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Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]

 
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 Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]

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Stephen Fray


Stephen Fray
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MessageSujet: Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]   Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)] Icon_minitimeSam 1 Nov - 20:22

Vingt heures. Le Bal avait commencé depuis peu, et les élèves n'avaient pas encore tous paru dans la salle immense, spécialement décorée pour l'occasion. Les tenues, plus magnifiques les unes que les autres, défilaient, et partout on entendait les murmures émerveillés des élèves qui s'extasiaient devant les décorations (splendides, comme toujours). Jamais encore on n'avait vu autant de citrouilles à Poudlard : elles avaient envahi les lieux, recouvrant tout et sous toutes les formes, depuis les banderoles accrochées aux fenêtres jusqu'aux bougies, en passant celles qui se trouvaient dans les assiettes sur le buffet.

Pourtant, installée sur une chaise non loin de la buvette (au cas où), Siofra ne leur prêtait aucune attention. Les photos des la salle avaient déjà été prise depuis belle lurette, elles étaient à la rédaction avant même que les élèves soient autorisés à entrer dans la salle. Comment ? Secret-défense ! Cela dit, Siofra n'avait pas participé à cela. Sarah avait dû s'occuper de tout. Comme toujours, tout serait près pour le lendemain du Bal, mais, pour le moment, elle avait du pain sur la planche !

La jeune irlandaise avait insisté cette année pour que ses parents lui offrent une robe digne de ce nom : c'est à dire pas la viellerie bourrée de dentelle et de froufrous inutiles, avec corset, jupon et tout le tatouin, qu'elle avait dû endossé l'année dernière, mais une ravissante robe qui lui tenait bien au corps. Une fois de plus, Siofra avait opté pour quelque chose qui soit non pas sublimissime mais pratique avant tout : sa tenue était violette (couleur discrète, pour tromper ceux et celles qui s'attendaient à la voir en vert ! AHA !), assez courte (pas trop quand même, mais assez pour pouvoir courir en cas d'absolue nécessité) et confortable, bien qu'elle soit plutôt moulante (elle avait néanmoins refusé de porter le même spécimen en rouge pétant, pour plus de discrétion).

Pour une fois, elle avait pris le temps de coiffer ses longs cheveux roux : ceux-ci avaient été relevé sur sa nuque et négligemment attachés à l'aide d'une pince en argent léger. Quelques boucles un peu rebelles s'étaient échappés et encadraient joliment son petit minois d'irlandaise. Elle portait également de petites chaussures noires, qu'elle pourrait facilement abandonner en cas de besoin, avec (incroyable mais vrai) des talons qui la surélevaient de quatre centimètres (déjà beaucoup à son avis).

Et puis, bien sûr, il y avait le masque. Encore une fois, Sio' avait tiré partie des règles imposées par ses professeurs : son masque, elle l'avait déniché dans son grenier, qui fourmillait d'objets passés, précieux mais oubliés sous les toiles d'araignées. C'était un vieux loup, certainement issu d'une troupe de comédiens italiens itinérants, qui avait atterri ont ne savait comment chez elle. Celui-ci devait être attribué à un rôle de jeune fille, car il était plus fin et féminin que les loups ordinaires, et d'un rose soutenu, presque bordeaux. Le masque, en cuir, était parfaitement ajusté au visage de Siofra et, contrairement à beaucoup de ses camarades, elle ne souffrait pas de la chaleur. Avantage incontestable : les yeux du loup n'avait rien à voir avec les fentes à peine ébauchées qu'elle voyait ic et là. Au moins, elle voyait parfaitement clair.

En bref, elle était méconnaissable et… plutôt pas mal, pour ne rien vous cacher. Heureusement que, ce soir, toutes les filles (les garçons aussi, d'ailleurs) étaient plus magnifiques les unes que les autres, sans quoi la rouquine aurait eu quelques difficultés à se faire oublier malgré la simplicité de sa tenue.

Car, vous vous en doutiez, une fois de plus, Siofra n'était pas là pour chômer : son devoir journalistique l'appelait, aujourd'hui plus que n'importe quel autre jour ! Qui dit Bal dit forcément cavaliers, dit forcément histoires de couples, dit forcément scoops ! Sans parler de la rubrique mode, qui allait être bien fournie elle aussi. Pour le moment, Siofra scrutait l'entrée : elle guettait l'arrivée des idoles de Poudlard, à savoir les Miss and Mister des quatre Maisons. Sauf Miss Serpentard, qui pouvait aller se faire cuire une bouse de dragon pour qu'on l'interviewe. Elle n'avait pas oublié (oh que non !) la dispute qu'elle avait eu avec la perfide Claire Austen à la fin de sa deuxième année.

