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Surround me - L

 
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 Surround me - L

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Dean Rosebury
Employé à Sainte Mangouste



Masculin
Nombre de messages : 72
Date d'inscription : 28/04/2014

Feuille de personnage
Particularités: J'essaye de ne pas en avoir, justement, et de rattraper du mieux que je peux tous mes écarts d'avant...
Ami(e)s:
Âme soeur: Lilian Easter, what else ?!

MessageSujet: Surround me - L   Ven 30 Mar - 20:00



Don't overthink it
Just finish up your drink
And surround me, surround me
The night ain't over
We're far from being sober
Surround me, surround me
'Cause I like you, I like you, I like you a lot
How to see through the smoke
I don't know how you found me, you found me



La porte du four claqua trop vite pour que j’ai le temps d’y faire voler l’un des plats que j’avais en préparation – un assortiment de légumes du soleil que je faisais griller, et qui était le dernier maillon de mon dîner, évidemment fait maison, aux inspirations italiennes. L’assiette percuta la porte et bascula, entraînant avec elle au sol son contenu. Je poussai un cri d’agacement et vis voler les débris de faïence ainsi que son contenu direction la poubelle, avant de reprendre ma cuisine là où je l’avais laissée. Un coup d’œil en direction de l’horloge m’indiqua que le temps commençait à presser, Lilian pouvait arriver d’une minute à l’autre. Mon cœur se mit à battre plus vite à cette idée, et je fis le tour de mon salon : tout était nickel, rangé, chaque chose à sa place, tandis que la table dressée devant le bow-window était impeccable, sobre mais chic. Le soleil se couchait sur Londres et illuminait tout mon appartement d’une lueur claire et dorée, et la vue dégagée sur la ville offrait un panorama des plus agréables – je n’étais pas peu fier de mon nouvel appartement, et d’accueillir Lilian dans de telles conditions. J’avais beau avoir troqué une localisation au centre de Londres et dans un coin sorcier pour une maison en périphérie, j’aimais le coin plus vert et aéré, plus reposant aussi. Je me mis tout d’un coup à me dire que Lilian n’aimerait pas cet emplacement, avant de me rassurer : ce genre de détails ne comptait pas, il fallait que j’arrête de me mettre autant de pression. Pourtant… Cette pression ne venait pas de nulle part : depuis que j’avais rompu avec Shannon et que tout s’était précipité de manière bien plus rapide que je ne l’avais envisagé, Lilian se faisait de plus en plus présente dans mon esprit. Bien sûr, la dernière soirée que nous avions passé ensemble n’avait rien arrangé – la photo de nous trônait d’ailleurs sur ma cheminée, bien mise en évidence, aux côtés d’autres photos de ma sœur ou mes amis. Au travail, je ne savais pas toujours sur quel pied danser : je restais le même, bien évidemment, et de toute façon ma charge de travail ne me permettait pas de m’appesantir sur mon état, mais dès qu’il s’agissait d’interagir avec Lilian, de déjeuner avec elle et les autres ou de tout simplement la croiser dans les couloirs de Sainte-Mangouste, une main invisible saisissait mes tripes et les serrait. C’était bien simple : dès qu’elle était là, soit je perdais le fil de mes pensées, soit je la fixais trop longtemps, soit je me mettais à faire un peu le coq, comme si j’étais redevenu cet adolescent parfois turbulent que j’avais été, et qui avait eu trop besoin de se mettre en avant. Ma collègue Lola ne manquait pas une miette de ce spectacle et se moquait de moi dès que nous étions tous les deux, tandis que j’essayais de ne pas me sentir trop embarrassé.

Il ne m’en fallait pas plus pour savoir parfaitement que Lilian me plaisait énormément, et bien plus que ça : elle m’obsédait, elle m’avait ouvert les yeux, j’avais envie de la voir, tout le temps, de lui parler, de danser, de passer des soirées avec elle… Et de l’embrasser et de la serrer contre moi. Cette barrière était franchie ; maintenant que mon esprit avait enlevé cette barrière due à ma fiancée, tous mes sens étaient en alerte et guidé par une seule et même personne : Lilian.

La petite cloche du four tinta et m’indiqua que tout était terminé ; j’envoyai les plats sur la petite table disposée sur le balcon, pour l’apéritif afin de profiter de la fin du jour et de la douceur de l’air, qui ne tarderait pas de disparaître une fois le soleil couché. Cette fois, tout était bon – les verres, la bouteille, les plats apéritifs. Je filai dans la salle de bain pour une dernière vérification : j’avais un pantalon de costume bleu marine et une chemise d’un gris clair perlé, mais pas de veste. Il faisait assez doux, et je ne voulais pas non plus être trop apprêté car ce dîner n’était pas un entretien d’embauche mais une occasion de passer une bonne soirée ensemble… En me regardant dans le miroir j’eus envie de rire ; je lisais sur mes traits ce mélange de stress et d’excitation qui m’habitaient – je me faisais l’effet d’un gamin amoureux pour la première fois.

Cette fois ce fut la sonnette de mon appartement qui tinta – les battements de mon cœur redoublèrent – et je vins tranquillement lui ouvrir, maître (en apparence) de mes émotions. Lilian apparut devant la porte, dans toute sa splendeur : moulée dans une robe noire, ses grands yeux ensorcelants mis en valeur, tandis que l’effluve de son parfum délicat volait déjà jusqu’à mes narines.


- Après vous, très chère, plaisantai-je en m’effaçant pour la laisser rentrer. En réalité il ne s’agissait que d’une chose : éviter le contact avec elle pour lui dire bonjour, car si elle s’approchait trop près de moi, la bête en moi était tellement prête à bondir que je savais par expérience que je n’aurais pas pu me retenir pour l’embrasser sur le champ. Or je voulais faire les choses bien – j’étais un gentleman, ou du moins j’essayais – et Lilian m’impressionnait quoi qu’il arrive, je ne me voyais pas la traiter avec tout le respect du monde. Tu peux me donner tes affaires, je vais les accrocher derrière la porte, quant à ton sac pose-le où tu veux !

Je la laissai ensuite passer dans la pièce, lui laissant le soin de découvrir ce qui l’attendait. Comme promis, tout était prêt pour la recevoir comme une princesse : la petite table et les deux chaises sur le balcon, profitant des derniers rayons du soir, et un peu plus loin devant l’immense fenêtre la table du dîner, où nous nous ferions face.

- Tu penses bien que j’ai sorti du champagne pour l’occasion, dis-je avec un petit sourire en lui jetant un coup d’œil (son regard m’électrisa). Je gagnai le balcon : Installe-toi et je te sers ! Un joli pop accompagna ma parole, et je servis dans les coupes, avant de la regarder et de m’arrêter : Oh, pardon, tu préfères peut-être autre chose ?! J’ai pas mal de choix ! C’est l’avantage d’être dans la vie active : un placard à alcool décent ! Je me mis à rire, espérant qu’elle ne me juge pas impoli de ne pas lui avoir demandé avant. Si elle avait su à quel point j’étais tout dédié à elle pour cette soirée…

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Lilian Easter
Assistante à Sainte Mangouste



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Localisation : Dans le lit avec Iron Man. Et tu es prié(e) de dégager, on n'aime pas les plans à 3. (A part si tu t'appelles Jack Sparrow, que tu as du rhum et de la pâte à crêpes...) Quoi? C'est quoi cet air choqué, vous êtes toujours puceau ou quoi? Question suivante !
Date d'inscription : 31/10/2007

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Particularités: Yeux plus beaux, tu meurs ! LA Sirène de Poudlard, je suis belle à mourir.
Ami(e)s: Vous voyez mon dressing ? Tous mes amis sont dedans. Je parle de mes fringues et de mes chaussures. Non les vrais amis, c'est une autre histoire.
Âme soeur: Iron Man, Thor, Captain America… Je ne donne que dans les super héros parce qu'ils savent m'envoyer au septième ciel. Oui, vous voyez tous ce que je veux dire.

