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Let's cook? [PV]

 
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 Let's cook? [PV]

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Sasha Greenhorn


Sasha Greenhorn
Élève de 3ème année



Féminin
Nombre de messages : 303
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Particularités: Aveugle.
Ami(e)s: Casey est la plus chouette. Les cookies après.
Âme soeur: J'ai une soeur moi?

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MessageSujet: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeSam 9 Juin - 0:36

Heure : 11h36
Lieu : Les cuisines
Odeur ambiante : Celle d’un poulet qui cuit dans le four et du nettoyant magique.

La chaleur ambiante qui régnait dans le dortoir joue me tira de mon lourd sommeil en ce samedi matin. Je me levais doucement, m’asseyant sur mon lit en silence. Tendant l’oreille, j’analysais la situation. Aucune respiration dans l’air, seulement le bruit lointain des discussions de la salle commune. J’avais visiblement écopée du lit le plus loin de la porte car j’entendais les pas dans les escaliers qui me semblait provenir de plusieurs mètres. Sous mes cuisses nues, la couette me chatouillait la peau et en passant mes doigts dessus, je sentis une couture semblant indiqué qu’un motif était brodé là. Fronçant les sourcils, je traçais du bout des doigts les lettres cousues une à une, constituant lentement le nom de ma maison. En dessus du nom se trouvait également ce qui semblait être un blaireau, animal totem de ma maison. Pourquoi alors les couleurs étaient-elles noir et jaune ? Un blaireau n’est pas jaune que je sache ? J’en étais sûre même. Quand j’étais gamine, j’avais un livre sur les animaux de la forêt, et je revoyais encore dans ma tête la petite bête avec sa queue et son petit nez. Pas de jaune dans mes souvenirs. La couleur d’un animal ne pouvait pas avoir changé entre-temps non ? Note pour moi-même : j’avais intérêt à demander au plus vite.

Je passais ma main sur ma montre, cherchant un petit bouton à côté du cadran que je pressais délicatement. Une petite voix mécanique s’en éleva et m’indiqua qu’il était 10h02. Je détestais cette petite voix préenregistrée et sans émotion mais je devais avouer que cette montre était la plus pratique ! Je n’avais plus à demander toutes les deux secondes l’heure à quelqu’un, ce qui n’était pas la chose la plus facile à faire. Je me souvenais avoir trouvé cette petite merveille dans une boutique à 100yens près de la gare d’Ueno lors d’une sortie avec Yuria, ma voisine. De 4ans mon ainée, elle m’amenait très souvent me promener et faire du shopping dans les arcades marchandes la ville. D’après elle, la montre était rose claire en plastique avec un petit cadran carré où les chiffres s’affichaient numériquement. Pas d’aiguilles, trop compliqué à lire m’avait-elle dit en rigolant, sachant très bien que cela ne changeait rien pour moi. Je l’avais depuis plus de an et demi, et le bracelet avait commencé à se distendre et la voix à se faire plus faible. Mais bon, au prix où je l’avais payé, c’est-à-dire environ un livre pour vous faire la conversion, je ne m’attendais pas une rolex. Et puis personne n’a fait de Rolex qui parle, ce n’est pas ma faute !

Je décidais enfin à me lever prudemment. Le sol était froid, signe que le soleil n’atteignait jamais les pierres dures qui servaient de plancher à mon dortoir. Etant pied nus, un frisson parcourut ma peau à ce contact presque désagréable mais j’haussais les épaules : je n’avais aucune d’où j’avais mis mes chaussons et ce n’était pas le moment de chercher. Je devais plutôt aller prendre ma douche ! Tâtonnant le long de mon lit, je me félicitais intérieurement lorsque j’atteignis enfin mon armoire. Passant mes mains sur le meuble, je situais le premier tiroir du haut qui contenait mes sous-vêtements et je tirais lentement sur la poignée. Plongeant ma main dans la marée de tissus, j’attrapai au hasard une culotte en coton. Passant ma main sur les coutures, je devinais que c’était celle avec le petit nœud provenant d’un pack que j’avais acheté avec ma mère au supermarché. Elle n’avait pas de trou sur le côté, ce n’était donc pas la rose. La grise ou la violette alors, je n’en avais aucune idée. J’ouvrais ensuite le tiroir à côté, sortant une paire de chaussettes basses. Je n’avais que des paires similaires, les différencier auraient donc été un essai illusoire ! Maintenant, le plus dur restait à venir : les habits.

J’ouvris le tiroir qui contenait mes tee-shirts (le troisième en partant du haut) et me mit à tâtonner doucement. Parcourant une pile, je finis par empoigner ce qui me semblait être mon débardeur gris clair. L’explorant de mes doigts agiles, je reconnus le nœud sur l’épaule de celui-ci et j’eus un sourire triomphant. Victoire ! Oh, maintenant, le jean. Mais ça c’était bien plus simple. Dans le dernier tiroir, j’attrapai le premier pantalon qui me tombait sous la main et reconnut par les coutures à l’étiquette que c’était mon jean basique bleu foncé. Parfait. Mes affaires sous le bras, je saisis pour finir ma trousse de toilette en haut de la commode. Direction ? La douche ! Fière de moi, je me dirigeai lentement vers la porte en rasant les murs pour être sûre de ne pas me tromper. Voilà voilà, la voici ! Nouveau sourire tandis que je tournais la poignée et que la porte s’ouvrait en un grincement désagréable. Me collant toujours au mur, je suivis la direction de la salle de bain que j’avais mémorisé depuis le début de la semaine. J’entendis des éclats de rires provenant d’une salle qui semblait s’ouvrir et se fermer en permanence. De toute évidence, tout le monde se préparait là-dedans.

Je pénétrais dans la salle de bain. Je reconnus la pièce au bruit de l’eau qui tombait sur le carrelage, celui de la brosse de mascara que l’on sort en l’essorant et les rires des filles devant les miroirs. La vapeur d’eau se déposa sur ma peau et j’étais prête à parier que la fille qui prenait sa douche à côté de moi utilisait un shampoing à la cerise. J’eus un sourire et rentrai dans une cabine silencieuse. Je déposai mes affaires sur le tabouret et tirai le rideau entre la douche même et l’espace qui servait à se changer. Rapidement je me lavais puis enfilais mes habits sorti au préalable avec de sortir pour me diriger vers les miroirs. J’avançais droit devant moi, consciente que les autres s’écartaient à mon passage. Les filles à côté de mon évier riaient de leur projet pour la journée et je me lavais les dents tranquillement. Je me brossais également les cheveux rapidement et les secouai, espérant qu’ils prendraient une tête acceptable. Ebouriffant ma frange, je récupérai mes affaires pour prendre la direction de mon dortoir à nouveau. Une fois là-bas, je laissais mon pyjama sur mon lit et rangeai de nouveau ma trousse de toilette. Empoignant mon sac que j’avais laissé au pied de mon armoire, je cherchais mes ballerines durant plusieurs minutes durant avant de les retrouver sous mon lit. Elles jouaient à cache à cache ? Pas du jeu.

Je sortis à regret ma canne pour quitter la salle commune. J’eus le plaisir de me faire accompagner par une élève de troisième année qui me proposa de m’aider à sortir. Un sourire et un merci plus tard, j’étais dehors. Elle se proposa également de m’accompagner jusqu’à ma destination, mais je refusais poliment : je pouvais m’en sortir par moi-même. Je me dirigeai alors lentement le long du couloir jusqu’à attendre mon but ultime : les cuisines ! J’eus un sourire franc en pénétrant dans les lieux. Une odeur de poulet rôti y régnait et j’entendais les elfes de maisons s’agitaient en couinant. L’un d’eux s’approcha d’ailleurs de moi à en juger par un petit bruit de pas pressé. Quelques secondes plus tard, on me demanda d’une petite voix ce que je désirais.

- Des ingrédients pour cuisiner des cookies s’il vous plait. Vous pouvez me conduire à un plan de travail ? Répondis-je avec politesse, rangeant ma canne dans mon sac.

La petite créature empoigna ma main en s’excusant de devoir me toucher et m’amena quelques mètres plus loin. Posant mes mains sur ce qui semblait donc être un plan de travail, j’y trouvais une boite d’œufs et d’autres boites en verre accompagnées de diverses ustensiles. Je sortis alors de mon sac un classeur de recette que j’avais pris et commençai à chercher la page que je désirais, mes doigts courant sur les petits points de long des pages. Et voilà, cookies ! Je tentai de poser sans rien faire tomber mon classeur sur le plan, et je parcourus les premières lignes d’instruction. De la farine dans un saladier. Je demandais à un elfe d’ensorceler la balance pour qu’elle puisse parler et lentement, je m’y mis au travail. Ouvrant un à un les pots, je finis par trouver celui de farine et empoignant une cuillère après quelques recherches, j’en pesais la quantité indiquée. La balance m’aurait presque empêchée d’entendre le bruit qui venait de s’élever derrière mois. Des pas beaucoup plus lourds que ceux qu’un elfe. Je me retournais avec un sourire en attendant que la personne qui venait d’arriver s’était stoppée visiblement à ma hauteur.

- Salut. Tu cherches quelque chose ? Ou peut-être veux-tu faire des cookies avec moi ?

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Casey Roberts


Casey Roberts
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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeDim 10 Juin - 18:33

Il avait évidemment fallut que je me perde dans les cachots. Encore une fois. Une fois de plus parmi tant d'autres fois si bien que ce n'était même plus la peine que j'essaye de les compter. Quand c'était comme ça je pensais toujours à cet élève de Gryffondor qui m'avait appris, alors que nous étions en cours de défense contre les forces du mal, que leur salle commune se situait dans une grande et jolie tour, assurément à des kilomètres de la mienne, qui au contraire se trouvait tout en bas, dans les froids et sombres cachots de l'école. Une vraie source de stress pour moi donc, qui angoissais à chaque fois que je devais retourner chez les Poufsouffle ou alors sortir pour me rendre en cours. Et comme je n'étais pas toujours accompagnée parce que la plupart du temps j'étais un peu à la bourre, je n'avais personne pour me montrer le chemin ou très peu souvent. Cela ne faisait pas longtemps que je partageais un dortoir avec les autres jaunes et noirs, par conséquent, je n'avais pas encore retenu quel était le chemin exact, ce qui expliquait pourquoi je me retrouvais égarée, et la lumière qui s'échappait faiblement des flambeaux qui éclairaient le couloirs ne suffisait plus à me rassurer.

J'avais l'impression de tourner en rond, et ça me rappelait ce genre de films terrorisants où les héros principaux sont perdus dans une forêt et qu'ils n'avaient de cesse de passer toujours dans les mêmes endroits, ce qui les empêchait donc de sortir. Et comme il y avait plein de bruits inquiétants autour, ça ne faisait qu'augmenter leur état fébrile, donc certains s'énervaient et partaient de leur côté et ils finissaient toujours par se faire croquer par des loups...

Mais il n'y avait aucune raison d'avoir quoi que ce soit à craindre à part les fantômes, ici, n'est-ce pas ? Nous étions dans une école, il ne pouvait pas y avoir de bête féroce, d'après ma logique. Par contre des Serpentard, c'était une autre affaire, et j'étais bien contente de ne pas en avoir vu un seul pour le moment. Naïve comme je l'étais, à chaque fois que je demandais mon chemin à l'un d'entre eux, ça m'emmenait directement dans les profondeurs du château et je ne réalisais qu'après coup que j'étais une fois de plus l'une des victimes d'une mauvaise farce. Je poussai un soupir en essayant de ne pas songer à tout ça et avançait à tâtons en espérant que mon instinct me guide au bon endroit...