Alors qu'elle se faisait ces réflexions, la jeune fille vit soudain surgir une ravissante demoiselle qu'elle reconnut aussitôt comme la nouvelle Miss Serdaigle (remplaçante de SA Rédactrice, grr) : la paisible Haley Collins, au bras d'un charmant jeune homme qui n'était autre que Jean Dark ! Pour le coup, Siofra en fut bleuffée. Alors comme ça, Miss Serdaigle avait réussi à se dégôter un cavalier ? Et pas des moindres, en plus ! Si elle n'avait pas été si professionnel, la jeune irlandaise en aurait presque été jalouse.

Au lieu de cela, un immense sourire se dessina sur ses lèvres, éclairant son visage qui s'était peu à peu assombri depuis l'été dernier. Oh ! Elle savait que Collins n'était pas bavarde. Elle savait aussi qu'elle allait, coûte que coûte, lui extirper des infos sur son charmant cavalier…

Toujours aussi souriante, la Gryffondor s'avança vers le couple, son calepin et sa plume brandis, prête à tout pour obtenir une interview…

_________________

love is like a sin, my love | so i think we should run…
we both knew it, right away

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:. There's a niche in his chest where a heart would fit perfectly .:
 


Dernière édition par Siofra O'Kelly le Dim 2 Nov - 0:52, édité 1 fois
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Haley Collins


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MessageSujet: Re: Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]   Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)] Icon_minitimeDim 2 Nov - 0:05

[ Ca fait un bail que je n'avais pas écrit, j'espère que ce n'est pas trop catastrophique. J'essaye pour la première fois la première personne du singulier, qui correspondrait mieux à Haley. ]


« Aaah regarde çaaa ! Là, là, regardez les filles ! »
« Oooh non ! Tu crois qu'il va vouloir de moi ? »
« Géniaaal, je vais enfin pouvoir mettre mon grapin dessus ! »
« Arrgh, j'ai plus rien à me mettre ! PASSE MOI TA ROOOOBE ! »
« Les filles, les filles, c'est l'apocalypse de la mort qui tue ! J'ai perdu mon petit haut à paillettes, vous savez celui qui arrive à la, et le col ici, et dans le dos ça fait comme ça - mais si vous savez ! »
« Passe moi mes boucles d'oreille ! » « Tu avais dit que tu me les prêtais ! » « J'ai changé d'avis ! Donne moi ça ! « Non ! » « Si, j'te dis ! » « Non ! Aïïïe, lâche moaaaargh ! »
« Quelqu'un a un lisseur ? Cette mèche est rebelle ! ... VIIIITE UN LISSEUR ! »
« Mais qui va vouloir de moi ? »
« Bouhouuuhouuu...Il a dit qu'il avait déjà une coOoOopiiiiiiine ! »
« Alors, j'suis bien comme ça ? » « Hm ... Original ! »
« J'ai toujours pas trouvé de cavalier ! Qu'est-ce que je vais faire ! »
« Je suis seuuuule pour toujours, personne va vouloir de moiiiii ... »
« Mon vernis ! Mon vernis ! Où est mon vernis ! Poussez vous d'là ! Mon verniiis ! »

Assise à l'extrême bout de mon lit, près de l'oreiller, j'assistais à cette scène de désastre total reculée dans un coin sombre du dortoir, sans prononcer un mot. L'étrange impression d'appartenir à un autre monde m'envahissait peu à peu, et je regardai mes camarades tourner dans tout les sens, se bousculer, s'échanger des affaires - une brosse - un collier - un vêtement, s'agiter, courir, se frapper, tomber, mes yeux ouverts de stupeur. Des filles pouvaient-elles être à l'origine d'un tel vacarme ? J'étais témointe d'une scène d'hystérie totale, orchestrée par des piallements, des gloussements et des plaintes qui m'exaspéraient. Inutile de chercher du réconfort, il n'y en avait pas. J'étais bien la seule à me conduire comme un être vivant de sexe féminin à peu près normalement constitué en cet instant. Un soupir d'agacement s'échappa de mes lèvres sèches. Je ne pouvais pas nier que les battements de mon coeur étaient anormelement amplifiés et plus nombreux, mais j'estimai que l'on pouvait largement se passer d'un tel spectacle. Tout les signes étaient là, réunis sous mes yeux, et annoncaient ce qui semblait être l'apocalypse :