MessageSujet: Re: Surround me - L   Jeu 5 Avr - 22:38

Demain, c'est le grand jour : the D-Day. A vrai dire, Lilian se sentait un peu comme une lionne un jour de chasse : elle avait repéré au loin la plus belle gazelle et elle savait qu'elle repartirait avec le trophée en bouche, il n'y avait pas d'autre issue possible. Enfin, elle se l'était dit avant de se coucher hier soir, elle avait d'ailleurs eu bien du mal à tomber dans les bras de Morphée, trop pressée d'être au lendemain pour passer la soirée avec Dean. Lilian était comme une enfant avant d'ouvrir ses cadeaux de Noël ou d'anniversaire : surexcitée, elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. Et pourtant, la Sirène espérait le trouver rapidement car cela lui permettrait d'être plus rapidement demain et donc chaque heure la rapprochait un peu plus de Dean. Manque de chance pour Lilian, elle ne parvint à s'endormir que vers une heure du matin. Elle tournait et se retournait dans son lit, espérant vite trouver le sommeil mais à chaque fois qu'elle pensait à Dean et à la soirée qui l'attendait, tout son corps et ses sens se mettaient en éveil et la belle était repartie pour une nouvelle demi-heure à attendre que ses grands yeux ne se ferment.

Mais c'était plus fort qu'elle : en belle prédatrice et chasseuse qu'elle était, Lilian réfléchissait à la tenue qu'elle porterait demain mais vu l'immensité de son dressing et du nombre incalculable de pièces qu'elle avait, il lui faudrait presque la nuit pour se décider ! Elle était presque capable de filer dans son dressing et de passer en revue toutes ses robes afin de se décider mais se connaissant, Lilian savait qu'une fois qu'elle aurait trouvé la robe de sa soirée, elle il lui faudrait se décider sur la coiffure, le maquillage, les chaussures, le manteau et elle voudrait essayer toutes les possibilités. Autant vous dire que si elle pénétrait dans son dressing, la lionne en avait pour toute la nuit et qu'elle ne serait pas fraîche comme une rose pour sa soirée avec Dean. Alors, elle finit par rallumer sa lampe de chevet, prit un livre, « La Guerre et la Paix », de Tolstoï et espéra trouver le sommeil avant d'arriver à la fin du premier tome. Elle savait que vu l'épaisseur du livre et la petite taille des caractères imprimés, il ne lui faudrait pas plus de quelques chapitres pour tomber de fatigue. Et elle avait raison.

La Sirène n'émergea des eaux sommeilleuses que le lendemain à onze heures, doucement réveillée par les rayons de soleil qui perçaient au travers de sa grande chambre et de la mousseline étendue tout autour de sa tête de lit. La princesse du domaine ouvrit lentement ses grands yeux, prête à les offrir au monde un jour de plus. Et puis, quand elle eut petit à petit repris conscience, émergeant doucement du monde délicat des rêves et encore drapée dans ses songes, elle se rappela qu'aujourd'hui, ça y est : D-Day. Excitée comme une jeune enfant, elle bondit presque hors du lit, joyeuse comme le soleil qui venait de la réveiller. Dans sa chambre baignant de lumière matinale, presque irradiante, elle se surprit à dévoiler un immense sourire à son imposante coiffeuse, dont le miroir couvrait tout le pan de mur situé aux côtés de la porte de son immense chambre, et tout près d'une des grande fenêtre que comprenait la pièce, qui permettait de lui offrir cette luminosité et chaleur si chère à la belle.

La superbe courut presque hors de sa chambre, ne daignant même pas passer par la cuisine pour avaler quelque chose et se rua dehors pour aller monter sa belle jument Ophée, suivie de près par Yankee, ravi de pouvoir venir galoper à leurs côtés. Lilian avait besoin de se vider la tête : il le fallait. Sinon les minutes lui paraîtraient des heures et la journée, une éternité. Elle ne devait pas trop penser à Dean ; enfin, elle devait essayer de faire en sorte de ne pas trop y penser. Même s'il occupait toutes ses pensées, la Sirène ne souhaitait pas que ses magnifiques prunelles émeraudes lui fassent oublier les moments qu'elle pouvait passer à cheval et avec sa famille.

Elle travailla un peu Ophée avant de partir galoper dans les bois du domaine de ses parents. Yankee les suivait de près, la langue à l'air et les oreilles droites. Il arrivait sans mal à se placer dans les foulées entrainées de la jument palomino, dont la crinière blonde fouettait presque le visage de Lilian qui souriait de bonheur. Pour finir, tous finirent leur course dans le lac derrière le manoir ; Yankee se plaisant à jouer avec Ophée et les vagues qu'ils soulevaient.

Une fois sa jument nourrie et pansée, Lilian s'occupa de sécher son colley avant qu'il ne vienne salir toute la maison, au grand dam de sa mère qui guettait ses moindres entrées : il était incroyable pour ramener tout ce qui traînait dans ses longs poils roux et blancs. C'est durant le déjeuner que Lilian annonça à ses parents et Felton que ce soir, elle ne serait pas là : elle ne dit pas qu'elle serait chez Dean (dangereux quand on a des parents comme Kevin et Carmen et un frère qui s'appelle Felton) mais prétexta une soirée entre filles avec Ruby et Emmy, chez qui elle devait passer la nuit. Elle ne prenait pas trop de risque en inventant cette soirée avec ses copines, ses parents et Felton les connaissaient pour les avoir vues à la soirée organisée pour le Ministère. Et en parlant de soirée filles, la belle faisait bien comprendre à son frère que les garçons, quels qu'ils soient, n'étaient pas conviés. A vrai dire, cela lui faisait un peu de peine de laisser Felton seul, alors qu'il commençait juste à se remettre dans le bain de la vie sociale mais aujourd'hui était un moment bien trop important pour qu'elle annule sa soirée avec Dean. Et puis Felton comprendrait, elle le savait. Il avait du temps à rattraper avec les parents qui étaient ravis d'avoir retrouvé leur fils aîné.

D'ailleurs, pour faire bonne figure et ne pas trop se sentir coupable, Lilian proposa à Felton de regarder une nouvelle série ; ce qui lui permettait également de ne pas trop penser à Dean, encore à Dean et toujours à Dean. Après une après-midi fort productive en binge-watching et cinq épisodes plus tard, Lilian monta se doucher et se préparer. Elle était surexcitée, tant et si bien qu'elle avait l'impression de se préparer pour le spectacle de sa vie, la représentation qui la consacrerait en tant que Sirène. Alors que tout le monde que sa réputation était loin d'être à faire et qu'elle était bien ancrée, quand bien même elle n'était plus à Poudlard. C'est le mystère Lilian, comme certains disaient d'une manière plutôt juste.

Poussant la musique dans sa salle de bain, la Sirène se déhanchait sous l'eau chaude qui coulait et rougissait sa peau de perle. Par contre, dans sa cabine de douche, il n'y avait plus qu'elle et Dean : c'est comme si les chansons qui défilaient avaient été créées pour leur situation et Lilian mimait des oeillades malicieuses et terriblement irrésistible devant son miroir comme si Dean était devant elle. Toutes ces chansons lui donnaient une pêche incroyable et renforçaient sa confiance en elle (qui, elle non plus, n'était plus à faire). Non pas qu'elle fût intimidée, au contraire : elle imaginait plutôt bien ce qui allait se passer mais sa hâte n'en disparaissait pas pour autant. Elle se décuplait au fur et à mesure qu'elle chantait les différentes paroles qui emplissaient la pièce. Ces notes emplirent ensuite sa chambre quand elle entra pour s'habiller. Et sa tenue était tout prête depuis hier soir minuit dans sa tête.