Et en effet, il me sembla reconnaître, quelques minutes plus tard, le tableau de fruits qui ressemblait beaucoup à celui – pour ne pas dire le même – qui se trouvait tout près des tonneaux qui abritaient notre entrée. Soulagée, je m'avançai et y collai presque le nez dessus pour voir s'il s'agissait bien de cette peinture si similaire ; j'étais dans un tel état d'excitation à l'idée d'avoir enfin retrouvé mon chemin que j'en tremblais presque. J'étouffai un éclat de surprise l'instant d'après : sans que je ne comprenne, je venais de me faire aspirer par la toile, et ensuite, je me retrouvais dans un nouveau lieu que je ne connaissais pas jusque alors...

Oh non ! Moi qui touchais enfin au but ! Je clignai des yeux plusieurs fois pour m'habituer à la lumière aveuglante qui contrastait totalement avec l'obscurité des cachots – quoi qu'il en soit, je préférais largement ! Il ne me fallut que peu de temps pour comprendre que j'étais dans les cuisines de l'école, il y avait des bruits un peu étranges, et des objets dont je ne savais même pas à quoi ils servaient, mais pour le reste, les fours et tout ce qui allait avec... Ce n'était sûrement pas pour faire griller les enfants dedans ! Oubliant de réfléchir à comment est-ce que j'allais faire pour pouvoir sortir d'ici, je fis un pas vers l'avant, curieuse, mais néanmoins certaine que je ne devais sûrement pas avoir le droit d'être ici... Je sentis qu'on me tirait par la manche. Je baissai les yeux...

- AAAAAH !!!!!!!!!!!!!

Je.. que.. hmmm.. il y avait.. Cette.. cette chose là, qui alors que j'avais bondi, avait eu un mouvement vers l'arrière de surprise. Mes yeux s'arrondirent, tandis que je ne pouvais m'empêcher de dévisager ce « personnage » qui se tenait en face de moi et qui ne cessait de s'excuser parce qu'il m'avait fait peur, qu'il ne voulait pas et qui me demandait ce que je désirais et qu'il me l'apporterait immédiatement. La bouche entrouverte et incapable de répondre, je fis encore quelques pas en arrière, jusqu'à ce que mon dos ne touche le rebord de quelque chose, me bloquant. Je posai la main dessus, mais elle s'accrocha au manche d'une casserole : ce qui devait se produire se produisit et elle tomba, et entraîna d'autres ustensiles dans sa course, provoquant un gros tintamarre de métal. De mon côté, je ramenai mes avants bras vers moi, car il n'y avait pas UN des énergumènes présents dans la pièce, mais bien PLUSIEURS, et je n'arrivais pas à définir si oui ou non ils étaient inoffensifs mais ne cherchais pas à le savoir, bien trop apeurée que j'étais pour organiser une question plausible dans ma tête à leur intention. Je regardais dans tout les sens, dans l'espoir de trouver mon salut. Oui !! Abandonnant les petits hommes qui s'affairaient pour tout ranger sans plus me prêter de l'attention, je trottinai jusqu'à une personne, pas bien plus haute que moi, qui ne semblait pas perturbée plus que cela – tant mieux, son calme m'apaisa un peu également. Elle était à l'autre bout des cuisines, et se retourna lorsque j'arrivai à sa hauteur.


- Salut. Tu cherches quelque chose ? Ou peut-être veux-tu faire des cookies avec moi ?

Je ne savais pas comment est-ce qu'elle faisait pour ne pas paniquer. Mais en même temps.. Si elle ne le faisait pas, c'était peut être parce qu'il n'y avait aucune raison de s'en faire ?

- Nn.. non, il y a ces créatures étranges là bas... je n'osai même pas me retourner pour les indiquer à ma camarade. Mais heu... j'essayai de me reprendre, tant de bien que de mal. Oui, des cookies comme dessert pour midi, c'est une bonne idée ! Dis-je en acceptant timidement sa proposition alors que je réalisais juste ensuite que je venais de petit déjeuner il n'y avait pas si longtemps de cela (et que c'était pour ça que je m'étais perdue ne voulant rentrer dans la salle commune) et qu'elle devait me trouver ridicule de dire ça...

Dans tout les cas, je lui aurais dit oui – j'accusais encore le choc et fuir était un exercice trop lourd à faire ; je ne voulais pas trébucher sur l'un des petits bonhomme ! Je détaillai discrètement ma camarade, de peur qu'elle ne le prenne mal si je la dévisageai franchement. Je me souvins d'elle vite, parce qu'elle faisait partie des élèves de première année qui avaient été répartis avec moi, nous partagions également les mêmes cours. Mais surtout, même si nous ne nous étions pas encore parlé, je l'avais déjà croisé dans la salle commune.

- Nous sommes toutes les deux à Poufsouffle, lui appris-je en retrouvant un peu le sourire, mais ça ne m'empêcha pas de me présenter, parce que comme je ne me faisais pas trop remarquer, elle ne savait sûrement pas qui j'étais. Mon prénom, c'est Casey.

Comme je ne savais pas trop où poser mes yeux je fixai le récipient qu'elle utilisait pour la préparation sans ciller, comme si cela allait m'aider à me remettre plus vite de mes émotions. Après tout le bazar que je venais de faire, en vérité, j'avais un peu peur de toucher à quoi que ce soit...

- Tu en es où dans ta recette ?
Lui demandai-je en évitant de m'attarder trop sur le reste, tout en cherchant à me donner une contenance comme je le pouvais. J'espérais vraiment qu'elle ne se moque pas de moi, car mon malaise n'arrivait toujours pas à disparaître complètement...

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« A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ? »

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Sasha Greenhorn


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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeDim 10 Juin - 19:27

Comparé à mes camarades, je ne pouvais juger quelqu’un en le rencontrant instantanément. Une chose était donc sûre, je jugeais jamais personne sur son apparence ou refusais d’entamer la conversation avec quelqu’un sous prétexte qu’il n’était pas comme il faut. Les fringues, le maquillage, la coiffure, tout ceci était un monde à part pour moi. J’avais déjà mes propres difficultés pour paraitre présentable, alors me soucier des autres ! Je ne pouvais pas distinguer une fille d’un garçon avant que mon interlocuteur n’ouvre la bouche, sauf si bien entendu ses pas m’indiquaient son poids. Je reconnaissais également les talons des chaussures plates ou encore les ballerines des baskets. Parfois, les habits pouvaient également m’aider. Les gens ne font pas attention, mais les tissus ont un son spécial lorsqu’ils se frottent à la peau. Un jean par exemple, lorsque l’on marche avec, les deux jambes se frotte l’une contre l’autre et provoque un petit bruit particulier. Ou alors, le bout d’une fermeture éclair qui bat contre le métal de la fermeture. Ce n’était que des détails, mais j’avais vite appris à les repérer. Mais cette fois-ci j’aurais bien été incapable de me prononcer : il y avait un trop grand raffut dans cette cuisine pour que j’aie pu distinguer les pas du nouvel arrivant.

- Nn.. non, il y a ces créatures étranges là bas... Oui, des cookies comme dessert pour midi, c'est une bonne idée !

C’était donc une fille ! J’eus un sourire, espérant que mes yeux ne s’agitaient pas trop dans tous les sens. La voix provenait de la même hauteur que la mienne, ce qui signifiait qu’elle était probablement en première année également, ou alors qu’elle n’était pas très grande. Sa voix tremblait légèrement, comme si elle avait vécu une expérience éprouvante les quelques minutes précédentes. Mais je notais tout de même un ton léger, une voix fluette d’enfant. De note aigüe, fraiche. J’imaginais déjà dans ma tête un visage jovial et rond, avec un petit sourire. Comment était-elle du reste ? Je tendais les oreilles et remarquai un bruit de métal qui claquait. Elle avait des bijoux, probablement des boucles d’oreilles longues dont les perles ou autres s’entrechoquaient entre elles. J’eus un sourire en ajoutant mentalement des boucles d’oreilles à mon visage que j’avais commencé à tracer. Instinctivement, je lui ajoutais de grand yeux marrons et des cheveux blonds et lisses. Parce que sa petite voix me rappelait celle d’un ange, que j’associais à la blondeur. D’ailleurs, malgré les multiples odeurs ambiantes dans la pièce, j’aurais juré que la nouvelle venue portait un parfum ou avait un savon à la vanille et gingembre.

- Les elfes de maisons ? Tu les trouves effrayant ?Demandai-je curieuse. Il n’y avait aucun jugement dans ma voix non. Je voulais juste savoir à quoi ils ressemblaient, moi à qui on les avait simplement décrit comme des petits nains un peu sale avec de grandes oreilles.Chouette, viens donc m’aider ! Continuai-je en tapotant le plan de travail avant de me retourner vers celui-ci.

Je sentis la jeune fille se placer à mes côtés et j’en eus un nouveau sourire. J’aimais bien les personnes qui avaient envie d’essayer de nouvelle chose. Nous ne nous connaissions pas et pourtant, nous allions cuisiner ensemble. J’avais toujours trouvé que la cuisine était un fabuleux moyen de rapprocher les gens. Cela pouvait être un véritable travail d’équipe. Et le résultat donnait toujours cette impression de satisfaction, celui d’avoir réussi ensemble. J’espérais d’ailleurs que nos cookies auront une tête présentable, ça pourrait être un bon moyen de faire connaissance. Au fond de moi, une petite voix se demanda si elle avait remarqué que j’étais aveugle. Il ne me semblait pas non. Bah, elle le serait tôt ou tard. D’après ma mère, mes yeux bleus paraissaient toujours dans le vague et ne cessaient de bouger de droite à gauche car ils ne savaient pas quoi fixer. M’avait-elle observé ? On disait bien que ce n’était pas poli de fixer les gens mais dans mon cas, cette précaution était superflue. Je ne voyais pas s’ils me dévisageaient et je savais très bien qu’une fois que l’on réalisait mon handicap, on ne pouvait s’empêcher de regarder mes yeux avec étonnement. Yuria m’avait expliqué ça lors d’une de nos sorties dans les arcades du quartier de Shibuya alors que nous venions de rencontrer une bande de jeune de son école.

Nous sommes toutes les deux à Poufsouffle. Mon prénom, c'est Casey.

Casey… Ce prénom me disait quelque chose, sûrement l’avais déjà entendu être prononcé en classe ou dans la salle commune. Je ne pouvais malheureusement pas dire que je pouvais mettre un visage dessus (cette expression était vraiment ironique dans mon cas) mais il me semblait l’avoir déjà entendu discuter dans notre salle commune. Ne pouvant voir, je faisais toujours très attention à ce que j’entendais autour de moi, pour associer voix et prénom ensemble. C’était bien plus compliqué que l’on ne l’imaginait mais je commençais à avoir la main pour. Ainsi donc, c’était une camarade de mon niveau et de ma maison ! Je tombais bien décidemment.

- Je suis Sasha. Cela me faisait toujours bizarre de me présenter de la sorte car au Japon, on m’appelait toujours Yukino. Parce que c’était plus simple à prononcer, plus japonais. Je t’ai déjà entendu rire dans la salle commune il me semble, tu as un joli rire. Dis-je avec un sourire.