C'était, tout simplement, un bal. Plus précisément, le bal d'Halloween, ce qui m'enchantait encore moins. Bien que je ne la détestât pas, cette fête était la dernière à laquelle j'aimais participer. Ces masques ignobles, ces mendiants qui sonnent à tout bout de champs, ce n'était vraiment pas ma tasse thé. Soudainement, l'image d'une grande maison parfaite, propre - trop propre - appartenant à un couple de gens intransigeants qui aimaient que leur fille soient le meilleur exemple d'obéissance et de réussite de toute l'Angleterre surgit dans mon esprit embrouillé. Mes parents haïssaient Halloween. « Ces gamins n'ont pas d'autres occupations que d'embêter d'honnêtes gens à cette heure du soir ! », grognait mon père. « Qu'ils nous fichent un peu la paix ! Haley, va donner une poignée de Patacitrouilles à ces mioches, orne leur tête d'oreilles d'ânes si il le faut, mais débarasse-nous d'eux ! » ( il ne s'emportait que très rarement, mais Halloween le mettait hors de lui ) « Richard ! » , le grondai ma mère. « Nous sommes des gens respectables, et devons montrer un minimum de politesse envers les enfants du voisinage. Haley, ma chérie, donne leur une poignée de Patacitrouille - rien de plus - mais sois assez ferme. » Lentement, je prenais le bocal à friandises posé sur une petite table près du grand buffet de la salle à manger, et me dirigeai vers le vaste hall d'entrée. J'ouvrais la porte avec un sourire bienveillant et timide et tendait le bocal aux jeunes enfants masqué plantés devant la porte. Ils prenaient alors quatre ou cinq poignées de Patacitrouilles, puis, au moment de refermer la porte, mon sourire glissait doucement de mes lèvres. C'était la même chose tout les ans. J'avais appris à ne pas aimer Halloween à travers mes parents.

Un cri de fille paniquée me sortit de mes sinistres pensées. J'aurais aimé dire que je venais de songer à mon passsé, mais tout cela était encore trop vif et je m'y accrochai trop pour qu'il y appartienne.

Les humaines de mon espèce m'inspirait secrètement de la honte. Cependant, je songeais avec recul que je devais avoir l'air bien sotte, plantée au milieu de ces filles plus surexitées les unes que les autres. Un élément de décor. Sans importance. Effacée, comme toujours. Mais je ne m'en plaignai pas. Je redressai légèrement la tête, gênée mais non-mécontente de me conduire normalement. Il y avait des limites à tout, notamment à la compréhension de l'être vivant, et ce soir, toutes avaient été franchies. J'étais perdue dans cet océan de superficialité. Je sentais avec un pincement au coeur que je n'avais pas ma place ici, même si, officiellement, je devais habiter dans ce dortoir avec ces phénomènes tout les soirs. L'envie d'être comme elles toutes, dynamiques et pleines de vie, m'avait souvent submergée, mais en cet instant, elle avait disparu. En aucun cas je n'aurais aimé ressembler à ça. Et pourtant, je continuai à les envier, parfois.


« Oh ! Haley, Haley ! Dépêche-toi, ça commence dans cinq minutes ! Tu risques d'être convoitée ce soir ! », me lança ma camarade avec un air sous-entendu.

Je serrai les lèvres. Esther avait sans doute raison, je risquai de ne pas passer inaperçue même si je l'espérai de toutes mes forces. Cependant, je n'attardai pas mes pensées là dessus. Je risquai bien assez tôt d'en faire les frais, il valait mieux pour moi de ne pas y penser tout de suite et profiter des quelques minutes de répit qu'il me restait. J'espérai tout de même être oubliée ce soir; je n'avais rien d'intéréssant et de nombreuses filles auraient aimé avoir une côte de popularité.


« Roooh, t'es pas drôle ! Arrête, c'est génial ! Bon d'accord, on t'envie toutes un peu mais... »

« C'est presque rien, tu sais...S'il te plaît, Esther je... »

« Oui, oui, on n'en parle pas. Eh, n'empêche, tu vas pas avoir le choix ! » me lança ma voisine de dortoir avec un clin d'oeil.

Belle preuve de compassion. Et il fallait appeler amis ces gens là ? Bon, c'est vrai, Esther était une des personnes les plus supportables du dortoir. Elle pouvait se montrer très gentille et de bonne compagnie quand elle le souhaitait, mais l'euphorie du bal l'entraînait comme toutes les autres dans une sorte de «transe de fille post-bal» qui s'accentuait de minutes en minutes. L'ambiance commençait à être étouffante, et je m'aperçu en portant mes paumes froides à mes joues que celles-ci étaient brulantes, ainsi que mon front. Me levant avec prudence de mon lit - mon refuge -, je décidai avec courage de traverser la masse de filles à laquelle j'étais confrontée afin de poser mon masque sur mon visage - car en plus, ce bal devait être masqué. Heureusement, le déguisement n'était pas obligatoire. Passant le plus vite possible devant le miroir le moins encombré afin d'aperçevoir ce à quoi je ressemblais - j'étais prête depuis une vingtaine de minutes - je soupirai pour évacuer la panique qui prenait possession de mon esprit. Mes longs cheveux bruns étaient remontés et attachés grâce à une simple barette noire du haut du crâne jusqu'au dessus des oreilles; le reste des cheveux était lâché et légèrement bouclé. Ma robe était simple, bleu nuit presque noire, constituée de tissus fins et légers. Elle descendait un peu plus bas que les genoux, et les manches courtes étaient légèrement bombées. Les filles m'avaient qualifié de petite princesse de la nuit. Je devais ces soins à Esther qui avait tout fait pour que je sois, selon ses propores mots, « la plus mignonnne possible », et c'était apparemment réussi puisque mes camarades avaient affichées une moue un peu boudeuse avant de se concentrer sur leurs propres affaires - mes joues s'étaient tout de suite empourprées, j'estimai n'être pas faîte pour ces choses là et jamais je ne ressemblerai à quelque chose de convenable lors d'une soirée.