Se dirigeant vers le rayon de son dressing dédiée aux robes de soirée mais de ville (pas de gala), elle sortit une robe bustier droite et noire, en cuir et dont la taille était marquée par un volant, cintrant les formes harmonieuses de la Superbe. Comme elle prenait un pari risqué (bustier + cuir : il est clair que tout le monde ne peut pas se le permettre), elle devait casser ce côté osé (elle ne tenait pas non plus à faire peur à Dean) alors elle choisit des escarpins mordorés, qui laissaient une traînée de paillettes derrière elle à chaque fois qu'elle marchait. Et puis elle laissa ses longs cheveux aux pointes blondes lâches, sa cascade de cuivre caressant ses épaules nues qui, elle le savait, n'aurait de cesse de captiver Dean. Elle finit par un maquillage sobre, agrandissant son regard déjà grand par du mascara noir et en fardant sa paupière de cuivre, rehaussant davantage ses lagunes éternelles.

Belle à en mourir, elle revêtit un long manteau en feutre camel, aux fermetures métalliques et se munit d'une pochette noire simple (pour cette fois). Quand elle descendit en cuisine pour récupérer la bouteille de vin rouge qu'elle souhaitait offrir à Dean en signe de remerciement, elle passa devant Felton qui la regarda d'un air interrogateur, se doutant certainement que sa tenue étaient sûrement un poil trop osée pour une simple soirée entre filles. Lilian fit mine d'ignorer et souhaita une bonne soirée à tout le monde avant de transplaner non loin de chez Dean.

Pour une fois, elle faisait l'effort de ne pas arriver en retard : elle n'allait pas à n'importe quelle soirée et elle n'avait à impressionner personne en entrant dans la pièce. Lilian savait qu'elle impressionnait déjà Dean – dans le bon sens du terme. Alors qu'elle rentrait dans l'ascenseur, elle se fit la réflexion qu'elle avait tant voulu que ce moment arrive, qu'elle avait par conséquent fait en sorte de ne pas trop y penser aujourd'hui mais que maintenant ça y est : elle se trouvait devant la porte de l'appartement de Dean. Et elle savait ce qui allait se passer. Lilian n'était pas née de la dernière pluie et en tant que prédatrice hors pair et Sirène réputée : elle savait. Quand cela avait été Chuck, elle n'avait pas été longue à deviner alors pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui ? D'ailleurs, elle se doutait que Dean ne devait pas être en reste. Ils attendaient ce moment depuis bien trop longtemps. Et la dernière soirée n'avait rien arrangé, bien au contraire ; elle n'avait fait qu'accentuer leur désir et compliquer la retenue. Mais c'est ce qui ferait que cette soirée serait parfaite. Tous deux voudraient savoir quel effet ça fait, quel goût ça a. La curiosité était pour Lilian mère de tentation, surtout quand la lionne était vêtue de la sorte. Devant la porte de l'appartement de Dean, Lilian était telle une arme de séduction massive, qui n'attendait que le bon moment pour frapper sa cible de plein fouet.

Dean ouvrit la porte. Les hostilités pouvaient donc commencer.


- Après vous, très chère

La première chose que la belle vit en entrant, après les prunelles émeraudes de Dean et son sourire envoûtant, ce fut la lumière chaude dans laquelle baignait son appartement. Elle remarqua à peine leur absence de contact en guise de bienvenu et après réflexion, elle s'en réjouit : elle détestait faire la bise à une future proie, surtout quand elle savait que la partie de chasse avait commencé.

- Oh mon Dieu Dean, ton appart ! Il est magnifique ! Dit-elle, tout en enlevant son manteau. Cette lumière, c'est vraiment incroyable. Sincèrement conquise par cette lumière et la vue qu'offraient les deux baies vitrées, Lilian embrassait du regard l'appartement qui se présentait à elle.


- Tu peux me donner tes affaires, je vais les accrocher derrière la porte, quant à ton sac pose-le où tu veux !

Comme une princesse qu'elle était, elle laissa Dean prendre son manteau et son sac pour les accrocher sur la porte. Elle ne parvenait à décrocher son regard de la vue que présentait l'appartement du jeune homme.

- Et moi qui croyait qu'il n'y avait que dans les manoirs que l'on pouvait vivre ! Et son doux rire de clochettes, tintement de cristal, résonna dans la pièce. Je plaisante bien sûr, dit-elle en feignant de retrouver son sérieux.

Mais elle ne croyait pas si bien dire.


- Tu penses bien que j’ai sorti du champagne pour l’occasion. Dean l'amena sur le balcon. Mon Dieu, elle était (cuite) conquise. Balcon + champagne + Dean Rosebury : tout était réuni en un combo ultime. La kryptonite de Lilian Easter. Elle prit le soin de s'asseoir pendant que Dean remplissait sa coupe, histoire de ne pas perdre l'avantage trop rapidement. Le champagne à jeun : c'était un coup fourbe dont elle devait se méfier.

- Oh, pardon, tu préfères peut-être autre chose ?! J’ai pas mal de choix ! C’est l’avantage d’être dans la vie active : un placard à alcool décent ! 

Surprise, Lilian secoua légèrement sa tête d'ange, faisant voler ses mèches soyeuses sur ses épaules et son décolleté parfait.

- Oh, j'ai amené du vin rouge, dit-elle en se levant sur ses longues jambes pour aller chercher sa bouteille. C'est du Pommerol et selon mon père, c'est un très bon cru. On pourrait en prendre pendant le dîner ?

Présentant sa bouteille à Dean, elle le dévisageait de son regard azuréen légendaire, qui ne tarderait pas à le faire chuter pour de bon. Mais elle ne devait pas aller trop vite en besogne. Et pourtant, Dieu sait qu'elle en mourait d'envie.

- Alors, à quoi trinquons-nous cette fois ? Elle l'aguicha d'une oeillade furieusement irrésistible, furieusement tentatrice, furieusement elle. Du grand Lilian, dans toute sa splendeur. A ton appartement ? Dont la décoration est sublimée par cette magnifique photo de nous deux, et elle finit dans un doux rire, dont le tintement se confondit avec celui de leurs deux flûtes l'une contre l'autre.

Lilian était dans son élément et Dean ne tarderait pas à succomber à ses manœuvres. Mais ce serait pour le bien de tous deux : elle sentait qu'elle n'en pouvait plus d'attendre et qu'il était grand temps qu'il soit à elle. Car depuis quelques mois, il n'y avait plus que Dean qui trouvât grâce à ses grands yeux magnifiques et il était là, à portée de main. Il serait sa plus belle victoire, la Superbe Sirène en était persuadée.

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Dean Rosebury
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MessageSujet: Re: Surround me - L   Mer 11 Avr - 16:28

Ce n’était pourtant pas vraiment le plus important, mais le fait que Lilian approuve mon appartement et se montre admirative de la vue qu’il offrait me ravit et me rassura, flattant mon égo de mâle qui était bien évidemment attisé de toutes parts par la situation. Lilian était effectivement de ce genre de filles qu’on n’imagine loger dans un manoir, pas moins ; je n’avais pas cela à lui offrir mais au moins quelque chose de plutôt respectable, et je n’en étais pas peu fier. À vrai dire, tout en préparant ce dîner et en installant chaque objet à sa bonne place, j’avais eu l’esprit suffisamment occupé pour ne pas me projeter trop dans la soirée qui allait se dérouler. Maintenant que Lilian était là, que je la voyais en chair et en os, resplendissante et habillée pour me séduire, tout se faisait nettement plus clair dans mon esprit. Jusqu’ici, l’attirance que j’avais ressentie pour elle avait été (difficilement) réfrénée car j’étais engagé auprès de Shannon, mais maintenant que je m’étais réveillé et que j’avais compris que mes fiançailles ne rimaient à rien, le champ des possibles avaient soudain pris des proportions bien plus importantes.