Je savais que ce genre de présentation était particulière pour les gens qui s’attendaient plutôt à entendre un « Je t’ai déjà vu » mais c’était ma manière à moi de reconnaître les gens. M’avait-elle déjà remarqué elle ? Probablement, car elle savait que j’étais dans sa maison. Doucement, j’avançais ma main dans le plan de travail pour saisir le saladier que je ramenais vers moi et où je déposais la farine que j’avais pesé. Puis, comme je l’avais remarqué auparavant, je saisis une bouteille qui se trouvait devant moi. L’ouvrant, je penchais mon nez au-dessus de celle-ci pour reconnaître l’odeur âcre du lait. Sourire de triomphe tandis que j’attrapai le verre qui était à côté. A en juger par sa taille et sa forme que j’inspectais avec minutie, c’était un verre qui faisait un quart de litre. Pile la quantité. Posant mon petit doigt sur le rebord du verre, je versais lentement le lait jusqu’à me stopper lorsque le liquide toucha mon doigt. C’était ma manière à moi de compter. Je versais de nouveau le liquide dans le saladier, le mélangeant à la farine. J’étais fière de pouvoir me débrouiller presque toute seule, même si je regrettais un peu mes ustensiles étiquetés en braille. Mais je me débrouillerais, après tout j’avais une balance parlante, une baguette magique et Casey !

- Tu en es où dans ta recette ?

Sa voix tremblait toujours un peu et j’avais l’impression de deviner un certain malaise en elle. Je fronçais les sourcils malgré moi.

- Tu n’aimes pas cuisiner ? Tu as l’air un peu mal à l’aise. Ce sont les elfes de maison ? Puis réalisant que je n’avais pas répondu à sa question, je continuai. Je pensais casser les œufs, tu crois que tu pourrais faire fondre le beurre ? J’évite de m’approcher du feu. Parce que ce n’était pas très facile de manier une casserole au-dessus d’un feu que l’on ne pouvait tâtonner comme je le faisais avec la plupart des objets. Bon sinon, où en étais-je moi ? Ah oui, 4oeufs. Je ne me souvenais pas les avoir vu sur la table… J’explorais le plan rapidement de mes mains, manquant de renverser la bouteille de lait, ce qui me fit pousser un juron en japonais. Tu pourrais me passer les œufs s’il te plait ?

Parce que parfois, je devais m’avouer vaincue. La boîte était peut-être juste devant moi et si à ce stade-là, Casey ne commençait pas à flairer quelque chose de bizarre, c’est qu’elle aussi était aveugle ! Pensai-je avec un rire jaune.


_________________
« in the dark »

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« it's not the day that falls,
it's the night that rises »
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Casey Roberts


Casey Roberts
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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeMar 12 Juin - 22:01

J'aimais bien faire des gâteaux avec ma maman. Souvent on se partageait les tâches. Moi je mettais tout les ingrédients dans le récipient en vérifiant bien quelles étaient les étapes de la recette, et elle, elle se chargeait de remuer, parce qu'à chaque fois que je commençais, elle était obligée de terminer, parce que mon bras était vite fatigué et engourdi et que je n'arrivais pas à faire disparaître les grumeaux de la pâte. Ce n'était pas tout les jours facile, la vie de cuisinière, et il fallait bien être deux pour faire des pâtisseries !

- Les elfes de maisons ? Tu les trouves effrayant ? Chouette, viens donc m’aider !

Limite, je n'avais pas attendu qu'elle me le propose pour venir jusqu'à elle, parce que ça me donnait le sentiment illusoire d'être protégée de la menace qu'il planait dans la pièce.

- C'est quoi un elfe de maison ? Demandai-je bêtement avant de réfléchir cinq minutes et de comprendre qu'elle devait parler des petits « hommes » même si je n'en était pas bien sûre. Un elfe, dans les livres d'images fantastiques, ça ne ressemblait pas à ça ! Pas pour les moldus en tout cas...

Quoi qu'il en soit, je n'en étais pas plus rassurée, et je préférais autant qu'ils restent le plus loin de nous possible qu'ils soient elfes de maison ou pas, leur faciès étant trop inquiétant pour que j'ai envie de leur faire confiance. Ma mère me disait souvent de ne pas juger sur les apparences, ce que je m'efforçais de faire du mieux que je le pouvais ; et en fait non, je n'avais pas tant de difficultés que cela puisque je faisais confiance à n'importe qui – mais là, leur allure un peu repoussante ne m'aidait pas à me dire que c'était de gentilles personnes qui étaient prêtes à tout pour me faire plaisir... je préférais qu'ils restent dans leur coin, ils étaient très bien où ils étaient. J'essayais de les ignorer, pensant que cela m'aiderait peut être à les oublier... J'entamais donc la discussion un peu plus profondément avec la Poufsouffle, et en premier lieu, mes bonnes manières me soufflaient de me présenter – c'était la moindre des choses.


- Je suis Sasha. Je t’ai déjà entendu rire dans la salle commune il me semble, tu as un joli rire.


Je ne répondis pas immédiatement peu habituée à ce genre de remarque ; mais ne m'en formalisais pas pour autant. Après tout, c'était un compliment de ce qu'en disait son timbre, et comme tout le monde, ça me faisait toujours rosir les joues lorsqu'on m'en faisait un – pourvu qu'elle ne tourne pas précisément la tête à cet instant et qu'elle remarque mon trouble ! C'était tellement facile pour moi de perdre le peu d'assurance que j'avais...

- Je ne sais pas trop...
moi même je n'y avais jamais vraiment prêté grande attention, à mon rire. Mais oui ! Me rattrapai-je parce que je ne voulais pas qu'elle pense que je pensais justement, qu'elle disait des sottises ! Merci, c'est gentil.

Je ne sus pas trop il elle avait entendu la dernière partie de ma phrase parce que j'avais plus marmonné qu'autre chose, et sûrement pas prête à lui demander si elle voulait que je répète ! Je sentis le malaise s'accentuer un peu plus, au lieu au contraire qu'il ne se dissipe, me disant que si elle ne m'avait pas trouvé stupide jusqu'à maintenant, à présent le mal était fait.

A la place, je tentais une autre approche. Au moins, elle n'avait pas de soucis à se faire quant à ses cookies, car peut être que je n'étais pas un grand chef, mais je ne me débrouillais pas trop mal – enfin, je pensais, maman se plaignait souvent que j'en mettais de partout (surtout la farine, mais c'était assez étrange comme phénomène, car au moment où je songeais qu'il ne fallait surtout pas que je salisse la table sur laquelle je travaillais pour que mon coude tape contre la boîte à sucre posée jusque à côté et que la cuillère que je tenais en équilibre précaire du pot de farine jusqu'au récipient pour qu'elle se renverse de moitié sur la toile cirée).

Mais avant d'entreprendre quoi que ce soit, je remarquais que Sasha avait une bien drôle de manière de prendre les mesures pour le lait, et même si elle avait l'air de faire attention, un détail me frappa, parce qu'elle ne regardais elle même pas ce qu'elle faisait, et j'eus un mouvement vers le verre qu'elle tenait de peur qu'elle ne le remplisse trop – elle s'arrêta juste à temps et n'eut même pas un geste dans ma direction. J'allais m'empresser de la questionner car ses manières – que je ne critiquais pas ! Je n'aurais jamais osé... - me semblaient être assez étranges, mais elle me devança.


- Tu n’aimes pas cuisiner ? Tu as l’air un peu mal à l’aise. Ce sont les elfes de maison ?

- J'ai déjà fait pleins de gâteaux !
Me défendis-je, y mettant enfin un peu plus de volonté, parce que je n'avais pas envie qu'elle se fasse une fausse idée de moi. Je ne m'affirmais toutefois que le temps de quelques secondes. Je n'avais pas assez de caractère pour hurler au scandale... A quoi il servent ? Je parlais des elfes de maison. Que font-ils ici ?

Après tout, elle avait l'air de s'y connaître bien plus que moi, et comme j'étais née moldu, il y avait encore tellement de choses que j'ignorais sur le monde de la magie, et les êtres dont il regorgeait aussi par ailleurs... J'espérais que mon ignorance ne la ferait pas sourire...


- Je pensais casser les œufs, tu crois que tu pourrais faire fondre le beurre ? J’évite de m’approcher du feu.


Je hochai la tête et m'emparai de la plaquette de beurre et m'approchai du gaz pour l'allumer.

- Bien sûr, il faut combien de grammes ? Le livre était de son côté, je ne voyais rien mais je coupai des petits bouts de beurre pour les mettre dans un bol à part, en attendant, avant de les verser dans la casserole qui était en train de chauffer ensuite. Pourquoi ? C'est vrai que le feu c'est un peu dangereux... d'habitude c'était maman qui se chargeait aussi de cette partie, mais là aussi ça ne risquait rien, et puis j'étais quand même assez grande du haut de mes onze ans...

Sans le savoir, elle me donna la réponse en images de part sa façon de faire, et cette fois, je m'arrêtai pour l'observer, et mes yeux remontèrent lentement vers les siens toujours plongés dans les vague et qui regardaient vers le lointain. Je ne souris même pas lorsqu'elle s'exclama dans une autre langue un truc incompréhensible, parce que moi même, j'étais en train de saisir qu'il y avait définitivement un truc qui cloche en ce qui concernait sa vision...


- Tu pourrais me passer les œufs s’il te plait ?


Je posai ce que j'avais dans les mains et poussai la boîte d’œufs qu'elle avait presque effleuré tout à l'heure dans sa direction. Au moins je n'avais pas gaffé en disant un truc du genre « mais tu vois ! Ils sont juste sous ton nez ! » parce que c'était tout à fait mon style même si la plupart du temps ce n'était jamais fait exprès. Hésitante, je finis par prendre délicatement sa main dans la mienne pour lui faire toucher la boîte afin qu'elle puisse la prendre à son tour.

- Voilà. Ça aurait pu s'arrêter là, et on aurait continué ainsi, en faisant comme si de rien était, mais rester dans mon coins avec toutes les questions qui naissaient dans mon esprit. Tu es... je me tus, car lâcher de but en blanc « tu es aveugle ? » elle allait peut être penser que c'était une insulte et mal le prendre. Tu ne vois pas ? Pour le reste, je n'avais aucune idée de comment réagir. Je voulus lui proposer de casser les œufs à sa place, mais là encore le même problème persistait car elle allait croire que je la considérais comme une assistée. Tu y arrives quand même ? C'était une façon habile de détourner le propos, encore fallait-il qu'elle ne le prenne pas mal, car ça aurait été le summum de ma malchance. Mais entre ça où « je peux le faire à ta place », la première solution était celle que je préférais.