Je n'aimais pas les bals. Mais c'était presque une obligation de me rendre à celui-ci. J'avais bientôt quinze ans, et je ne m'étais encore rendue à aucun bal. J'avais bientôt quinze ans, et il ne s'était rien passé de palpitant dans ma vie .



~~~~ PLUS TARD, DANS LA SOIREE ~~~~
( Pour savoir ce qui s'est passé avant, voir futur topic qui existera bientôt xD )


Lorsque je m'engouffrai dans la salle de bal, une étrange chaleur s'empara de tout mon corps. L'air frais de l'extérieur avait frappé mon visage quelques secondes auparavant, et ce changement brutal de température me déstabilisa. Un frisson parcouru mon corps engourdi, mais heureusement, j'avais quelqu'un sur qui m'appuyer. Politesse et coutume oblige, mon bras reposait sur celui de mon cavalier. Ca n'avait pas été une mince affaire...Mais finalement, tout s'était arrangé. J'avais un cavalier, un vrai, en chair et en os, pas trop mal de surcroît, parfaitement poli et de plus, très gentil. Je n'avais pas à me plaindre. Réajustant mon masque bleu nuit aux fils argentés sur mes yeux de ma main libre, j'eu à peine le loisir d'observer la salle merveilleusement décorée et d'observer les gens qu'il s'y trouvait qu'une incroyable chevelure rousse soigneusement attachée - elle était reconnaissable entre milles, se dirigeavers le couple d'aigles que nous formions, mon cavalier et moi. Cette belle chevelure rousse appartenait à Siofra O'Kelly, la plus fouines des fouines qui puissent exister sur cette terre, si ce n'est Sarah Kale - la directrice du Daily à qui j'avais «volé» un certain titre... Je déglutis difficilement et sentait que tout mon corps tenait de façon à peu près droite grâce à mon cavalier - qui du sentir mon bras peser beaucoup plus lourd soudainement.
Je savais que je ne pouvais pas y échapper. Non, pas d'interview, pas d'interview...Cette prière mentale - adressée à qui pouvait me sauver de cette situation embarassante - ne servait absolument à rien, je le savais. Mon coeur s'accélèra tellement que ma respiration se fit haletante, précipitée, désordonnée, et il tambourinait au rythme des pas de la rouquine. Affolée, j'entrepris de garder mon calme en essayant de régulariser ma respiration. Puis, sentant que la sentence approchait, je jetais un regard désespéré à Jean Darck, espérant que mon cavalier comprendrait la situation et se préparerai mentalement au harcèlement verbal qui allait débuter.
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Jean Darck


Jean Darck
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MessageSujet: Re: Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]   Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)] Icon_minitimeDim 2 Nov - 22:50

« Mon cher frérot,

Il fait froid à la maison, maman à encore oublié de régler les factures… Le monde moldu est incroyable, tu oublis une fois ou deux et ils te coupent tout ! Enfin bon, heureusement j’ai tout de même réussie à trouver une bougie dans le vieux placard près de la cheminée et je peux ainsi t’écrire. On a reçu, il y a quelques jours, une lettre de ton école (qui sera la mienne dans quelques temps, j’ai hâte !!), elle nous informait d’un événement qui aurait lieu pour fêter Halloween. Un bal. Je sais pertinemment que tu détestes ça et que tu n’as aucunement l’intention d’y aller, mais je sais aussi que tu ne poserais pas de lapin à ta cavalière. Quelle cavalière ? te demandes-tu …
…Je t’en ai trouvé une !!

Comme tu le sais, j’arrive à me faire faire parvenir le Daily Poudlard et me tiens donc, un an à l’avance, au courant de tout ce qui se passe dans l’école. J’ai donc appris récemment qu’une jeune fille prénommée Haley Collins venait d’être élue Miss Serdaigle. Elle est surement très belle et comme tu es le plus beau des frères, je voulais te trouver une jolie cavalière. Tu es probablement fou de rage à cet instant, ou alors tu ris jaune, c’est pourquoi, je vais me dépêcher de te donner les renseignements importants pour la soirée et le lieu où tu as rendez vous avant que tu chiffonnes la feuille et ne la regarde plus.

Tu dois te trouver a 20h pétantes devant les portes de la Grande Salle, la jeune fille portera un masque bleu nuit et toi… regarde le colis qui va avec cette lettre, ton costume est dedans. Un masque noir, assorti au costume, y est joint. Je t’en pris, va a ce bal, amuse toi. Je suis encore petite mais je comprends pas mal de chose. Sous tes airs de Bad Boy se cache un p’tit cœur fragile.