- Oh, j'ai amené du vin rouge. C'est du Pommerol et selon mon père, c'est un très bon cru. On pourrait en prendre pendant le dîner ?

- C’est parfait, j’ai préparé un dîner italien, le vin rouge ira à merveille avec !

Si mes relations avec mon beau-père n’avaient jamais été simples et bonnes, je lui étais au moins reconnaissant d’une chose : l’importance qu’il accordait aux bonnes manières et à toutes les petites choses de l’art de la table, qu’il m’avait enseignées. Il adorait les vins et la gastronomie et m’avait appris les us et coutumes – à mon adolescence j’avais rechigné mais ensuite je m’y étais intéressé, car je m’étais rendu compte combien cela pouvait faire bonne impression et s’avérer utile dans le milieu dans lequel j’évoluai. Les paroles de Lilian à ce sujet me revinrent en mémoire : « les beaux-pères sont parfois des créatures un peu compliquées à comprendre ». C’était le moins que l’on puisse dire. Elle avait raison, mais le problème était à double-sens malheureusement : je savais qu’il me comprenait aussi peu que je le comprenais. Aujourd’hui j’étais las de ces querelles perpétuelles, mais au moins un peu moins en colère qu’avant. Après tout, ce n’était pas avec lui que j’allais construire ma vie. Il m’avait rendu les choses difficiles, mais je me détachais de lui en grandissant, quoi qu’il arrive. C’était une constatation qui me rendait toujours un peu triste – je n’aurais jamais mon père et jamais une relation de ce type, et si cela me manquerait toujours, il était trop tard de toute façon. J’avais les moyens de faire sans ; je devais être fier de qui j’étais aujourd’hui.

- Alors, à quoi trinquons-nous cette fois ? Son regard me transperça de part en part. A ton appartement ? Dont la décoration est sublimée par cette magnifique photo de nous deux.

Nous trinquâmes les yeux dans les yeux, et je ne pus m’empêcher de rire à mon tour, entraîné par Lilian.

La situation m’apparut amusante tout d’un coup – je l’avais compris, elle comme moi savions ce qui allait résulter de ce soir, en partie tout du moins. C’était le jeu qui avait commencé, le véritable jeu cette fois, je n’avais plus besoin de me cacher ou de me torturer l’esprit, elle et moi étions possibles à présent, et toutes les petites étincelles que je ressentais m’attisaient de plus en plus. Bien sûr je restais un gentleman et je ne la détaillais pas des pieds à la tête mais tous les détails de sa tenue ne m’avaient pas échappé, sa robe moulante, les longues jambes fuselées, ses cheveux qui encadraient son visage, ses yeux pétillants et le dessin de sa bouche. J’avais presque peine à croire qu’elle pouvait être à moi maintenant, et que l’intensité de tout ce que je ressentais n’avait plus à se cacher. D’un autre côté j’étais heureux d’avoir attendu suffisamment de temps pour avoir appris à la connaître, ce n’était pas seulement son physique de rêve qui me faisait battre le cœur, ce n’était pas un simple désir physique, ce n’était pas mes simples hormones mâles attirées par son aura féline qui séduisait d’ailleurs presque tout le monde sur son passage. Lilian était devenue mon amie, nous travaillions ensemble et avions partagé du temps ensemble, sans oublier les confidences que nous nous étions faites. Je la connaissais rieuse et pétillante en soirée, je connaissais son humour et ses petites habitudes de la journée, tout comme je la connaissais plus fragile, comme ce jour à l’hôpital quand j’avais dû m’occuper d’elle et de son frère. Il était trop tôt encore, mais je devinais aussi ses blessures et ses petits secrets, sa vulnérabilité, et c’était des choses qui m’attiraient encore plus. Elle n’était pas une petite chose fragile mais elle éveillait en moi de la tendresse, que je n’avais jamais spécialement ressentie pour Shannon, bien différente dans sa façon d’être, plus manipulatrice aussi dans ses sentiments. Lilian, derrière tous ses artifices et sa beauté, avait quelque chose plus simple et de naturel qu’il n’y paraissait, et cette aisance qu’elle avait m’avait mis immédiatement en confiance. Au final, me dis-je en buvant à ma coupe de champagne, sentant le liquide pétiller sur ma langue, je pouvais l’affirmer sans me tromper : j’étais amoureux d’elle, j’étais amoureux de tout ce que je connaissais d’elle et j’avais envie de connaître tout ce que je ne connaissais pas. C’était aussi simple que cela.


- À cette soirée qui marque un nouveau départ, alors, ajoutai-je avec un petit sourire complice. Tu penses bien que je n’allais pas rater une occasion de mettre cette photo de nous deux à une place digne de ce nom !

Je m’installai un peu plus confortablement sur mon fauteuil, étendant mes jambes et observant la vue de Londres sous la lumière du soir, toute dorée, tandis que la luminosité commençait à baisser. Tout le stress que je ressentais quelques instants plus tôt m’avait quitté, et j’avais juste envie de profiter de l’instant présent. Les heures qui allaient suivre seraient délicieuses, je n’avais pas de doute là-dessus. Aussi, la perspective de les faire durer un peu m’amusait autant que cela pimentait un peu plus mes attentes.

- Finalement tu sais tout de ma vie amoureuse, mais tu ne m’as jamais donné de détails sur la tienne. Je sais bien que tu es une tombeuse – je lui lançai un regard amusé – mais tu es bien secrète sur le reste… Tu me racontes ?

J’attrapai ma baguette magique que j’avais laissée sur la table et l’agitai pour qu’un petit fond de musique, juste d’ambiance. Le moment n’aurait pas pu être plus parfait.

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Surround me - L   Mar 24 Avr - 21:59

Lilian avait un peu de mal à croire qu'elle se trouvait dans l'appartement de Dean ; elle qui avait tant de fois souhaité cet instant. Elle lui était d'ailleurs reconnaissante d'être vite parti à la recherche d'un nouvel appart après la rupture de ses fiançailles, elle ne savait pas si elle se serait sentie à l'aise dans le lieu qui avait accueilli les débuts puis la fin de la relation de Dean et Shannon. Beaucoup trop de souvenirs avec lesquels elle n'était pas sûre d'avoir envie de cohabiter, encore moins de commencer avec Dean.

Parce que tous deux savaient. Ils savaient pertinemment ce qui allait se passer ce soir. Enfin, Lilian espérait que cela serait le premier point d'une histoire avec Dean ; elle n'avait pas envie d'une simple passade, comme ce qu'elle avait pu avoir avec Chuck après le décès de Daniel. LA Sirène ne voulait pas simplement se contenter d'une nuit avec Dean, elle voulait pouvoir dire qu'il était à elle et rien qu'à elle. Elle n'avait pas pleurer pour lui pour se contenter de si peu. Il serait sa plus belle conquête, sa plus belle gloire. Dès leur rencontre, les émeraudes claires avaient conquis le cœur orgueilleux et exigeant de la belle, il n'était pas question qu'elle gâche ce sentiment. Depuis leur dernière soirée ensemble, Lilian ne vivait que pour les beaux yeux de Dean, sa gentillesse, son sourire et sa compagnie. Elle voulait tout le temps le voir, lui parler, le toucher par inadvertance et rentrer avec lui dès que l'occasion se présentait. Belle comme toujours, elle mettait un point d'honneur à se rendre merveilleuse pour lui et chaque compliment qu'il lui adressait était une victoire pour elle : il flanchait un peu plus à chaque fois et il serait bientôt à elle.