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« A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ? »

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Sasha Greenhorn


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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeMer 13 Juin - 23:37

J’aimais bien être dans une cuisine, c’était comme me retrouver dans mon élément. Ici, tout avait une odeur, une texture, un goût. Je pouvais m’y retrouver, reconnaître. Mieux, je pouvais créer quelque chose ! Ce n’était pas sans difficulté certes. Je n’étais d’ailleurs pas encore habituée aux cuisines de Poudlard, celle de chez moi me manquait. Le cuit riz qui énonçait en japonais lorsque c’était bon, la balance spéciale où le poids s’affichait en braille… Et je connaissais par cœur l’emplacement de chaque chose ! Le tiroir de droite pour les couverts, celui d’en bas pour les plats. En haut, les balances et autres, et sur le comptoir les ustensiles. Ici, j’avais tout de même les elfes de maison pour m’aiguiller, mais ce n’était pas pareil. Je perdais en autonomie, et il n’y avait pas d’endroit particulier pour faire la cuisine, car ils n’étaient de toute évidence pas habitués à voir des élèves faire la tambouille. Certains d’entre eux ne se demandaient même pas d’où elle venait ! Pour eux, les elfes de maisons étaient de toute manière des créatures nées pour nous servir, et c’était ainsi. Moi, je trouvais pour ce que j’avais compris que ça ressemblait un peu à de l’esclavage. Mais que pouvais-je bien faire ? La culture des sorciers étaient décidemment un monde encore bien à part pour moi. J’avais déjà dû faire face à celle anglaise en arrivant ici, et croyez-moi ça n’avait rien à voir avec celle du Japon. Mais visiblement, Casey aussi n’était pas une habituée de la magie.

- C'est quoi un elfe de maison ?

Eh bien… Je ne savais moi-même pas trop. J’aurais voulu pouvoir lui expliquer, mais je n’avais même pas idée de leur apparence alors ça ne facilitait pas trop la chose. Et puis moi-même je ne connaissais pas tout ça. J’aurais préféré qu’elle me parle des ramens, des trottoirs japonais ou des fleurs de cerisiers. Quelque chose que je sois en mesure de connaître. Là, nous étions deux dans le potage. Elle était donc née-moldue, tout comme moi. Je devais avouer que recevoir la lettre m’avait fait bizarre. Elle était adressée à moi, en braille en plus ! Les sorciers savaient décidemment tout. Je n’avais pas crue à une blague pendant deux secondes. C’était trop bien fait, trop bien écrit et décrit pour que l’on puisse se moquer de moi. Mes parents avaient accusés le coup, mais au final cela mettait tout en place. Pourquoi les assiettes se brisaient quand j’étais énervée sans que je les touche. Pourquoi est-ce que la chaine de la télé se changeait toute seule sur ma chaîne favorite sans que je ne prenne la télécommande (enfin, à l’époque où je regardais la télévision) et autre bizarrerie. Et puis un sorcier était venu à la maison nous expliquer tout ça et il avait disparu en un pop. Ils étaient comme ça les magiciens, ils avaient la classe.

- Eh bien, ce sont ces petites créatures... Toi aussi tu es née moldue ? Tu viens d’où ? Demandai-je curieuse avec un sourire.

J’étais contente de nous trouver un bon commun en plus de l’amour pour les cookies. Parfois les sorciers ne comprenaient pas notre étonnement, eux pour qui c’était si normal d’agiter un bout de moi en marmonnant une formule bizarre. Et voir la plume s’envolait ne leur paraissait même pas bizarre ! Les sortilèges étaient pour moi une matière plutôt complexe. En effet, nous devions fixer la chose sur laquelle nous souhaitions jeter un sort et croyez bien que pour moi, ce n’était pas une mince affaire. Je devais me concentrer bien plus que les autres pour un résultat similaire. Et si Woodley ne me faisait pas de cadeaux, Kelsey était bien plus indulgente avec moi. Je ne pouvais pas voir de la fierté dans ses yeux mais je pouvais l’entendre lorsque mon cure-dent se transformait en aiguille. Pour elle, c’était du bon travail et j’avais toujours droit à un mot gentil. Ce n’était pas simple, mais j’avais envie plus que tout de réussir à être aussi douée que les autres. Quitte à choper un mal de tête en fronçant les sourcils comme une tarée. Soit, tant pis il fallait ce qu’il fallait !

- Je ne sais pas trop... Mais oui ! Merci, c'est gentil.

J’eus un sourire. Ma remarque l’avait un peu déstabilisée, je m’en doutais. Les gens n’étaient pas habitués à ce genre de compliment parce qu’ils ne faisaient en général pas attention à ce genre de chose. Plutôt les yeux, le sourire. Pas leurs parfums ou le son de leur voix. Mais moi, c’était à ça que je me raccrochais, à ça que j’identifiais les gens. J’espérais d’ailleurs pouvoir sentir plus souvent le parfum vanille gingembre de Casey parce qu’elle m’était plutôt sympathique cette fille. C’était probablement celle avec qui j’avais eu la conversation la plus élaborée depuis mon arrivée ici d’ailleurs. Avait-elle remarqué que j’étais aveugle ? J’en doutais et je me demandais d’ailleurs comment elle risquait de réagir. Serait-elle choquée ? Je n’en savais rien mais j’étais sûre que ce n’était qu’une question de temps avant que mes gestes ou mes yeux me trahissent. Cela m’était égal. On m’aimait avec ça ou pas. Si ça l’a mettait trop mal à l’aise dans ce cas, je ne pourrais rien y faire. Secrètement, j’espérais que cela ne la choque pas trop. J’aimais bien quand on me parlait comme si j’étais une personne normale.

- J'ai déjà fait pleins de gâteaux ! A quoi ils servent ? Que font-ils ici ?

Chouette, elle aussi aimait bien la cuisine alors ? Mentalement, je repassais en boucle les gâteaux que j’avais faits à la maison. Les Japonais n’aimaient pas trop le sucré mais ma mère étant gaga de toutes les sucreries vivantes, j’en avais vu des montagnes ! Du fondant du gâteau au chocolat à l’acidité de la tarte au citron en passant par le croquant des meringues. Je sentis mon estomac gémir, j’avais vraiment besoin de cookie décidemment !

- Ils servent les sorciers je crois. C’est eux qui font notre cuisine, nos lits et lavent tout dans le château. Pour ce que j’ai compris ! Dis-je avec un sourire d’excuse parce que j’étais pas sûre de moi.

Je notais pour moi-même qu’il fallait que je demande des détails à quelqu’un qui s’y connaissait parce que Casey et moi faisions une fine équipe en ce qui concernait le monde magique ! Tant pis pensai-je tout en énumérant à la jeune fille la suite de la recette. Je la sentis bouger, attrapant probablement le beurre. J’entendis le feu s’allumer et la casserole se posait sur la cuisinière. Bon parfait, elle s’en sortait !

- Bien sûr, il faut combien de grammes ?

- 200 grammes. Répondis-je d’une voix un peu nerveuse car j’étais encore plongée dans ma quête pour les œufs.
Je détestais ne pas réussir par moi et je dus finalement demander à contrecœur de l’aide à ma camarade. Il y eut un silence et je sentis sa main se poser sur la mienne (elle était douce, probablement utilisait-elle une lotion hydratante !) et me guider lentement jusqu’à la boite des œufs. J’eus un petit sourire gêné. Bon comme on dit, spotted !

- Voilà. Tu es... Tu ne vois pas ? Tu y arrives quand même ?

J’eus un petit sourire. Elle avait parlé d’une voix hésitante, prenant des gants. Je ne pouvais pas lui reprocher sa douceur que je trouvais quelque peu réconfortante mais elle n’était pas nécessaire. La vérité était ce qu’elle était après tout. Mais je n’avais jamais rejeté l’aide de personne et je savais que tout ceci n’était qu’une réaction normale : elle voulait m’aider. Après tout, n’importe qui aurait pensé la même chose en voyant un aveugle cuisiner. Comment c’est possible se demandaient-ils tous ! Et bien… On fait comme on peut, avais-je envie de leur rétorquer. Mais je m’en fichais, je n’avais rien à prouver à personne à part à moi-même. Je refusais d’enterrer ma vie sous prétexte que mes yeux m’avaient lâché ! Je me débrouillais et continuer à le faire, parce que j’étais ainsi. J’avais besoin de pousser mes limites et de faire toujours plus, pour être sûre de ne jamais tomber dans la monotonie. Après tout peut-être qu’autre chose que mes yeux pouvait partir en live du jour au lendemain. Je devais profiter de tout et maintenant.

- Oui, aveugle. Dis-je avec un sourire. Depuis deux ans environ. Ajoutai-je, parce que les aveugles de naissances étaient des cas plus particuliers. Oui, enfin je crois que je me débrouille pas trop mal depuis le début non ?

J’eus un nouveau sourire en ouvrant la boite des œufs. En attrapant un, je le cassai délicatement au-dessus du saladier et reposai la coquille vide dans l’emplacement de la boîte avant de recommencer la même action. Il nous en fallait trois exactement ! Et après, mélanger et touiller. Oh et le chocolat aussi bien entendu !

- Tu trouves ça choquant ? Finis-je par demander parce que c’était plus fort que moi.

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Casey Roberts


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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeVen 15 Juin - 19:39

- Eh bien, ce sont ces petites créatures... Toi aussi tu es née moldue ? Tu viens d’où ?

Je persistais : ils ne ressemblaient en rien à des elfes, mais comme pour le moment, ils n'avaient plus l'air de vraiment se soucier de nous, je décidais de faire de même et d'arrêter de m'en inquiéter parce qu'après tout, s'ils avaient voulu me blesser ou m'attaquer, ils l'auraient fait depuis bien longtemps, et comme jusqu'à preuve du contraire, j'étais en un seul morceau, ça voulait bien dire que je ne devais pas être bonne à manger – moins bonne que les aliments qu'il y avait dans cette cuisine en tout cas !

Toi aussi ? Ça ne voulait signifier qu'une chose, c'était que ça devait également être son cas à elle, et j'en fus immédiatement ravie, car ce simple point en commun me donnait tout à coup l'impression d'être beaucoup plus proche d'elle : comme il y avait beaucoup d'enfants issus de famille de sorciers, j'avais parfois le sentiment d'être mise un peu de côté et à l'écart et du coup, quand je n'étais pas très sûre de quelque chose, parfois, je n'osais pas poser la question : déjà qu'en temps normal je faisais des bourdes et passais pour une idiote, je n'avais pas trop envie d'aggraver mon cas !

- Oui, une vraie de vraie, dis-je en plaisantant. J'avais cette impression que j'allais bien m'entendre avec elle, car je sentais dans sa voix et pouvais y déceler la même excitation que la mienne à l'idée d'apprendre la magie. Et pouvoir partager tout ça avec quelqu'un qui me comprenait, je ne demandais que ça ! Londres... l'informai-je un peu plus évasivement, car comme le lieu, ça rappelait la personne banale, dans le fond, que j'étais. Et toi ? Ils habitent où tes parents ?

Ceci étant, je m'affairai un peu plus tout autour du plan de travail – je ne voulais pas faire la moindre boulette ! Ça ne nous empêchait pas pour autant de converser, et puis, une fois que j'étais lancée, je pouvais devenir un véritable moulin à paroles, parler de tout et n'importe quoi pendant des heures... C'était aussi pour ça qu'on oubliait parfois de m'écouter parler...


- Ils servent les sorciers je crois. C’est eux qui font notre cuisine, nos lits et lavent tout dans le château. Pour ce que j’ai compris !