Tu es mon frère chéri et j’espère que tu comprendras un petit peu ce que j’ai voulu faire avec ce coup-certes bien pensé pour une fille de 10 ans, et j’en suis pas peu fière, mais pas très agréable…-, et que tu me pardonneras avant de me voir débarquer à Poudlard dans 6 mois.

Je t’embrasse fort Jean et j’attend impatiemment de tes nouvelles. Ecris moi.
Je t’aime.


Ta sœur, la peste. »

- Mais quelle saleté !

J’avais dis cela avec un petit sourire mi-amusé, mi- fier. Ma sœur était intelligente et bien que ce sale coup m’énervait, je ne pouvais m’empêcher de l’adorer. Elle avait organisé tout cela dans le seul but d’avoir un frère populaire et bien aimé de tous à son arrivée. Elle était maline et remarquablement peste. Elle s’était sûrement fait passer pour moi en envoyant une lettre à la jeune Haley.
Haley Collins. J’avais bien déjà entendu parler de cette jeune fille, mais ne savais vraiment pas qui elle était. J’allais donc, ce soir, assisté à un rendez-vous avec une inconnue. Tout cela pour le seul plaisir de ma sœur.

Fourrant la lettre dans ma poche droite, je descendis de mon lit, et m’approchai de la boite en carton qui avait été apportée avec la lettre. Avec un petit pincement au ventre, je détachai les nœuds qui la maintenaient close et sorti mon masque et mon costume pour la soirée.


*éhéhé…*

J’avais eut tort de douter des talents de stylisme de ma sœur. Elle s’était vraiment bien débrouiller sur ce coup là. Le costar m’allait comme un gant. Le masque me donnait un air mystérieux et faisait ressortir mes yeux bleus que l’on ne voyait guère d’habitude, cachés par des mèches de cheveux. Il y avait une cravate avec le costume mais j’hésitai à la mettre, elle me donnait un air trop sérieux et j’optai donc pour la laisser au dortoir, la chemise un peu ouverte était plus de mon âge.
Me regardant une dernière fois dans la glace et passant une main dans mes cheveux pour leur donner une forme correct, je mis ma veste, passai mes chaussures, nettoyai mes dents et descendis les marches de la salle commune pour me rendre au rendez-vous.



****PLUS TARD DANS LA SOIREE****


Nous entrâmes tout deux dans la salle merveilleusement bien décorer pour l’occasion. Il y avait de toute part des citrouilles, des monstres, des bonbons et surtout énormément de monde. La salle était bondée, des couples dansaient déjà et surtout, la buvette ressemblait à une fourmillère.
Tout les sorciers avaient joué le jeu, ils portaient tous un masque et les voir ainsi me fit penser que le mien trônait sur le haut de mon crâne et non pas sur mon visage. De mon bras libre, j’abaissai l’accessoire et posai ensuite les yeux sur ma cavalière. Ma jolie cavalière. Miss Serdaigle.

Quand je pense que quelques heures plus tôt, je maudissais ma sœur de m’avoir obligé à participer a cet évènement grotesque. Je ne le regrettais plus du tout maintenant et la remerciai presque.
Nous nous dirigions vers la buvette quand je sentis le bras de Haley s’alourdir, je l’observai alors, craignant un malaise dût à la chaleur de l’endroit, mais elle semblait plus anxieuse que malade. Elle était sûrement, comme moi, un peu perdu dans cet endroit, pas vraiment à sa place. Je lui fis un sourire amical et nous continuâmes notre route.

Nous venions d’arriver au comptoir, une jeune fille rousse s’approchait de nous et lorsque Haley croisa mon regard, je pus lire qu’une peur étrange s’était emparée d’elle. La jeune fille rousse était sûrement Siofra O’Kelly, la reporter du Daily Poudlard, dont m’avait parlé, quelques minutes plus tôt, Haley. Elle allait nous posé des questions, essayer de dénicher le moindre scoop que le couple que formions Haley et moi, allions pouvoir lui apporter.
Le regard de ma cavalière m’indiquait qu’elle voulait que je l’aide, qu’elle avait peur des propos qu’allaient tenir Siofra, il fallait donc que je limite au maximum les tentatives d’approche de la jeune journaliste.

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Stephen Fray


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MessageSujet: Re: Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]   Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)] Icon_minitimeLun 3 Nov - 0:47

Le métier de journaliste requert certaines qualités indispensables. La plus connue étant – bien entendu – la curiosité (aussi étrange semble-t-il, il ne s'agit pas forcément d'un vilain défaut, comme aurait dit Alice). Mais il y en avait aussi beaucoup d'autres. Siofra ne les possédait pas toutes (personne n'est parfait), mais elle en comptait un nombre suffisant pour pouvoir être qualifiée de fouine hors-pair, et notamment : la faculté de réfléchir à toute vitesse.