Et puis tout semblait si simple avec lui. Sans jamais cesser d'être Sirène, Lilian sentait qu'elle pouvait tout partager avec lui. Les rires, les peines, les chagrins, les larmes, la colère, les fous rires, les jeux, l'insouciance. Elle se rendait compte qu'elle avait du mal à se passer de lui, de sa compagnie. Les weekends lui semblaient longs et elle attendait presque le lundi avec impatience pour revoir le plus vite possible Dean. Dean qui pinçait son cœur à chaque fois que ses beaux yeux croisaient les siens, qu'il lui adressait un sourire ou que sa main touchait son bras ou restait un peu trop longtemps en contact avec ses doigts de fée. A sa manière, il lui faisait le même effet que Chuck quelques années plus tôt.

Tous deux savaient, pertinemment. Tous deux étaient conscients de leurs sentiments et attendaient juste le bon moment pour les laisser s'exprimer. Mais Dean ne savait pas encore ce que c'était de jouer à un tel jeu avec Lilian la Sirène, la superbe lionne rouge et or qui avait un tableau de chasse et une réputation à la hauteur des talons aiguilles qu'elle portait. Elle le voulait, il serait à elle et rien qu'à elle ; il ne pouvait en être autrement.


- C’est parfait, j’ai préparé un dîner italien, le vin rouge ira à merveille avec !

Dean n'imaginait pas l'influence de ses paroles sur Lilian ; malgré elle, elle fondait chaque fois un peu plus. Et le fait qu'elle ait choisi (au pifomètre certes, mais choisi quand même) le vin et que celui-ci s'accorde à merveille avec le repas qu'il avait préparé, apparut à Lilian comme un signe supplémentaire : tout était lié. La soirée commençait sous les meilleures auspices et continuerait sur cette lignée.

- Super ! Tu remarqueras que j'avais tout prévu : comme je savais que tu allais préparer un repas italien, je me suis sentie obligée de venir avec du vin rouge ! Elle l'aguicha d'un regard malicieux et mutin, irrésistible à en mourir. Son sourire en coin taquin dévoilant une partie de ses dents blanches la rendait mortellement dangereuse pour Dean qui s'enfonçait un peu plus dans les eaux merveilleuses de la belle Lilian. A chaque remarque, il permettait à la redoutable lionne de s'approcher un peu plus pour ajuster son bond et le coup de grâce.

L'alcool qu'elle buvait doucement ne manquait pas de titiller ses sens et ses sentiments à l'égard de Dean. Sa patience serait mise à rude épreuve ce soir et le maître mot serait self-control jusqu'au bout. Alors oui, au moment où Dean avait ouvert la porte, elle aurait pu l'embrasser directement pour lui faire comprendre ce qu'elle ressentait depuis longtemps à son égard mais c'eut été un manque de respect pour lui et le travail qu'il s'était donné, ainsi qu'au repas – qui, à l'odeur délicieuse qui planait dans l'appartement, semblait succulent.

Mais ce n'était pas Lilian : elle voulait jouer, savourer le jeu jusqu'au bout, jusqu'au moment où ses nerfs et sa patience lui diraient stop. Elle était trop expérimentée pour jouer tapis dès le début de la partie. Et puis, elle voulait partager cet apéritif et ce dîner avec Dean, parler, rire avec lui et le séduire encore et encore. La superbe souhaitait passer le plus de temps possible avec Dean (d'où le mensonge de la soirée entre filles). Tous deux patientaient depuis trop longtemps pour ne pas prendre leur temps.


- À cette soirée qui marque un nouveau départ, alors. Tu penses bien que je n’allais pas rater une occasion de mettre cette photo de nous deux à une place digne de ce nom !

Leurs flûtes tintèrent l'une contre l'autre. Leurs deux sourires charmeurs et charmés se toisèrent, vérifiant ainsi lequel d'entre eux faiblissait un peu trop. Mais ceci était quasiment impossible à dire, tant Lilian s'appliquait à garder la face et à ne pas baisser la garde devant les yeux ravageurs de Dean.

- Et puis il fallait bien te rappeler cette superbe soirée ! Non, elle est vraiment parfaite à cet endroit. Séductrice à outrance, la superbe aguicha Dean d'un regard en coin, malicieux et irrésistible à souhait. Les lagunes éternelles, illuminées de millions de soleils rayonnants et rehaussées d'un sable doré chaud ne manqueraient pas de faire vaciller le jeune homme davantage.

Dean s'installa dans un fauteuil tandis que Lilian prenait place sur le canapé, dévoilant ses longues jambes fines et fuselées et les croisant dans un subtil effet qui devait faire son effet.


- Finalement tu sais tout de ma vie amoureuse, mais tu ne m’as jamais donné de détails sur la tienne. Je sais bien que tu es une tombeuse – je lui lançai un regard amusé – mais tu es bien secrète sur le reste… Tu me racontes ?

Pour tout avouer, Lilian ne s'attendait absolument pas à cette question. Et manqua d'avaler de travers sa gorgée de champagne (comme à chaque fois qu'elle se trouvait en tête à tête avec Dean). Malgré tout, elle eut un petit rire et passa ses longs doigts de fée dans ses mèches soyeuses. Elle ne pouvait rien refuser à Dean, encore moins lorsqu'il arborait ce sourire.

- Il n'y en a pas eu tant que ça, commença-t-elle, on m'a surtout surnommée la Sirène parce que j'avais toujours une horde de garçons autour de moi. Elle eut un petit rire cristallin. La jeune femme apparaissait presque gênée de cette question : gênée car elle voulait tout dire à Dean mais elle craignait qu'il ne la regarde différemment après. De sérieux, il n'y a eu que Chuck. Je ne sais pas si tu l'as vu mais il est venu parfois me chercher à la sortie du boulot et il était là quand je suis venue travailler après les obsèques de Daniel. Bien que cela fasse plusieurs mois maintenant, Lilian avait encore un peu de mal à prononcer le prénom de son meilleur ami sans qu'un nœud ne se forme dans sa gorge, car elle se souvenait très bien - trop bien - de cette scène. Avec Chuck, on est sortis un an et demi ou deux ans ensemble. C'était le carnaval de Rio si je puis dire ! On était fusionnels, passionnels et ça bougeait tout le temps. C'était vraiment génial avec lui. Il était là pendant la prise d'otages et après, il a vraiment été adorable avec moi alors que ce n'était pas facile à l'époque.

Lilian se souvenait de cette période où les étincelles de désir entre Chuck et elle s'étaient transformées en un feu de révolte contre les Mangemorts ; Chuck étant un des premiers fervents de l'armée d'élèves mobilisée pour faire tomber les envahisseurs. Lilian avait eu plus de réticences à intégrer ce mouvement, notamment à cause des menaces que Sacha Winch pouvait mettre à exécution sur la personne de Felton.

- Enfin, quand les Mangemorts ont été chassés, Chuck m'a quitté. Pour ma meilleure amie, Taylord. Ça faisait des années que la situation était floue entre eux et donc ça n'a pas loupé. Je l'ai hyper mal vécu. Je perdais mon copain et ma meilleure amie. Alors j'ai arrêté de manger et je me suis jetée à corps perdu dans le travail et les ASPIC. Ça me rendait folle de les voir tous les deux, je me suis disputée avec Taylord et une autre copine à cette époque, ce qui fait que je me suis retrouvée un peu seule.  Il y avait toujours les garçons autour de moi mais ce n'était pas pareil. Je ne sais pas si tu te rappelles, mais c'est à peu près à cette époque que Daniel a commencé à partir en live et je n'ai rien vu, je n'ai rien fait. A ce moment, il y a eu Scott, qui était l'ex de Taylord, là, elle jeta un coup d'oeil un peu gêné à Dean. Elle avait peur du chemin qu'elle empruntait mais maintenant, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Ce fut juste le temps d'une soirée, mais on était tous les deux cassés donc on s'est serré les coudes... Et puis, et puis, s'il-te-plaît, ne me juge pas sur ce que je vais te dire, car peu de personnes sont au courant et je ne voudrais que cela soit déformé. Après Scott, ça allait un peu mieux sauf un jour où j'ai été collée par mon prof de Défense contre les Forces du Mal, Monsieur Doherty. Et j'ai eu une aventure avec lui. Pas longtemps, deux nuits mais voilà, ça fait partie de l'histoire aussi.

