraiment sérieux. Vraiment.
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Isobel Huxley
Élève de 2ème année



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MessageSujet: Re: La tête dans les citrouilles (H)   Sam 2 Juil - 19:41

La silhouette de H, toujours à l'envers, s'approchait, s'approchait ; à tel point qu'elle devint trop grande pour mon champ de vision et je dus tourner la tête, pour le voir sauter sur une branche et grimper à son tour sur l'arbre. Cool ! On entrait direct dans le vif du sujet ! Je lui fis un grand sourire, qu'il ne vit probablement pas ou bien déformé, mais tout de suite mon attention fut reportée ailleurs : premièrement, sur les mots qu'il prononçait, deuxièmement, sur la façon dont il avait d'avancer en équilibre, debout, sur une branche qui ne m'inspirait pas franchement confiance. Il était bête, ou quoi ?! Ok, l'entrée avait été spectaculaire, sa course, son agilité pour monter, tout ça, mais maintenant il avait juste l'air d'un enfant qui essaye de se tirer d'une mauvaise passe et qui va tout simplement se rompre le cou. Je m'y connaissais, dans ces trucs-là ; il n'y avait que demander à Tante Ellen. Une fois, alors que j'avais fait une énorme chute en vélo parce que j'avais testé un parcours de cross de mon invention dans le jardin, je m'étais vautrée dans les règles - mon vélo avait volé d'un côté moi de l'autre, il avait atterri dans la boue et moi dans les cailloux, je m'étais ouvert le sourcil, le coude et les deux genoux. Ce jour-là, la panique passée, ma tante m'avait dit que si je voulais lui causer un infarctus, il me suffisait de continuer comme ça. Le soir, après le dîner, j''étais descendue en cachette voir ce que voulait dire « infarctus » dans le dictionnaire et je m'étais dit que ce n'était vraiment pas chouette, et que je ne voulais surtout pas lui causer ça, mais je ne voyais pas en quoi ma chute de vélo était liée à cette chose horrible ?... J'avais tout de même décidé d'être un peu plus sage, et si j'avais fait des petites chutes depuis, celle-là était restée la plus grosse en date.

Jusqu'à la date d'aujourd'hui, évidemment, si H persistait à marché sur sa micro-branche - il allait se rompre le cou et peut-être que c'est MOI qui allais avoir un infarctus !

Au moment même où il prononça ses derniers mots, la branche craqua net comme pour seconder son idée et il se passa successivement plusieurs choses : ma bouche s'ouvrit en un grand O mais aucun son n'en sortit, je me redressai sur ma branche, m'agrippant et roulant autour pour m'assoir normalement et sentir mes cheveux et tout le sang de mon corps reprendre leur inclinaison initiale, la tête me tourna sacrément fort, tandis que H effectua un petit mouvement bien calculé, roula dans les airs et sur le sol et atterrit, comme un chat, sur ses pattes - et avec le sourire.

Si la bande de greluches fans de lui avait été là, elles se seraient évanouies - j'en étais certaine. Moi, pour le coup, j'étais vachement impressionnée.


- J'suis sûr que t'avais jamais vu de chute pareille !

- Même pas dans mes rêves les plus fous !
renchéris-je, toujours sous le coup de la surprise, mais les yeux brillants d'envie et d'excitation. Moi aussi, je voulais faire ça, moi aussi je voulais être si douée, moi aussi je voulais être habile comme lui !

H avait de nouveau grimpé dans l'arbre, et s'assit à côté de moi sur la branche - qui était bien solide.


- Ou alors, tu prends un abonnement à l'année à l'infirmerie. Et on signe un contrat, que tu ne me tombes pas dessus plus tard. J'veux prendre aucun risque moi.

Pfeuh, un abonnement à l'infirmerie, c'était pour les mauviettes, oui ! Il m'avait convaincue dès lors qu'il avait sauté sur l'arbre comme un tigre, de toute façon. J'étais secrètement terriblement jalouse de ce garçon qui, même si je l'aimais bien, devenait tout d'un coup la personne la plus intrépide et agile et casse-cou que je connaissais, alors que jusque ici, cette personne, c'était moi. Je lui tirai la langue, pour la forme.

- Bien sûr que je veux apprendre à tomber, ça a l'air génial !

Il fallait qu'il comprenne une chose : je n'avais peur de rien, et s'il cherchait une fille à effrayer ou à tellement impressionnée qu'elle ne serait pas capable de le suivre, il se trompait.

- Par où on commence ?! J'ai fait de la gym, je suis assez souple, et je connais un peu de figures : regarde !

Joignant le geste à la parole, je me laissais une nouvelle fois glisser de la branche, mais à l'endroit cette fois ; je l'attrapais entre mes mains et me coulai vers le sol pour rester une seconde suspendue ainsi avant de lâcher l'écorce qui me brûlait la peau des mains et me laisser tomber par terre, m'accroupissant pour amortir. Puis, comme je prenais tout cela très au sérieux, je fis quelques mouvements avant d'effectuer, dans l'ordre : une roulade en arrière, une roulade en avant, un poirier pas trop parfait mais il y avait de l'idée, et une belle roue pour clôturer le tout. Tadaaaam ! Toute fière, repoussant mes longs cheveux venus se loger un peu partout dans mon visage, je cherchai le regard de H, toujours posté sur sa branche comme une panthère. Pas mal, non ? Je n'avais pas longtemps fait de cours de gym parce que j'étais passé au patins à roulette et que tante Ellen ne voulait pas que j'ai trop d'activités - ça coûtait de l'argent - mais j'avais bien aimé en fer, je m'en souvenais, même si les filles de mon cours étaient un peu trop niaises à mon goût. Mais au moins, ce que j'y avais appris n'était pas du tout inutile : la preuve !

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