Agir. Prendre de vitesse. Évoluer. S'adapter. Piéger.

Tels étaient les talents qu'un paparazzi devait impérativement développer. Siofra, elle, n'avait pas eu besoin de fournir beaucoup d'effort : vive et maligne, elle n'avait en outre aucun scrupule et se moquait bien de l'avis d'autrui. Ces aptitudes faisaient d'elle un être infernale qui obtenait toujours ce qu'il voulait, quelques soient les limites. D'ailleurs, elle avait récemment atteint ses limites personnelles, et pourtant, elle était toujours vivante, n'est-ce pas ?

Quoiqu'il en soit, notre jeune irlandaise, si elle n'était pas la plus jolie fille de Poudlard, comptait, peut-être, parmi les plus vives d'esprit (sans la vanter). Parfois, dans ses moments de lucidité, elle s'effrayait elle-même : elle aurait tout aussi bien pu être une machine à tuer, tant ses actions étaient incoutournables. On n'échappait pas à Siofra O'Kelly quand elle avait décidé de vous extirper des infos – pas plus qu'on échappait à la foudre en se tenant debout sous un arbre en plein orage et en hurlant "TOUS LES DIEUX SONT DES BÂTARDS !!"

Et en l'occurence, c'était à peu près ce que venait de faire Haley Collins, aux yeux de Siofra. Venir ainsi, dans cette robe digne du festival de Cannes, au bras d'un garçon tout aussi charmant qu'elle. Sans parler de son titre : Miss Serdy. Pour la rouquine en mal de scoops, c'était un couple hollywoodien qui s'avançait sous ses yeux, ni plus ni moins.

Les quelques enjambées qui la séparaient de ses futures victimes suffirent à O'Kelly pour se remémorer le profil de Haley Collins – croyez-le ou non, mais l'apprentissage des profils des Miss and Misters faisait partie de sa formation de journaliste. Elle connaissait par cœur les détails les plus secrets de la vie de chacun d'entre eux. Bon, d'accord, peut-être pas les plus gros secrets, mais elle connaissait l'essentiel : le strict minimum dont elle avait besoin pour savoir comment prendre telle ou telle personnalité de Poudlard.

Car, bien entendu, il n'était pas question d'aborder Mister Poufsouffle, le prototype du peace and love, de la même façon que Miss Serpentard, la furie sans nom qui hantait les couloirs de l'école en terrorisant tout ce qui bougeait, et même ce qui ne bougeait pas. De même, il était plus difficile de faire parler Mister Gryffy sur sa propre vie que son homologue féminine, bien plus bavarde.

En fait, ni O'Kelly ni aucun journaliste de sa connaissance n'avait jamais adressé la parole à Haley. Celle-ci n'avait pas suffisamment de personnalité pour les intéresser. Elle passait ses journées à lire et à étudier. Aux yeux de la jeune irlandaise, Miss Serdy avait une vie insipide et ennuyeuse : pire, elle ne méritait pas son titre car elle était incapable de leur fournir le moindre minuscule potin. Inutile, donc, la Miss, bien qu'elle représentât pleinement sa Maison.

Et pourtant ! Quelle bonne surprise avait-elle préparé au Daily ! Comme quoi, elle cachait bien son jeu.

Haley Collins, récita mentalement O'Kelly. Peu bavarde, et même carrément renfermée, comme une huître sur sa perle. Il ne serait pas facile de lui tirer les vers du nez. Quant à Jean Dark, elle le connaissait moins bien, puisqu'il ne s'agissait pas d'une personnalité, mais en tant que Serdaigle, il serait sans doute également difficile à convaincre. Ce serait donc un défi. Ça tombait plutôt bien, parce qu'elle avait besoin de voir jusqu'où elle pourrait aller pour obtenir ce qu'elle voulait.

Toutes ces réflexions ne lui avaient pris que quelques secondes, et le temps qu'elle retourne à un objectif plus précis, elle se tenait devant le couple effarouché. C'était en effet le mot qui convenait le mieux pour qualifier ces deux aiglons, serrés l'un contre l'autre comme s'ils avaient peur de ce que la jeune irlandaise pouvait leur infliger.

O'Kelly sourit à nouveau, pour elle-même cette fois-ci : un petit sourire satisfait qui exprimait son contentement à l'idée d'être crainte, enfin. Elle n'était pas et n'avait jamais été une sorcière exceptionnellement douée ; pourtant, sa réputation de fouine l'avait rendue dangereuse aux yeux des élèves. Elle trouvait cette nouvelle sensation de puissance parfaitement intéressante…