Réellement gênée et surtout anxieuse de la réponse de Dean, elle but une dernière gorgée de champagne, n'osant plus le regarder. Lilian ne savait pas pourquoi elle réagissait de la sorte : tout ce qu'elle voulait, c'était être honnête avec Dean et répondre à sa question. Malgré son surnom légendaire, elle n'avait jamais agi comme une traînée. Si elle avait déchaîné les foules pendant sa scolarité, jamais elle n'avait franchi la ligne que les mauvaises langues avaient érigée.

Comme si elle voulait se rattraper d'une quelconque erreur, la belle sirène prit le parti de reprendre la parole avant de la laisser à Dean, histoire qu'il ne cogite pas trop sur son passé.


- Et puis après lui, il y a eu un autre garçon mais c'était totalement différent. Etrangement, je n'arrivais pas à l'avoir, il avait quelque chose d'inaccessible et pourtant, c'est comme si on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre. Je me souviens de journées où comme on n'était pas ensemble, j'attendais impatiemment la fin des cours pour courir le voir et passer le reste de la soirée avec lui. Tu le verrais, il est beau, drôle, intelligent, cultivé, compréhensif... Il est parfait ! Mais je ne comprends pas, je ne sais pas ce qu'il attend...

Lilian espérait que Dean comprendrait cette allusion – peu subtile, il est vrai – et que cela serait le point de non retour, celui qui déclencherait les hostilités. Pour ce faire, elle usa de ses plus belles armes : elle décocha au jeune homme son plus beau regard, intense et naturel, accompagné d'un tendre sourire dévoilant ses perles blanches dans leur fourreau de velours rose. Il était grand temps que Dean comprenne qu'elle serait à lui. Et il était grand temps qu'il soit à elle.

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Dean Rosebury
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MessageSujet: Re: Surround me - L   Dim 3 Juin - 17:53

J'avais beau savoir garder un certain contrôle de moi-même, même en face de la plus grosse bombe de la Terre, il m'était de plus en plus difficile de résister aux oeillades de Lilian, à ses petits regards sous ses-cils, ses sourires complices, charmants ou séducteurs, le langage de son corps et de ses gestes, la façon qu'elle avait de se tenir, de me regarder, de me parler... Tout me semblait criant de ce que l'on taisait pour le moment, et j'avais l'impression d'être dans un état second, bercé par quelque chose de merveilleusement chaud et agréable. C'était cela le plus étrange : ce n'était pas horrible ni frustrant, c'état hypnotisant et formidablement attirant, je savais que je ne pourrais jamais y résister, mais c'était simplement que j'avais confiance en elle, en nous. Quelque part, tout cela était comme un rêve, mais j'étais certain que Lilian n'allait pas disparaître sous mes yeux.

- Et puis il fallait bien te rappeler cette superbe soirée ! Non, elle est vraiment parfaite à cet endroit.

Je souris et acquiesçais, un peu dans mes pensées. La lumière du soir qui tombait et s'évanouissait peu à peu me semblait toute entière concentrée sur Lilian, comme si elle captait chaque rayon de lumière. Ses cheveux cuivrés au bout irradiaient comme s'ils avaient absorbé le soleil de la journée, sa peau rayonnait, ses yeux immenses brillaient. En un mot, elle était radieuse. Ma fierté masculine ne pouvait s'empêcher d'être flattée de cela, Lilian était belle, et même dans mon modeste appartement, elle ne perdait rien de son éclat.

La conversation devint un peu plus sérieuse et j'écoutai avec attention ce qu'elle avait à raconter — je connaissais son succès auprès des hommes, je passais suffisamment de temps avec elle pour m'en rendre compte. Elle attirait les regards, les gens se retournaient sur son passage, les hommes la fixaient, trop parfois. Il était indéniable qu'elle faisait partie de ce genre de femmes qui fait tourner les têtes, mais ce que je voulais savoir — comme tout la concernant d'ailleurs — c'était son expérience personnelle, son rapport à cela, la vérité en quelque sorte, pas ce que n'importe qui pouvait déduire de ce qui paraissait.


- Il n'y en a pas eu tant que ça, on m'a surtout surnommée la Sirène parce que j'avais toujours une horde de garçons autour de moi. De sérieux, il n'y a eu que Chuck. Je ne sais pas si tu l'as vu mais il est venu parfois me chercher à la sortie du boulot et il était là quand je suis venue travailler après les obsèques de Daniel. Avec Chuck, on est sortis un an et demi ou deux ans ensemble. C'était le carnaval de Rio si je puis dire ! On était fusionnels, passionnels et ça bougeait tout le temps. C'était vraiment génial avec lui. Il était là pendant la prise d'otages et après, il a vraiment été adorable avec moi alors que ce n'était pas facile à l'époque. Je buvais ses paroles, sans l'interrompre pour l'instant. J'avais vaguement compris qu'elle avait eu une histoire avec Chuck, et je ressentais la désagréable sensation des entrailles qui se tordent un peu en l'imaginant non seulement toujours amie avec son ex mais aussi avoir vécu quelque chose de si fusionnel et de si particulier, maintenant que j'en apprenais plus... J'essayais de ne pas trop y penser. Il avait été là pour elle, c'était tout ce que je devais retenir. Enfin, quand les Mangemorts ont été chassés, Chuck m'a quitté. Pour ma meilleure amie, Taylord. Ça faisait des années que la situation était floue entre eux et donc ça n'a pas loupé. Je l'ai hyper mal vécu. Je perdais mon copain et ma meilleure amie. Alors j'ai arrêté de manger et je me suis jetée à corps perdu dans le travail et les ASPIC. Ça me rendait folle de les voir tous les deux, je me suis disputée avec Taylord et une autre copine à cette époque, ce qui fait que je me suis retrouvée un peu seule.  Il y avait toujours les garçons autour de moi mais ce n'était pas pareil. Je ne sais pas si tu te rappelles, mais c'est à peu près à cette époque que Daniel a commencé à partir en live et je n'ai rien vu, je n'ai rien fait. A ce moment, il y a eu Scott, qui était l'ex de Taylord. Ce fut juste le temps d'une soirée, mais on était tous les deux cassés donc on s'est serré les coudes... Et puis, et puis, s'il-te-plaît, ne me juge pas sur ce que je vais te dire, car peu de personnes sont au courant et je ne voudrais que cela soit déformé. Après Scott, ça allait un peu mieux sauf un jour où j'ai été collée par mon prof de Défense contre les Forces du Mal, Monsieur Doherty. Et j'ai eu une aventure avec lui. Pas longtemps, deux nuits mais voilà, ça fait partie de l'histoire aussi.

Le ton de sa voix me surprit tellement que je me penchais en avant et lui saisis la main pour la rassurer. C'était la Lilian qui me touchait le plus, lorsqu'elle était ainsi : elle livrait la vérité sur elle-même, elle se dévoilait et se montrait telle qu'elle était derrière les artifices, elle était sincère, elle me touchait tant dans ces moments-là que j'eus l'envie presque irrépressible de la prendre dans mes bras. Au lieu de cela, penché vers elle, je pris sa main entre les deux miennes.

- Mais ne t'inquiète pas, pourquoi je te jugerais ? Tu n'as rien fait de mal, et ce n'est pas un problème de plaire ou d'avoir du succès. Tu n'as rien à te reprocher, et personne ne doit te juger. C'est normal d'avoir des aventures surtout quand on découvre ce que c'est à l'adolescence, ça ne fait pas de toi une fille facile. Au contraire ! Et j'avoue que cette histoire avec le prof... Je ne retins pas un petit rire, pas moqueur, juste parce que c'était amusant : je suis plus admiratif qu'autre chose !! Ç'était risqué, tu n'avais pas peur ? J'espère juste qu'il ne t'a pas utilisée comme c'est souvent le cas quand il y a une différence de hiérarchie...