Je restais perplexe, parce que moi au contraire, de ce que j'en avais imaginé, puisque nous étions à Poudlard, c'était que tout devait se faire par magie, comme dans les dessins animés où l'on voyait tout s'agiter tout seul, par une force supérieure et invisible qui se chargeait de tout régir dans la maison. Je trouvais quand même son explication tout à fait vraisemblable et trouvais ça bien gentil de la part des dits elfes de maison de bien vouloir s'en charger pour nous parce que l'école était quand même bien grande, et que ça devait être beaucoup de travail ! C'était ce qu'on aurait pu nommer l'envers du décor, et je me demandais combien de gallions on devait les payer pour ça, bien que ça ne soit pas d'une somme exorbitante, parce que de ce que j'avais pu voir de leur vêtement – lorsqu'ils étaient vêtus – ça ressemblait plus à des haillons qu'autre chose. Mais après tout, on disait si bien que l'habit ne fait pas le moine, alors ça devait sûrement être qu'ils n'avaient pas envie de se salir...

- Tu crois qu'il y a quoi d'autre dans le château ? La questionnai-je intéressée, car puisque nous n'étions apparemment pas les seuls habitants avec les fantômes et les elfes, il y avait peut être encore des êtres qui se terraient autre part ?

Je n'en oubliais pas pour autant d'être précise car il ne fallait pas louper la pâte à cookies qui promettaient d'être délicieux, une fois qu'ils seraient cuits ! Je m'empresser de faire fondre la dose voulue lorsque Sasha m'indiqua combien de grammes exactement il nous fallait et même si un ou deux en plus, ou en moins n'allait pas changer le résultat final, je ne pouvais pas m'empêcher de faire en sorte que les mesures soient parfaites. Sinon, ça allait me tracasser, et j'allais me déconcentrer tout aussi vite.

Ce qui me permit sûrement de remarquer que quelque chose n'allait pas, et comme nous n'allions pas tourner autour du pot, autant lui poser la question et être fixée. En réalité, je n'avais aucune idée de comment je devais exactement réagir ou même me comporter.

- Oui, aveugle. Depuis deux ans environ.


Voilà que j'étais coincée. En fait, c'était le genre de situation délicate dans laquelle on a jamais envie de se retrouver : c'était bien simple : quand il y avait quelqu'un d'un peu différent, et qui pouvait avoir des difficultés à faire des choses très simples sur lesquelles on ne se posait jamais de questions (comme les personnes dans des fauteuils) il y avait toujours ce doute de se demander si on allait en faire trop, ou bien à l'inverse pas assez. Faire un excès de zèle, ou alors être totalement sur son dos, alors qu'il ne demandait à être traité comme une personne lambda. Donc en gros, qu'on se taise, ou alors qu'on ne se taise pas, il y avait toujours un risque de froisser son interlocuteur qui avait des particularités dont il se serait certainement bien passé, parce qu'elles étaient plus handicapantes qu'autre chose...

- Comme s'est arrivé alors ? Sur ce coup, je me dis que je ne faisais rien de mal puisque c'était elle qui s'était lancée la première en disant que c'était tout récent – deux passaient vite.

- Oui, enfin je crois que je me débrouille pas trop mal depuis le début non ?


Je me mis à frétiller, comme un poisson hors de l'eau, de peur d'avoir fait une gaffe cette fois ci et tentais de faire mon possible pour garder mon calme et avoir une apparence rassurante, avant de me souvenir que quoi qu'il en soit, elle ne pouvait pas le voir et que cette simple précaution ne servait pas à grand chose...

- Non... oui ! Je ne savais absolument pas quoi lui répondre. Je veux dire, me rattrapai-je enfin tant de bien que de mal, renonçant à prendre des pincettes, parce que ça se révélait être plus catastrophique qu'autre chose. C'est que je ne voudrais pas que tu te fasses mal...

Je poussai un petit soupir. Là aussi elle pouvait interpréter mes mots et croire que je la prenais réellement pour une infirme, alors que mes paroles étaient plus sincères que jamais. Mais après tout, même en faisant le maximum, je ne pouvais guère me mettre à sa place, alors il y avait des risques pour chaque phrase prononcée...


- Tu trouves ça choquant ?

Je trouvais cette question tellement bizarre que le naturel finit par revenir au galop sans même que je ne m'en aperçoive.

- J'aime bien quand ma maman m'apporte mon petit déjeuner au lit lorsque je suis malade, mais au bout d'un moment, j'en aurais assez d'avoir une nounou sans arrêt sur le dos !
On allait pas nier que se faire dorloter, on en profitait tous plus ou moins, mais j'avais deux mains et savaient m'en servir, d'autant que j'aimais tout ce qui touchait au travaux pratiques, alors qu'on fasse tout à ma place, alors que j'avais déjà mon idée en tête, aurait vraiment fini par me fatiguer ! Ah chouette, tu as cassé les œufs ! Continuai-je comme si de rien était. Tu commences à mélanger pendant que je fais fondre le chocolat ?

Car là aussi, ça faisait rentrer le feu en action, alors il fallait que je m'en charge également et je commençais à casser les carrés de chocolat dans la casserole.

- Est-ce que ça te dispense des cours potions du coup ? Lui demandai-je, en riant, même si pouvais deviner sa réponse. Mais détendre l'atmosphère me semblait être une excellente chose pour repartir ensuite sur de bonnes bases !

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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeMar 19 Juin - 19:20

Je sentis Casey tressaillir lorsque je prononçai « Née-Moldue » : visiblement, c’était un terme qui lui parlait ! Cela ne faisait que confirmer mes suppositions et j’eus un sourire de contentement tandis que ma nouvelle camarade reprenait la parole d’un ton de plaisanterie.

- Oui, une vraie de vraie ! Londres... Et toi ? Ils habitent où tes parents ?

J’eus presque un rire en entendant le début de sa phrase. « Vraie de vraie » ? Parce qu’il y en existait des faux ? Bon d’accord je jouais sur les mots, je comprenais très bien ce qu’elle voulait dire. Moi aussi parfois j’avais l’impression de débarquer parce que beaucoup de né-moldu s’étaient renseignés au préalable sur le château. Résultat, moi je passais pour une débile qui n’avait aucune idée d’où elle était et de ce qu’elle faisait là ! Mais d’un côté c’était un peu dur pour moi d’imaginer un hippogriffe ou un match de Quidditch. J’étais toujours à la ramasse en quelque sorte, mais je faisais le maximum d’effort pour comprendre ce qui se passait. En effet, j’étais extrêmement curieuse et j’avais cherché à trouver le maximum d’information sur la magie. C’est ainsi que j’avais une vague idée du rôle des elfes de maisons, bien que leur présence me frustrait beaucoup : je ne pouvais pas les toucher à mon aise comme j’aurais voulu le faire pour mieux comprendre à quoi ils ressemblaient. D’un côté, il était tellement serviable que j’étais persuadée qu’ils accepteraient mais bon. J’étais polie normalement et je ne me voyais pas trop demander ça quand même. Bref, que disait Casey ? Ah oui, Londres. Bon c’était banal mais après tout c’était une superbe ville non ? Enfin personnellement je n’en avais aucune idée : je n’avais quitté le Japon pour venir à Londres voir ma famille maternel lorsque j’avais 5 ans et je n’avais plus aucun souvenir. Papa ? Il était brouillé avec son frère et mes grands-parents sont morts bien avant ma naissance. Et Maman n’est pas très famille, elle dit qu’en plus ça coûte cher un billet d’avion. Mes parents ont toujours préférés la compagnie d’amis de toute manière. Par conséquent, je n’avais jamais vu Londres et c’était un peu tard pour le faire.

- Tokyo ! Ils y travaillent. Je suis née là-bas en fait et j’y ai vécue toute mon enfance ! Je n’étais jamais venue en Angleterre avant Poudlard.

J’eus presque un soupir nostalgique à l’évocation de Tokyo. C’était sûr que ça me manquait, après tout c’était mon chez moi ! Ce que j’avais pu voir, ou plutôt sentir, de la vie anglaise ne me faisait pas trop envie. Malheureusement je savais que j’étais condamnée à rester à Poudlard toutes les vacances exceptées celle d’été, vu le prix de billet de retour vers le pays du soleil levant. Bon, ne vous méprenez pas, j’adore la magie et Poudlard est un endroit de rêve ! Je n’y étais pas depuis longtemps mais je m’amusais déjà bien et les gens me semblaient très gentils : la preuve vivante se tenait à côté de moi avec Casey. Mais la société était tellement différente ! Très individuelle… Moi, j’aimais bien l’esprit de communauté au Japon, ce côté groupe uni. Même si techniquement, avec mes yeux bleus, je sortais toujours du lot. Passons ! La nourriture aussi était différente ! Je connaissais les gâteaux et autres merveilles occidentales grâce à ma mère mais c’était… Ici, on mangeait tellement ! Au Japon, j’étais habituée à mon petit bento -une boite à piquenique- avec trois boules de riz et un paquet de biscuit en dessert. Et mon jus à la pêche que j’adorais ! Ici, les déjeuners comportaient entrée, plat, dessert. Il y avait de la viande, des pâtes, des légumes, de la charcuterie… J’étais légèrement déroutée. Mais bon, les elfes de maisons cuisinaient très bien alors je n’allais pas me plaindre !

- Tu crois qu'il y a quoi d'autre dans le château ?

J’haussai les épaules, réfléchissant. Malheureusement, je n’avais rien aucune idée. Rien que les fantômes étaient pour moi des créatures très frustrantes : je ne pouvais bien évidemment pas les voir, mais surtout ni les sentir ou les entendre arriver. Résultat, je m’étais déjà pris 3 spectres qui m’avaient criés de faire attention où j’allais : vous voyez le tableau ! En parlant de tableau tiens, ceux de Poudlard parlaient ! Non je suis sérieuse, ils peuvent même se déplacer d’une toile à l’autre. C’était extrêmement perturbant aussi car je ne savais pas toujours si les voix que j’entendais venaient d’élève prêt des murs ou des tableaux qui conversaient entre eux. Sinon, je ne voyais rien d’autre d’étonnant ici. Enfin, il y avait des escaliers qui bougeaient aussi, des portes qui mordaient, un tas de créatures bizarres et… Oh ! Triomphante, je me tournais vers Casey. Oui malgré mon handicap, j’avais gardé l’habitude de me tourner vers mes interlocuteurs comme si je voulais les regarder dans les yeux. Désirs illusoires bien entendu, mais cela me donnait un petit côté… Naturelle?

- Tu connais les Sombrals ?! Ce sont des créatures invisibles pour ceux qui n’ont jamais vu la mort en face ! Il parait qu’il y en a dans le parc. Etrange n’est-ce pas ?

Bon d’accord, je n’avais pas pris la créature la plus réconfortante. Mais je les trouvais incroyables ! Certains ici pouvaient probablement les voir, et l’idée me fit frissonner. Ce n’était pas très joyeux et je regrettais un peu d’avoir amené ce sujet sur le tapis. Mais de toute manière, nous allions embrayer sur mes yeux maintenant que Casey avait découvert la chose.

- Comment s'est arrivé alors ?

Je sentais qu’elle avait hésité et je comprenais : ce n’était pas facile d’être face à une personne infirme –oui je pouvais le dire. Parce que soit on prétendant compatir, soit on était gêné ou alors on ne savait jamais quoi dire. Pour ne pas vexer l’autre bien entendu. Moi, j’aimais bien quand on posait des questions dessus, je n’avais pas honte. C’était une partie de moi après tout non ?

- Une maladie qui a détruit ma rétine. Peu à peu j’ai plongé dans le noir… Elle est réversible dans très peu de cas mais bon, je peux toujours espérer !