Oui, puissance, c'était bien le mot qu'elle aimait se répéter en ce moment, machinalement, comme une étrange litanie. Puissance, avec un point d'interrogation. La curiosité, toujours, la poussait sur des voies de plus en plus sinueuses, des voies qu'elle espérait inexplorées. Elle jouissait du plaisir de briser les frontières qu'on lui avait imposées, d'aller au-delà, et de s'enfoncer toujours plus loin, toujours plus profondément dans cette contrée à la beauté sauvage et mystérieuse.


– Hey ! Haley ! salua-t-elle la Miss Serdy, son sourire plus large lui étant cette fois destiné. Comment ça va ?

Collins marmonna quelque chose mais O'Kelly était déjà passée à la suite, ce qui l'intéressait vraiment en fait – c'est à dire pas l'humeur de la Miss Serdy dont elle se fichait complètement.

– Je ne savais pas que tu avais quelqu'un pour t'accompagner au Bal ! reprit-elle, son sourire toujours plus étincelant. Petite cachotière, tu t'es bien gardée de me le dire, hein !

Elle donna une petite tape à l'épaule d'Haley tout en s'esclaffant, immitant les pires courges de sa connaissance pour plus d'authenticité, comme si elles étaient les meilleures amies du monde. Jean était troublé, Siofra le voyait bien malgré son masque qui ne parvenait d'ailleurs pas à cacher ses yeux d'un bleu étonnament clair. Qu'était-il en train de penser ? Qu'elle était folle ? Possible, probable, même. Mais avec un peu de chance, il pouvait aussi bien se demander quels étaient les liens entre sa cavalière et la journaliste. Il n'y en avait aucun, en réalité, mais O'Kelly voulait l'amener à douter pour en faire une proie plus facile.

– Et si on allait boire un verre ? continua-t-elle nonchalemment. Ça fait longtemps qu'on a pas discuté, toutes les deux ! Tu pourras me parler de ton ami, comme ça, qu'en dis-tu ?

À ces mots, elle attrapa l'une des mains du garçon et la tira légèrement pour l'inciter à la suivre. Le jeune homme paraissait de plus en plus déboussolé : il devait probablement avoir l'impression que deux jolies filles étaient en train de se disputer pour lui. En vérité, Siofra le prenait littéralement en otage. Elle tira plus fermement, et commença à reculer vers la Buvette. Elle savait bien qu'Haley, aggripée à son autre bras, ne pourrait que suivre si elle parvenait à entraîner son cavalier.

Collins arborait une expression de torturée : ces yeux semblaient supplier l'irlandaise de la laisser en paix. Celle-ci se contenta de lui sourire gentiment. Un sourire de gamine, cruel, rédoutable, et beau – quand même.

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Haley Collins


Haley Collins
Élève de 7ème année



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MessageSujet: Re: Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)]   Course Poursuite ! [PV Haley et son cavalier ;)] Icon_minitimeMer 5 Nov - 16:39

Ce qui devait arriver, arriva. A moins de m'enfuir en courant comme une pauvre folle bonne à enfermer à l'asile, je ne pouvais pas échapper à Siofra O'Kelly. Contrainte à rester plantée comme une idiote près de mon cavalier qui me soutenait plus qu'il ne m'accompagnait poliment, je remis nerveusement une mèche de cheveux bruns derrière mon oreille droite - qui était pourtant déjà à sa place. Il fallait faire passer le temps avant de tomber sous les grandes phrases de Miss O'Kelly. Je choisi d'occuper les quelques secondes qui me restaient à régulariser au mieux ma respiration qui s'accélérait sous l'effet du stress. Je pris soudainement conscience que je devais avoir le teint livide, comme prête à passer à la guillotine ! Le fait que l'arrivée de Siofra m'apparaisse comme une sentence me décribilisa à mes yeux : j'étais résolument stupide. J'avais supporté des moments bien pires que ceux-ci. Soudainement, la une d'un magasine me sauta aux yeux et je vis mon nom étalé en grosse lettre sur celle-ci. Mon subsconscient me trahissait. L'angoisse me reprit aussitôt dans ses mains diaboliques, faisant disparaître en une demi-seconde le rempart que j'avais dréssé autour de moi depuis l'apparition de la journaliste.
Je déglutis à ce mot. Qui dit journaliste, dit interview, dit question gênante. Je n'eu pas le temps de m'attarder sur ce qu'elle m'avait préparé, que la concernée arriva, rayonnante.


– Hey ! Haley ! Comment ça va ? me lança ma faucheuse avec un trop grand sourire à mon goût.

J'eu la mauvaisse impression de distinguer une pointe d'hypocrisie derrière cette question pourtant banale. Polie, je commençai à marmonner une faible réponse qui s'évanouit sous les nouvelles paroles de Siofra.