Je lâchai ses longs doigts à regret. Sa peau avait laissé une trace toute douce contre la mienne.

- Et puis après lui, il y a eu un autre garçon mais c'était totalement différent. Etrangement, je n'arrivais pas à l'avoir, il avait quelque chose d'inaccessible et pourtant, c'est comme si on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre. Je me souviens de journées où comme on n'était pas ensemble, j'attendais impatiemment la fin des cours pour courir le voir et passer le reste de la soirée avec lui. Tu le verrais, il est beau, drôle, intelligent, cultivé, compréhensif... Il est parfait ! Mais je ne comprends pas, je ne sais pas ce qu'il attend...

Petit à petit, je compris de quoi — de qui — il était question, et un sourire se dessina sur mes lèvres. Mes yeux ne quittaient pas les siens : elle jouait et moi aussi, je m'y prêtais volontiers, cela m'amusait.

- Tu devrais peut-être dîner avec lui un de ces quatre ? Tu en aurais le coeur net...

Je n'avais pas lâché ses yeux du regard, et tout d'un coup c'était comme si l'air de la pièce était devenu plus dense, plus chaud, plus lourd ; je savais que nous pensions la même chose, ce n'était pas si simple de faire comme si de rien n'était. Je me levai alors, tendant la main vers elle pour la prendre et diriger ensuite Lilian vers la table dressée.

- Il est temps de se mettre à table, tu viens ? Debout tout près d'elle, c'était comme si tout s'était figé : je pouvais sentir son souffle contre moi, son odeur partout dans mes narines. Je serrai ses doigts puis m'écartai pour la laisser passer. Goûtons voir ton vin ! J'agitai ma baguette pour nous servir tandis que Lilian s'installait, puis disposai les entrées devant nous. Une fois que tout fut prêt, je m'assis à mon tour. L'immense baie vitrée qui s'étalait à côté de nous offrait une vue imprenable sur la ville, mais je n'avais d'yeux que pour Lilian, évidemment. Je t'ai fait mes spécialités, j'espère que ça te plaira. L'Italie est un des pays que j'ai préféré visiter. Et toi, tu as beaucoup voyagé ?

Reprenant une discussion des plus normales, je levai mon verre pour trinquer avec elle — les yeux dans les yeux, toujours.

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Lilian Easter
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MessageSujet: Re: Surround me - L   Ven 7 Déc - 19:55

Garder son calme, surtout garder son calme. Lilian ne laissait rien paraître mais à l'intérieur d'elle se jouait une bataille de tous les instants, qui menaçait à tout moment d'exploser et de prendre tout contrôle sur la Sirène. Elle ne pouvait pas craquer, pas maintenant, surtout pas maintenant. Dean n'était pas encore totalement prêt, il devait succomber le premier. On n'a jamais vu une lionne partir à la chasse et revenir la biche, la lionne dans la gueule. Hors de question que cela arrive avec Lilian. Et puis, elle aimait tellement l'entendre parler, le regarder dans les yeux et de temps à autres, le targuer d'une oeillade mutine ou faire jouer ses longues jambes nues de façon subtile pour qu'il soit perturbé juste comme il faut. La belle testerait le self-control de Dean jusqu'au bout.

Et pourtant Dieu sait qu'elle mourrait d'envie de saisir son visage entre ses mains délicates, caresser ses joues, plonger son regard dans l'émeraude du sien, mais sincèrement cette fois, le regard de la Sirène conquise, celui qui valait un millier d'oeillades assassines. Elle voulait serrer Dean contre elle et ne plus jamais le laisser s'éloigner, ne jamais quitter l'étreinte rassurante et chaude de son torse. Elle le voulait tout entier, tout son corps désirait Dean plus que tout. Elle voyait comment les rayons couchants du soleil faisait briller ses magnifiques prunelles et ressortir son sourire au milieu de son visage à la peau caramel... Et Lilian craignait tellement que cela se voit comme ses grands yeux au milieu de son visage angélique qu'elle faisait tout pour rester le plus calme possible. Alors que tout bouillait à l'intérieur. Même si elle se doutait bien que Dean était certainement dans le même état.

La superbe n'était pas née de la dernière plus et tous deux savaient qu'en invitant Lilian chez lui, Dean faisait en sorte de concrétiser une longue relation encore latente. Mais qui ne l'était pas tant que cela finalement – enfin, plus depuis la séparation de Dean avec Shannon. Lilian imaginait bien que les ragots de couloirs devaient courir sur eux mais elle prenait soin de ne pas être trop démonstrative avec Dean en public, histoire de ne pas passer pour la briseuse de couple et de ne mettre personne mal à l'aise. En réalité, cela faisait bien longtemps qu'elle se réfrénait et elle sentait bien que son corps commençait à montrer des signes d'impatience qu'il conviendrait de bientôt faire taire.

Le problème était : l'alcool. Se retenir quand on a ingurgité deux flûtes de champagne, à jeun et que le jeune homme en face est un pur don du ciel relevait presque de l'impossible. C'est pourquoi Lilian qui, tentant de résister à une tentation qui se faisait de plus en plus grandissante et insistante, essayait de ne pas trop s'attarder aux gestes de Dean, ses deux mains enveloppant les siennes, ses regards profonds et son sourire. Et on ne peut pas dire que Dean lui facilitait la tâche puisqu'ils en étaient très certainement au même point et chacun essayait d'abattre ses cartes pour faire tomber l'autre en premier. Sauf que Dean ne devait pas ignorer qu'il ne jouait pas avec n'importe lequel des adversaires et qu'il avait en face de lui la plus grande prédatrice à qui il eut jamais eu affaire. Quand bien même il la mettait à mal et en difficulté, Lilian n'en était pas à sa première partie de chasse et ce serait bien mal la connaître d'affirmer qu'elle flancherait la première. Face à un garçon ; jamais. Face à Dean, encore moins. Il devrait symboliser sa lutte silencieuse pendant des mois et récompenser les larmes qu'elle avait versé.

Et cette lutte se caractérisait aussi par une mise à nu, le dépôt des armes, pour un seul instant. Il fallait bien qu'il se sente en confiance pour céder : la gazelle ne se laisse jamais attraper lorsqu'elle est prudente et les sens aux aguets. Dean devait abandonner toute prudence et croire que c'était également le cas pour Lilian alors qu'elle était tapie, prête à détendre tous ses muscles agiles de séductrice hors pair et à lui sauter à la gorge.

Mais révéler à Dean son passé, ses histoires, s'avéra bien plus compliqué qu'elle l'imaginait. Il l'intimidait tant : elle ne pouvait empêcher son cœur de rater un battement à chaque fois que les émeraudes claires la fixaient un peu trop longtemps, et de manière compréhensive. Il était devant elle, sa flûte de champagne dans sa main et elle craignait tellement qu'il la juge. Lui qui voyait depuis le début en elle une déesse inatteignable réalisait finalement qu'elle n'était qu'une petite catin qui a couché avec l'ex de sa meilleure amie et son professeur de Défense contre les Forces du Mal. Elle est bien loin la déesse juchée sur son mont Olympe... Anticipant la situation et souhaitant oublier d'avance la réaction désespérée de Dean, Lilian finit d'un trait sa coupe de champagne.