Moi-même, je n’y croyais pas. Mais je prenais la vie comme elle venait et si un jour j’avais la chance de retrouver ma vue et bien… Tant mieux. L’idée me faisait sourire mais s’était une sensation douce-amère car pour le moment, j’étais toujours dans le noir. Casey sembla hésiter à me répondre et je l’entendis presque frissonner.

- Non... oui ! Je veux dire… C'est que je ne voudrais pas que tu te fasses mal...

Je sentais qu’elle prenait des pincettes avec moi –je l’entendis soupirer, comme si elle était frustrée. Probablement avait-elle peur de mes réactions et je le comprenais. Cependant, j’avais besoin de la stopper de suite : je n’étais pas un bébé fragile qui allait se briser au contact de la farine !

- Ne t’inquiète pas je m’en sors. Et tu sais, ne sois pas mal à l’aise, parce que moi je ne le suis pas. Je suis aveugle et c’est comme ça ! Ne sois pas gênée s’il te plait ! J’avais parlé d’une voix douce, presque suppliante, espérant qu’elle comprenne ce que je voulais dire. J’aimais bien ce moment passé avec elle et je ne voulais pas que mes yeux viennent gâcher tout ça ! Je m’amusais bien comme ça. Heureusement, Casey sembla comprendre car elle redevint plus naturelle suite à ma question.

- J'aime bien quand ma maman m'apporte mon petit déjeuner au lit lorsque je suis malade, mais au bout d'un moment, j'en aurais assez d'avoir une nounou sans arrêt sur le dos ! Ah chouette, tu as cassé les œufs ! Tu commences à mélanger pendant que je fais fondre le chocolat ?

J’éclatais de rire. Et voilà, de la franchise, c’est ça que j’aimais ! Sa comparaison n’en restait cependant pas moins juste : j’avais parfois l’impression que l’on voulait me baby-sitter à longueur de journée.

- C’est pour ça que j’essaye de faire le maximum de chose toute seule. Dis-je avec un sourire. Je touillai dans le saladier la mixture délicatement tandis que j’entendis Casey briser les morceaux de chocolat. Oui parfait ! Garde en des morceaux pour faire les pépites !

Comme ça, nous allions avoir des cookies au chocolat avec des pépites ! Le must, le top ! Nous avions d’ailleurs presque fini notre recette et j’avais hâte de voir le résultat, ou plutôt de le déguster avec ma nouvelle connaissance.

- Après il faut faire des petits pâtés sur le papier sulfurisé et mettre au four ! Je passais mes doigts sur la recette, lisant le braille. 180°C, thermostat 6. Tu vois le four ou pas ?

Peut-être existait-il des sorts pour cuire en un instant ? Le pied que ça serait ! Toute la nourriture en une minute, prête et chaude ! Mais bon d’un côté, l’attente devant le four, l’odeur qui monte dans la cuisine… C’était les joies de la cuisine !

- Est-ce que ça te dispense des cours potions du coup ?

Mon rire se joignit avec celui de Casey. Si seulement… Woodley me faisait un peu peur, mais comme j’étais forte en cuisine, les potions se passaient plutôt bien. Mais on ne pouvait pas dire autant de tout…
- Non, mais comme ça ressemble à la cuisine ça va ! Par contre, je ne peux pas encore voler pour le moment. Et les soins aux créatures magiques sont théoriques pour moi, pour le moment également. Je pourrais me faire mordre, tu comprends ? Dis-je amèrement. C’est quoi ta matière préférée toi ?


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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeMer 27 Juin - 17:12

- Tokyo ! Ils y travaillent. Je suis née là-bas en fait et j’y ai vécue toute mon enfance ! Je n’étais jamais venue en Angleterre avant Poudlard.

Ce fut le déclic immédiat. J'étais tellement curieuse qu'il m'en fallait peu et cette simple évocation de Tokyo, qui m'était tout à fait inconnue parce que la seule chose que je savais de cette ville c'était qu'elle était au Japon. C'était la capitale il me semble aussi, hmm ? Mais mes connaissances s'arrêtaient là. Évidemment, à présent que la conversation était lancée, je n'avais qu'une envie : en apprendre encore plus !

- C'est vrai ?! C'était une question un peu stupide car loin de moi l'idée de remettre en doute ses propos. Ça veut dire qu'ils sont encore là bas ? Moi c'est l'inverse, je n'ai jamais été plus loin que l'Angleterre, qu'est-ce que ça doit être joli le Japon ! Je repris mon souffle, juste avant de poursuivre ; Comment ça se fait que tu sois venue étudier la magie à Poudlard alors ? Je ne me rendais même pas compte, qu'en fait, j'étais en train de l'assommer de questions, mais c'était plus fort que moi. Il n'y a pas d'écoles en Asie ?

Maintenant que j'y pensais, où est-ce qu'il y avait des écoles de magie dans le monde ? Après tout, je venais d'apprendre que moi aussi, j'étais une sorcière et que Poudlard existait, alors ça aurait été beaucoup me demander d'en savoir plus sur d'autres éventuels collèges, et Sasha n'était peut être même pas plus avancée puisqu'elle aussi, elle venait de le dire, était née moldu. Je me disais qu'il devait au moins avoir un établissement dans chaque continent, ça me paraissait logique, mais après tout, est-ce qu'ils étaient si nombreux que ça au sein de la communauté magique ? Pardon, est-ce que nous étions si nombreux ? C'était bien la preuve que j'avais encore un peu de mal à m'y faire...

Discuter avec Sasha était très agréable, et mes interrogations fusaient sans même que je n'ai besoin d'y réfléchir auparavant. Être calculatrice, m'occuper de ce que les autres pouvaient penser de moi, tout ça... Ça n'avait jamais été trop mon truc ; maman disait que j'étais spontanée et que c'était une qualité, alors autant le rester !!


- Tu connais les Sombrals ?! Ce sont des créatures invisibles pour ceux qui n’ont jamais vu la mort en face ! Il parait qu’il y en a dans le parc. Etrange n’est-ce pas ?


Je ne pus m'empêcher de réprimer un frisson à cette idée. Des animaux de la sorte dans le parc ? C'était plus effrayant qu'autre chose, et allez savoir s'il n'y en avait pas qui m'avait déjà suivit lorsque j'allais prendre l'air en compagnie de Coleen après une dure journée de travail, au bord du lac ! Mais à y bien réfléchir, je ne savais pas vraiment quel devait être le pire – cette position, ou alors d'imaginer qu'il devait très certainement, vu le nombre de personnes qu'il y avait à Poudlard, des gens qui avait déjà vu quelqu'un mourir sous leurs yeux, d'une façon ou d'une autre, et qu'ils pouvaient les voir ! Je me demandais s'il y avait des ouvrages avec de photos des sombrals à la bibliothèque et me promis mentalement d'aller vérifier, dès que possible !! En effet, ça me turlupinait, parce que vu que les clichés étaient également magiques et pouvaient bouger, il y avait fort à parier que même en photo, il serait impossible de voir de quoi ils avaient l'air... Mais si à la limite il y avait une description, c'était mieux que rien.

- J'espère surtout qu'ils sont inoffensifs... après tout il y avait tellement de créatures redoutables, qu'on était bien en droit d'imaginer le pire, même si ma raison pris vite le dessus, car si vraiment elles étaient si méchantes que ça, les professeurs auraient pris soin de les chasser au préalable...

Enfin... Je pense...

Car avec Woodley, c'était tout à se demander si au contraire, ça ne l'arrangeait pas qu'ils soient ici. Je n'avais plus qu'à me convaincre que le reste de l'équipe enseignante était raisonnable..

La suite ne me mis pas plus à l'aise pour autant, même si je décidais de faire abstraction et d'aller jusqu'au bout de mes pensées. Et comme Sasha avait justement l'air d'être décontractée, je me dis que finalement c'était sûrement la meilleure chose à faire et pris le parti, une fois n'est pas coutume, d'en apprendre un peu plus...


- Une maladie qui a détruit ma rétine. Peu à peu j’ai plongé dans le noir… Elle est réversible dans très peu de cas mais bon, je peux toujours espérer !

Je fis ma moue caractéristique, qu'elle ne put voir bien sûr.

- C'est pas cool quand même... Ça doit te faire bizarre, non ?

Car après tout, même en essayant de me mettre à sa place, je me demandais quel effet de ne plus voir ne serait-ce où est-ce qu'on mettait les pieds... Sans doute qu'un nouvel apprentissage permettait de voir les choses autrement – mauvais jeu de mots, désolées ! - mais quand même, ça devait être bien difficile, surtout lorsque ce n'était pas de naissance. Là, Sasha n'avait que pu subir la vu lui échapper et même si elle en parlait tout naturellement, je ne pouvais m'empêcher d'en revenir au même point. Comment est-ce qu'on réagit vraiment quand c'est comme ça ?


- Ne t’inquiète pas je m’en sors. Et tu sais, ne sois pas mal à l’aise, parce que moi je ne le suis pas. Je suis aveugle et c’est comme ça ! Ne sois pas gênée s’il te plait !


Bon, si c'était ce qu'elle voulait, ce n'était pas moi qui allait venir la contredire. Je n'avais plus qu'à ne plus y penser en me faisant la réflexion que si jamais elle avait vraiment besoin d'elle elle le ferait savoir. Ce n'était pas mon genre d'essayer de m'imposer et ce n'était pas parce que la Poufsouffle avait un handicap que ça allait changer.


- C’est pour ça que j’essaye de faire le maximum de chose toute seule. Oui parfait ! Garde en des morceaux pour faire les pépites !

- De gros morceaux alors !
Renchéris-je. Ben oui, plus c'est gros, plus c'est bon après tout ! J'en profitai pour bourrer des carrés de chocolat dans ma bouche, par gourmandise. Tu veux le goûter ? Lui proposai-je, il est tellement bon !

Je portai doucement ma main à sa bouche et effleurai sa bouche pour qu'elle l'ouvre et y glissai un bout sur sa langue. C'était très certainement le meilleur moment de l'étape de la recette ! Après tout, il fallait bien vérifier si la marchandise était bonne ou pas !


- Après il faut faire des petits pâtés sur le papier sulfurisé et mettre au four !

Ce faisant, je tournai la tête sur les côtés pour trouver le plat par moi même – pas question de demander aux elfes de maison ! Fort heureusement, il n'était pas bien loin et je m'en emparai avant de couper du papier avec mes mains et de l'installer tant bien que mal dessus parce qu'il était léger et qu'il ne voulait pas rentrer dans les coins, même en le froissant ! Je m'attelai ensuite à la confection de nos cookies, même si certains ne ressemblaient pas vraiment à de parfaits petits rond mais en effet à de masses informes... peu importe ! Tant que c'était bon, c'était le plus important !


- 180°C, thermostat 6. Tu vois le four ou pas ?

Je relevai les yeux, en quête de ce qu'il nous faudrait pour chauffer notre préparation.

- Oui, il est tout au fond là bas
, indiquai-je et je pris le plat après que nous ayons disposé toute la pâte pour l'emmener jusque là bas et je me retins juste à temps de prendre Sasha par le bras pour qu'elle me suive. Elle l'avait dit elle même, elle n'était pas une assistée. Tu as juste à aller tout droit, il est pile en face, dis-je par contre, parce qu'il lui fallait sûrement un minimum d'indications. Je te suis.