– Je ne savais pas que tu avais quelqu'un pour t'accompagner au Bal ! Petite cachotière, tu t'es bien gardée de me le dire, hein !

Comme un éclair qui annonçait ma mort, je compris en cet instant que ma légendaire patience allait être mise à l'épreuve. Bien qu'étant assez instable ces jours-ci, je savais que je n'étais pas du genre à m'emporter facilement - certaines m'avaient même complimenté sur ce point, ce qui n'avait pas manqué de m'arracher un soupir gêné. A quoi bon envenimer les choses ? Il suffisait de rester de marbre, répondant sagement à l'interrogatoire qui allait bien vite passer ( ou du moins, j'esseyai de m'en convaincre ). La tape qui devait passer pour gentille et amicale que la rousse donna sur son épaule me secoua tout en me tirant de mes pensées. Il suffisait d'être calme, c'est tout. Une recommandation que j'ordonnais silencieusement à mon coeur qui s'affolait - sans espoir. Il tambourinait sans cesse dans ma poitrine, et j'eu même peur que la sensation de nausée dont j'étais prisonnière est vraiment lieu.

Je m'efforcais tout de même à réfléchir à mon cas désespéré. Ne pas comprendre pourquoi j'étais dans un état pareil m'irritait intérieurement, mais une chose plus urgente s'imposa à moi : je n'avais plus que quelque seconde pour répondre quelque chose de convenable si je ne voulais pas passer pour une sourde-mouette. Feignant d'observer mon cavalier - j'allai réellement rester muette si je plongeai mes iris dans ceux de mon interlocutrice, j'articulai une réponse en essayant d'adopter sans grand succès le ton de camaraderie qui me déplaisait sur lequel elle m'avait abordé :


- Oh, les choses se sont très vites déroulées, répondis-je en essayant de contrôler ma voix tout en lançant un regard furtif à Jean.

Ce qui n'était pas faux. Les circonstances dans lesquelles ce rendez-vous s'était déroulé n'avait rien de commun. Un présage de la mauvaise soirée qui allait suivre ? Dans ces moments, je me détestai moi-même. Je m'étais rendu compte de ce que j'étais vraiment récemment. Bientôt quinze ans, n'étais-je pas en pleine adolescence ? « Vraiment charmante, cette petite, tout se passera comme sur des roulettes ! » avait assuré ma mère. Cependant, je m'étais surprise à rejeter certains aspects de ma personnalité que je n'appréciais pas. En cet instant, j'aurais aimé être plus courageuse, et balancer une réplique tout aussi hypocrite et fausse que celles de Siofra qui m'écrasaient comme une vulgaire mouche dans sa toile d'araignée. Je pris une inspiration...Mais rien ne franchit mes lèvres tremblantes. Mon poing se serrait par dessus le bras de mon cavalier, signe d'énervement qui me trahissait et auquel je n'étais pas habituée. A croire que la rouge et or savait comment je réagirai. Et si c'était le cas ? Si elle me parlait comme à une vieille amie, en sachant pertinamment que cela me déplairai mais que mes lèvres resteraient closes ? Mes doigts se relâcherent sous l'effet de la surprise. Je m'efforçais de ne trahir aucun étonnement sur mon visage. Non...Etait-elle si vicieuse ?


– Et si on allait boire un verre ? Ça fait longtemps qu'on a pas discuté, toutes les deux ! Tu pourras me parler de ton ami, comme ça, qu'en dis-tu ?

J'avais beau dépasser Siofra en âge d'une année, elle me devançait largement en ce qui concernait l'audace. Sans aucun doute, elle savait qui j'étais. Comment je réagirais. Etais-je fichée dans ses dossiers ? Maintenant que je commençais à voir clair dans son jeu, cette solution ne me semblait plus aussi improprable. Siofra prit fermement Jean par la main et l'entraîna en otage, toujours sans me laisser le temps de répondre. Evidemment, cela ne l'intéréssait pas. Elle attendait les détails croustillants, comme toute journaliste qui se respecte. Je réprimai un sourire. Ma vie n'avait rien d'intéréssant. Sans aucun doute, c'était seulement mon titre qui provoquait cette soudaine attention à ma personne. Ce qui m'arrangeait habituellement, je détestai être au centre des conversations.

La Gryffondor nous entraîna jusqu'à la buvette - elle tirait Jean, auquel je m'accrochais comme une naufragé. Je restai muette, attendant la suite avec toujours autant d'appréhension. Puis, elle me lança un horrible sourire en réponse à mon regard involontairement suppliant, qui ne manquait pas de beauté peut être, mais qui était laid dans sa signification. L'espace d'un instant, le temps de ce sourire, je vis un autre masque sur le visage de Siofra O'Kelly. Un masque qui lui collait à la peau.
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