- Mais ne t'inquiète pas, pourquoi je te jugerais ? Tu n'as rien fait de mal, et ce n'est pas un problème de plaire ou d'avoir du succès. Tu n'as rien à te reprocher, et personne ne doit te juger. C'est normal d'avoir des aventures surtout quand on découvre ce que c'est à l'adolescence, ça ne fait pas de toi une fille facile. Au contraire ! Et j'avoue que cette histoire avec le prof... Je suis plus admiratif qu'autre chose !! Ç'était risqué, tu n'avais pas peur ? J'espère juste qu'il ne t'a pas utilisée comme c'est souvent le cas quand il y a une différence de hiérarchie... 

Dean avait saisi sa main et la serrait dans les siennes. Interloquée, presque interdite, Lilian releva son visage angélique vers lui, faisant couler la fontaine de cuivre sur ses épaules nues. Une lueur réel de reconnaissance brilla dans ses yeux et interpella ceux de Dean. Il ne lui en voulait pas ? Il ne la jugeait pas ? Comment se pouvait-il ? Et, comble de l'histoire, il se mit même à rire lorsqu'il apprit pour son histoire avec Doherty. Tout le stress qui habitait Lilian disparut aussitôt, avec le rire de Dean et elle soupira de soulagement.

- Dean je ne sais pas quoi dire, tu es si adorable. Encore chamboulée, la superbe passa sa main aux doigts de fée sur la joue fraîchement rasée de Dean, en un signe de remerciement. Cette caresse fut assorti d'un sourire des plus sincères, qui étira le fourreau de velours rose pâle de ses lèvres. Oh non ne t'en fais pas ! Cela a été suffisamment bref pour que personne ne soit au courant et que Doherty ne fasse rien. Puis, je ne pense pas que c'était son genre, il était un peu torturé mais pas dans ce sens là ! C'est toujours moi qui mène la danse dans les relations... Le naturel séducteur de Lilian était revenu à une allure fulgurante : les iris éternels reprirent cette lueur si caractéristique, illuminant ainsi les eaux magnifiques et paradisiaques de la Sirène qui aguicha Dean d'un sourire en coin mutin, avant de retirer sa main de sa joue.

Elle venait ainsi d'envoyer une nouvelle balle à Dean, sachant que ce serait certainement le début de la balle de match qui pourrait marquer son abdication. Elle fut toutefois ravie de voir qu'il comprenait et saisissait sans trop de mal (en même temps...) la référence qu'elle venait de faire mais qu'en plus, il se prêtait au jeu et était loin d'être rebuté à l'idée d'être visé par la superbe.


- Tu devrais peut-être dîner avec lui un de ces quatre ? Tu en aurais le coeur net... 

La Sirène ne répondit à ses paroles que par une oeillade langoureuse et dangereuse dont elle seule avait le secret et qui devrait mettre un peu plus à mal le coeur et la patience de Dean.

Lilian devait bien admettre une chose : Dean était un sacré joueur qui savait parfaitement faire usage de ses atouts. Les coups qu'il portait à Lilian étaient loin d'être bénins. Mais il n'était pas habitué à un tel adversaire et il était évident que la belle lui faisait perdre ses moyens plus rapidement.


- Il est temps de se mettre à table, tu viens ? Goûtons voir ton vin ! Je t'ai fait mes spécialités, j'espère que ça te plaira. L'Italie est un des pays que j'ai préféré visiter. Et toi, tu as beaucoup voyagé ?

De bonne grâce, Lilian suivit Dean, le frôlant d'une manière loin d'être innocente mais sans pour autant tomber dans le vulgaire et c'était là tout le secret de la réussite de la belle. Toujours rester subtile, faire croire au jeune homme qu'il maîtrisait la situation alors que les oeillades mutines de la Sirène lui faisaient perdre peu à peu toute retenue. Et à chaque occasion qui se présentait, Lilian lui assénait un coup magnifique, qui ne ratait jamais sa cible. Une main baladeuse, ses doigts de fée qui traînait le long du poignet de Dean, sa hanche proche de la sienne et son parfum délicat qui enveloppait le moindre de ses gestes. Elle était furieusement irrésistible et au sommet de son art.

Telle une princesse, reine en devenir, Lilian prit place en face de Dean et accueillit avec plaisir le verre de vin rouge qu'il lui servit, tout en sachant qu'elle devrait y prendre garde, histoire de ne pas perdre tous ses moyens face à Dean.


- Mon Dieu Dean ça a l'air délicieux ! Et je pense que mon vin ne fera que sublimer ce repas, dit-elle, mutine à souhait en l'aguichant d'une oeillade au-dessus de son verre. En effet, le Pommerol était du véritable velours dans sa bouche et il ferait merveille avec le repas italien préparé par Dean. Alors Dean, j'espère que tu ne me jugeras pas – pour une nouvelle fois – mais je n'ai jamais vraiment goûté à la vraie cuisine italienne, je ne te parle pas des pizzas ou des linguine al vongole qu'on prépare dans les restaurants. La belle laissa s'échapper un rire cristallin, qui rivalisait avec celui des flûtes de champagne posées sur la table. A vrai dire je ne connais pas l'Italie et c'est un vrai problème parce que c'est délicieux Dean ! Délaissant tout jeu, Lilian le regarda avec des grands yeux étonnés, surprise par ce repas qui la délectait. My Gosh, il va vraiment falloir que je remédie à ça : comment j'ai pu louper ça ?

Comme une enfant, elle repris une nouvelle bouchée et l'apprécia du début à la fin.

- Sinon pour te répondre et ne pas passer pour une malpolie, et comme tu peux t'en douter, l'Italie fait partie des pays que je n'ai pas visité, dit-elle en riant encore une fois. En revanche, je connais très bien les États-Unis, toute ma famille paternelle y habite donc on a pu faire la côte en long, en large et en travers et on a fait la côte ouest récemment. Ma mère est originaire d'Espagne, de Cordoue donc on connaît bien cette région également même si je n'aime pas trop Madrid, je la trouve un peu trop triste pour une capitale. Sinon on a pu faire quelques voyages à Paris mais l'essentiel de nos vacances se fait à New York ou Chatham, dans le Massachusetts.

Se sentant étrangement, encore une fois, mal à l'aise par rapport à Dean, Lilian crut perdre pied et surtout sa légitimité. Elle crut alors bon de se rassurer en buvant une nouvelle gorgée de vin, tant pis pour sa retenue. Elle était cuite de toute façon.

-J'ai honte, j'ai tellement peu voyagé comparé à toi j'imagine... Enfin, c''est le prix à payer pour être une princesse américaine en Angleterre... Et elle eut un magnifique rire cristallin, tintement de clochettes d'argent et le plus beau car le plus sincère de son répertoire, celui qu'elle ne maîtrisait pas, qui sortait le plus naturellement du monde de sa gorge de cygne.

Dean se doutait très certainement de son statut : il savait que son père était le directeur d'un département au Ministère et donc qu'il n'était pas homme à manquer de moyens pour nourrir sa famille. Et Lilian voulait savoir comment il appréhenderait l'autodérision dont elle faisait preuve. Car si les enfants Easter-Schoonmaker étaient clairement nés avec une cuillère en argent dans la bouche, cela n'avait pas empêché leurs parents de leur inculquer la valeur de l'argent et du travail. Carmen et Kevin avaient toujours su recadrer leurs enfants quand leurs notes n'étaient pas assez satisfaisantes à leur goût et Lilian et Hadrian s'en étaient toujours sortis avec des notes plus que correctes, voire même très satisfaisantes.


- Il faudra vraiment que tu me donnes la recette de ton plat Dean, c'est un vrai régal. Tu as appris tout seul ?

Chose qui pour le coup paraissait presque improbable à Lilian qui savait tout juste faire de pancakes pour le petit déjeuner et menaçait de faire exploser la maison à chaque fois qu'elle s'approchait d'un barbecue. Au-delà de cette plaisanterie, elle souhaitait également que Dean se confie car elle ne demandait qu'à mieux le connaître pour mieux lui succomber.

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