Comme tout s'était bien passé depuis le début, arrivées devant le four, nous fûmes confrontées à un os parce qu'apparemment, il ne fonctionnait pas comme chez les moldus. J'observai pendant de longues minutes les boutons en espérant trouver la réponse toute seule, mais dû m'avouer vaincue. Prenant une grande inspiration, et mon courage à deux mains, je questionnai l'un des elfes qui s'empressa de réaliser ma demande avec une politesse exemplaire – presque même trop polie d'ailleurs. Voilà, à présent, nous n'avions plus qu'à attendre ! Quoi de mieux pour faire passer le temps que de continuer la conversation ?


- Non, mais comme ça ressemble à la cuisine ça va ! Par contre, je ne peux pas encore voler pour le moment. Et les soins aux créatures magiques sont théoriques pour moi, pour le moment également. Je pourrais me faire mordre, tu comprends ? C’est quoi ta matière préférée toi ?


J'acquiesçai, trouvant que c'était dommage, parce que même si ça paraissait un peu effrayant, les cours de vol étaient vraiment drôles ! Quant aux soins aux créatures magiques... on avait pas encore vu grand chose à part les veracrasses qui n'étaient pas très amusants... Donc de ce point de vue, elle ne ratait pas grand chose.

- Oh c'est dommage ! Mais je suis sûre qu'ils vont trouver une solution pour que tu puisses participer comme tout le monde... Après tout, nous étions dans le monde de la magie, où tout était possible, oui ou non ? Moi, j'aime bien les sortilèges... Mais Hazel Woodley un peu moins ! J'essayai de rire, mais j'étais sûre qu'elle avait dû y lire de l'inquiétude dans ma voix.

Mes yeux s'arrondirent soudain, parce que je venais d'avoir une idée, pleine d'entrain, j'avais déjà hâte de la faire partager à Sasha !

- Si les cours de vol sont encore trop dangereux, on pourrait demander à Madame Lance de se mettre en binôme en cours de soins aux créatures magiques ? Comme ça tu pourras accéder à la partie pratique, et puis elle dira sûrement oui, elle est plus gentille !!
Plus gentille que la sorcière Woodley ! T'en penses quoi ?

Pour ma part, j'étais déjà follement emballée !


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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeVen 29 Juin - 23:24

J’étais très fière d’annoncer que mes parents vivaient à Tokyo. N’étant pas typée comme une asiatique, personne ici ne se doutait que je n’avais jamais vraiment vécue en Angleterre. Par contre au Japon j’étais une véritable attraction avec mes grands yeux bleus et quand je me mettais à parler japonais c’était l’hystérie complète. En attendant le résultat était le suivant : j’étais une étrangère dans mon propre pays et je me fondais dans le paysage de l’Angleterre pourtant ma nouvelle terre d’accueil. J’étais heureuse que Casey apprenne cette particularité qui entourait mes origines parce que le pays du soleil levant était un véritable morceau de ma personnalité et je voulais que mes amis le connaissent. Parce que j’avais besoin d’en parler, de montrer d’où je venais car au final, c’était toute ma vie avant Poudlard.

- C'est vrai ?! Ça veut dire qu'ils sont encore là bas ? Moi c'est l'inverse, je n'ai jamais été plus loin que l'Angleterre, qu'est-ce que ça doit être joli le Japon ! Comment ça se fait que tu sois venue étudier la magie à Poudlard alors ? Il n'y a pas d'écoles en Asie ?

Waouh, ça en faisait des questions ! De toute évidence, la jeune fille était extrêmement curieuse et je ne pouvais pas lui en vouloir, je l’étais aussi. Seulement moi maintenant, je n’avais plus trop de question sur les habitudes anglaises. Je m’étais doucement habituée à l’heure du thé et à l’accent un peu bizarre. A Tokyo, l’école internationale accueillait plutôt des américains et mes parents n’avaient pas un accent très développé. Je n’étais donc pas habituée à toutes ces intonations graves et lentes qu’avaient les Londoniens ou même les gens ici. L’accent japonais de mes professeurs me manquait également, en fait le pays tout entier et ma manière de vivre me manquaient. Je ne pouvais pas dire que je ne m’adaptais pas facilement puisqu’après tout, j’étais désormais capable d’être autonome et non-voyante. Et puis, la magie avait l’air tellement intéressant que j’étais très curieuse de l’apprendre mais ce n’était pas aussi simple que je l’avais imaginé. J’aurais aimé avoir une amie sur qui compter comme je pouvais le faire avec Yuria ma voisine, ou même des adultes comme mes parents qui m’avaient toujours aidés tout en m’obligeant à me débrouiller par moi-même pour pouvoir être seule parfois et m’en sortir. Je les remerciais d’ailleurs d’une telle éducation et en pensant à eux, j’eus un petit pincement au cœur et eus très envie soudain de leur écrire. Mais bon, les cookies d’abord ! Et Casey bien sûr.

- Oui ! Là-bas j’étais dans une école anglaise, y a une école de magie au Japon je crois mais l’enseignement n’est qu’en Japonais et je parle mieux anglais. Mais je peux t’apprendre quelques mots si tu veux ! Konichiwa, ça veut dire bonjour. Et Arigato, Merci ! Mais ça se prononce Aligato ! Lui dis-je avec un grand sourire, euphorique à l’idée de parler du Japon. Tu aimerais voyager où ?

Je me demandais bien à quoi ressemblait la vie de Casey. Elle paraissait si normale et si innocente que je la voyais bien dans un petit pavillon typiquement anglais fait de briques rouges comme j’avais vu quand j’étais venu ici avant ma maladie. Un père, une mère et probablement un frère un peu farceur… Je secouais la tête. Je vivais vraiment dans un monde rempli de cliché. Malgré moi je me mordillai la lèvre en réfléchissant, une foule de question prête à sortir. J’aurais voulu en savoir plus sur elle, parce que je ne pouvais pas voir l’air sur son visage. Avait-elle l’air heureuse ? Etait-elle jolie ? Sa voix sonnait belle et heureuse, et ce n’était pas négligeable : il est bien plus simple de falsifier un sourire qu’une intonation. Alors je me contentais de me dire qu’elle devait être en pleine forme et qu’au fond moi aussi alors c’était plutôt chouette. Je la sentis un peu gênée lorsque j’abordais les Sombrals et j’en concluais donc qu’elle n’avait jamais vu les créatures et par conséquence, la mort. J’eus presque un sentiment de soulagement parce que tout de même, c’était mieux ainsi !

- J'espère surtout qu'ils sont inoffensifs...

J’haussai les épaules, parce que je n’en avais aucune idée. Mais bon, je doutais que les professeurs puissent autoriser quelque chose de dangereux dans le parc non ? Quoi que, on avait bien un saule cogneur et croyez-moi ce n’était pas un cadeau ! Je l’entendais tourbillonner parfois au loin lorsque j’étais dehors et je ne m’étais jamais approcher de ce bruit, trop effrayée de me prendre une branche dans la figure. Parce que si je pouvais les entendre arriver, c’était un processus plus lent que seulement les voir et s’écarter. Et personnellement, je tenais à ce que mon visage reste entier parce que dans mon souvenir, il était plutôt joli. Enfin, j’avais des yeux pas mal, du reste je ne voulais pas trop jugée. J’avais vécue dans un pays où les physiques s’écartaient du mien et je n’avais par conséquence pas trop de moyen de comparaison. Même la manière de marcher des Japonaises étaient différentes ! Elles rentraient les pieds et leurs genoux étaient tout cagneux à force de s’asseoir sur eux durant la cérémonie du thé et autre. Enfin d’après Maman c’était à cause de ça, moi je n’avais rien demandé à personne de peur de vexer.

- C'est pas cool quand même... Ça doit te faire bizarre, non ?

La franchise de Casey me désarma un peu cette fois-ci parce qu’elle n’avait pas tout à fait tort. Bien sûr que ça me faisait bizarre, bien plus que je ne voulais l’admettre mais… Pas question de le dire. Je secouais très vite ma tête de droite à gauche et écourtai le sujet.

- Non, je t’assure que ça va.

J’avais parlé un peu rapidement et j’espérais que Casey passerait sous silence ma réplique légèrement gênante parce qu’elle sonnait faux et je me maudissais intérieurement. J’embrayai automatiquement sur la recette de cookie pour dévier la conversation avec un sourire qui sonnait un peu faux. Aller, je devais penser à autre chose.

- De gros morceaux alors ! Tu veux le goûter ? Il est tellement bon !

J’approuvai d’un signe de tête et ouvris la bouche tandis qu’elle y glissait un carré. J’eus un sourire et un frisson de plaisir, il était délicieux ! J’avais définitivement une attirance pour la nourriture sucré que je ne pouvais pas cacher : rien ne valait cette sensation en bouche, rien. Et je troquerai volontiers tout le salé du moins contre un cookie ! Surtout s’il était fait avec Casey. Nous nous mîmes d’ailleurs à former sur la papier sulfurisé des petits pâtés aléatoires en riant parce que je sentais bien qu’ils ne ressemblaient pas à grand-chose. Lorsque cela fût fini, elle pris la plaque avec notre préparation et indiqua où se trouvait le four sans oser m’y amener en me tenant la main, et je sentis une vague de reconnaissance monter en moi : elle avait compris comment je marchais.

- Oui, il est tout au fond là-bas Tu as juste à aller tout droit, il est pile en face. Je te suis.

J’approuvai d’un signe de tête et me dirigeai lentement vers l’endroit indiqué, consciente d’avoir Casey sur mes talons. Je tentais les mains légèrement pour être sûre de ne rien me prendre et fini par effleurer le four du bout des doigts : je me stoppai net, en même temps que Casey. Elle posa visiblement le plat dans le four mais fût incapable de le faire marcher car je l’entendis demander avec une voix presque tremblante à un elfe de maison de nous aider. J’étai impatiente de voir les résultats et je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Je m’appuyai sur le plan de travail délicatement, cherchant à avoir le visage en direction de Casey pour ne pas avoir l’air trop aveugle quand même. Enfin, je me comprenais…

- Oh c'est dommage ! Mais je suis sûre qu'ils vont trouver une solution pour que tu puisses participer comme tout le monde... Moi, j'aime bien les sortilèges... Mais Hazel Woodley un peu moins !

J’eus une petite moue. Tant pis, je resterai spectatrice du Quidditch ou plutôt auditrice, merci le commentateur ! J’eus un petit rire à l’évocation de Woodley mais comme la jeune fille je ne pus réprimer un petit frisson : cette femme ne m’inspirait rien de bon. Elle ne me traitait pas mieux que n’importe qui mais je restais persuadée qu’on lui avait demandé d’être agréable avec moi. Sinon, j’aurais probablement déjà reçue une bonne tonne de remarques, j’en étais sûre ! C’était une vraie vipère.

- J’aime bien aussi, j’ai hâte de pouvoir utiliser Accio, ça sera pratique !

Plus besoin de tâtonner pendant des heures pour avoir ce que je voulais, n’était-ce pas phénoménale ? Mais pour le moment je ne pouvais que faire voler des plumes, assez frustrant comme situation. Je prenais cependant mon mal en patience. Bientôt, bientôt ça serait plus facile, pensai-je un peu amèrement.

- Si les cours de vol sont encore trop dangereux, on pourrait demander à Madame Lance de se mettre en binôme en cours de soins aux créatures magiques ? Comme ça tu pourras accéder à la partie pratique, et puis elle dira sûrement oui, elle est plus gentille ! Plus gentille que la sorcière Woodley ! T'en penses quoi ?

Je restais silencieuse un moment puis un sourire de triomphe jaillit sur mes lèvres en même temps que le bruit du four qui indiquait la fin de la cuisson –j’adorais vraiment la magie ! Je tapais dans mes mains joyeusement.

- Oh oui, ça serait trop bien ! Oh merci Casey ! Je me sentais déjà euphorique à l’idée d’avoir mon prochain cours en sa compagnie ! On goûte les cookies alors ?

Je l’entendis les sortir du four et je trépignais d’impatience. Je finis par en prendre un dans mes mains après avoir entendu le papier sulfurisé craquer, signe que la Poufsouffle venait aussi de se servir. Je croquai en même temps qu’elle et me sentis sourire de plaisir.

- Ce sont les meilleurs cookies que j’ai jamais fais. Dis-je tandis qu’une pépite géante fondait dans ma bouche. Bon alors maintenant dis-moi, ça ressemble à quoi une veracrasse ?!

Je finis mon cookie avec un air satisfait, impatience de continuer ma conversation avec Casey. Parce qu’une chose était sûre, je venais de trouver une nouvelle amie avec qui me voyait déjà cuisiner des fondants au chocolat tous les dimanches !


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MessageSujet: Re: Let's cook? [PV]   Let's cook? [PV] Icon_minitimeJeu 5 Juil - 12:19

Il paraissait que le Japon avait une culture radicalement opposée à la nôtre. Du reste, je n'en savais rien, et déjà que j'avais du mal avec nos propres mœurs, alors si en plus il fallait ajouter à l'équation celle d'un autre pays... Mais c'était plus fort que moi, dès lorsque le curiosité me piquait, je sentais toujours le besoin irrépressible de l'assouvir. Et puis après tout, pourquoi pas ? Peut être que j'allais découvrir de nouvelles us et coutumes que je voudrais adopter ? Je voyais déjà papa me dire que c'était inutile et que je perdais mon temps là dedans, mais comme ça faisait des mois qu'il était ronchon, on allait dire qu'à force, ça faisait un peu partie de la routine quotidienne...

Cette routine que je détestais tant. Mais je ne voulais pas y penser. M'enfermer dans mes rêves et dans ceux des autres, voilà ce qu'il me fallait exactement en cet instant précis.


- Oui ! Là-bas j’étais dans une école anglaise, y a une école de magie au Japon je crois mais l’enseignement n’est qu’en Japonais et je parle mieux anglais. Mais je peux t’apprendre quelques mots si tu veux ! Konichiwa, ça veut dire bonjour. Et Arigato, Merci ! Mais ça se prononce Aligato !

Oui, j'avais vaguement entendu dire à quel point leur langue était complexe, rien qu'avec les signes et tout ça, alors en plus rajouter une difficulté supplémentaire avec de la magie... quand on voyait les choses sous cet angle, ce n'était peut être pas indispensable. Bonne élève, je me répétai ces deux mots dans la tête tout en me convainquant que cela allait me servir à les retenir. Ça n'avait pas l'air d'être très difficile vu comme ça, mais avant la fin de la journée, je pouvais être certaine que ça n'allait sûrement pas m'empêcher pour autant d'oublier...

- Konichiwa ; arigato, je retiens, dis-je quand même. J'avais pourtant le sentiment d'être particulièrement ridicule en cet instant, alors que je les prononçais tout les deux à haute voix !

- Tu aimerais voyager où ?


Bonne question. Je savais d'ors et déjà que je n'étais pas assez impulsive pour prétendre un jour, partir sur un coup de tête au lever du jour, un beau matin, sans savoir où aller, libre comme l'air, en faisait du stop pour voyager de pays en pays, ou de prendre le bateau plus ou moins légalement, pour aller à l'autre bout du monde... Ce n'était bon que dans les films ce genre de trucs, car le héros était munie d'une bonne étoile, et que même s'il y avait des embûches sur son chemin, elle ne le quittait cependant jamais, et à la fin, ça se terminait toujours bien. J'étais bien placée pour savoir que dans la vie, la vraie, tout était loin d'être parfait – ce dont on pensait que ça l'était vraiment volait toujours en éclats au moment où l'on s'y attendait le moins. Je préférais ainsi la planque de l'organisation. Il y avait toujours de imprévus, certes, mais au moins, d'entrée, ça limitait la casse.

- Je ne sais pas trop, confessai-je, mais dans ma tête c'était déjà du tout cuit – comme les cookies qu'on allait pas tarder à mettre dans le four. Mais je trouve que la Russie est un très beau pays ! M'exclamai-je en tapant mes mains l'une dans l'autre sous le coup de l’excitation nouvelle que cela me procurait. Après tout, il était bien permis d'imaginer ! Je voyais dans ma tête des images de la capitales avec les monuments aux toits colorés et aux formes un peu arrondies qui n'avaient vraiment rien à voir avec les immeubles de Londres... Mais je crois qu'il ne fait pas bien chaud là bas ! Plaisantai-je, car quand on regardait les informations qui passaient à la télé pendant l'hiver, on disait toujours que les habitants étaient toujours ensevelies sous la neige...

Quoi de plus passionnant que la grisaille, mêlée à la pluie qui régnait presque dix mois sur douze en Angleterre ? Sans compter qu'il faisait plutôt froid quand arrivait le mois de décembre – octobre même parfois, et il n'y avait là rien de très étonnant – à la différence près que le thermomètre ne descendait malheureusement pas toujours assez bas, à part en cas de conditions climatiques exceptionnelles pour que la neige tienne vraiment en ville pour que la neige tombe et tienne sur le sol. Il fallait sortir des murs pour en profiter, mais ça aussi ce n'était pas toujours évident... Heureusement qu'à Poudlard, tout promettait d'être différent sous bien des points !! Mais dans tout les cas, tout ça, Sasha ne pourrait pas le voir, à part en le sentant. Même en faisant des efforts, il me semblait impossible de me mettre à sa place ni tenant plus, je l'avais questionné, et la réponse n'avait pas tardé à fuser :


- Non, je t’assure que ça va.


Ne m'étant pas rendue compte du malaise – je devinais bien cette voix plus pressante, mais comme jusqu'à présent mes analyses étaient plutôt foireuses, je ne voulais plus trop en tenir compte et enchaîner dessus. Cependant, Sasha me coupa la chique et dévia mon attention. De toute façon, parler de gourmandises me convenait tout aussi bien, sachant que dans quelques minutes, nous allions enfin pouvoir savourer comme il se devait les bons gâteaux confectionnés par nos soins ! Enfin, bon... J'espérais, qu'ils l'étaient !

- J’aime bien aussi, j’ai hâte de pouvoir utiliser Accio, ça sera pratique !

Partie comme nous l'étions dans notre discussion, l'attente risquait d'être beaucoup moins longue que prévu. Lorsque c'était comme ça en effet, jamais je ne voyais le temps défiler !

- C'est vrai. C'est un peu frustrant de voir les années plus âgés y arriver sans problèmes !
Nous y étions encore loin, mais le simple fait d'attirer tout ce qu'on voulait comme un aimant dans nos mains, juste grâce à sa baguette magique, il fallait tout de même avouer que c'était très tentant...

Mais là aussi encore, est-ce que nous voyions les choses sous le même angle ? Du coup, je lui fis part de mon idée et lui faisait une proposition. Ça me faisait toujours plaisir de rendre service, et puis si c'était pour me faire une nouvelle amie, dans cette jungle que pouvait parfois être Poudlard, je ne disais pas non !


- Oh oui, ça serait trop bien ! Oh merci Casey !

Je souris de toutes mes dents, même si elle n'était pas en capacité de le voir. Tout de suite, j'avais la nette impression que les cours allaient en devenir beaucoup plus intéressants ! Le four indiqua la seconde suivante que les gâteaux étaient près, et je laissai les elfes de maison se charger de les enlever de la chaleur, tout en vérifiant d'un coup d’œil qu'ils ne se brûlent pas les doigts. Je ne leur avait rien demandé et était revenus à petits pas pressés d'eux même pour s 'en occuper, mais je me sentais mal à l'aise quand même parce que je ne leur avais rien demandé et qu'à la maison j'avais pris l'habitude de part mes parents, d'apprendre à me débrouiller par moi même, alors forcément...


- On goûte les cookies alors ?

d'un signe de tête, avant de me rappeler qu'elle ne pouvait pas le voir. Décidément, il y avait bon nombre d'habitudes que j'allais devoir prendre ! J'attendis quelques instants avant d'en prendre un parce qu'ils étaient encore tout chauds tandis que Sasha faisait de même, lisant ensuite, une fois de plus, dans mes pensées.

- Ce sont les meilleurs cookies que j’ai jamais fais.

- On pourra en refaire plein ensemble ! Je mâchai en même temps, tant de bien que mal, parce que gourmande comme je l'étais, j'en avais mis un trop gros morceau dans ma bouche.

Sitôt le premier terminé d'ailleurs que je me re servis à nouveau. Après tout, avec tout les efforts que nous avions fournis pour les réaliser, on allait pas les laisser moisir ici, alors qu'un élève tout aussi malin passerait par là ensuite pour s'en emparer ! Mais bon, pas sûrs que dans tout les cas on ait le droit de venir se balader par ici... Mais après tout, comme on le dit si bien, pas vu, pas pris !


- Bon alors maintenant dis-moi, ça ressemble à quoi une veracrasse ?!


Je laissai échapper un rire, avant d'entamer une nouvelle fois la discussion. Son timbre avait l'air curieux. Et dire que j'allais gâcher tout ses espoirs !!

- A rien du tout ! Confiai-je en premier lieu en me moquant un peu. Après tout, dans l'idée, il y avait un peu de ça, non ? Tu vois les verres de terre ? C'est genre pareil mais en trois fois plus gros, c'est pas très beau comme bestiole et puis ça mange que de la salade, ça sert pas à grand chose... Dommage que tu n'aies pas pu voir la tête des autres filles lorsqu'elles ont appris qu'on devrait les nourrir ! Certaines ont même poussé des cris de dégoût ! J'étais d'accord que moi aussi ça ne m'attirait pas des masses, mais de là à refuser de faire ce que nous demandait la prof, j'étais bien trop timide pour m'affirmer, et protester vivement. D'ailleurs, il ne faudrait pas que je tarde, il me reste des devoirs à faire, m'écriai-je soudain.

En parlant, j'avais une fois de plus pointé du doigt son handicap et après coup, j'espérais qu'elle ne m'en tiendrait pas rigueur. Je mangeai encore un cookies ou deux, avant qu'on les mette dans des petits sachets en plastique afin de les emmener avec nous, car il était grand temps de partir, et un autre gentil elfe nous expliqua comme sortir des cuisines – j'allais bien finir par m'y faire.

Sur le chemin du retour vers la salle commune des Poufsouffle, évidemment, nous nous perdîmes, car j'avais loupé l'un des couloirs du cachots – je ne cessais de le répéter pourtant, c'était un vrai labyrinthe ! Mais au moins cette fois ci, je n'étais pas inquiète ; j'avais une nouvelle amie pour me tenir compagnie !




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